Agriculture

Une agriculture biologique pour protéger l’écosystème

biologique

Adrien Sibomana, membre du Réseau des Mouvements de l’Agriculture Biologique dans l’East African Community : « Si l’homme consomme les produits contenant des résidus chimiques, il peut en être malade.»

La fertilisation du sol par l’engrais chimique, la lutte contre les insectes par l’utilisation des insecticides affectent la santé des êtres vivants et celle du sol. Adrien Sibomana, membre du Réseau des Mouvements de l’Agriculture Biologique dans l’East African Community prône pour une agriculture biologique n’ayant pas de méfaits sur la santé

« L’objectif de ce réseau est de promouvoir l’agriculture biologique », déclare Adrien Sibomana lors d’une exposition-vente des produits de l’Association pour la Paix, la Réconciliation et le Développement Durable (APRDD-Inkingi ). Il indique que cette agriculture est basée sur quatre principes dont la santé des sols, la santé des plantes, la santé de l‘homme et l’écologie. M.Sibomana précise que la santé implique toute une chaine. D’où, si le sol n’est pas en bonne santé, la plante ne l’est pas non plus. Et si la plante n’est pas en bonne santé, pour la protéger des insectes on utilise les insecticides ou autres produits chimiques. Et si l’homme consomme les produits contenant des résidus chimiques, il peut en être malade.

Cet amateur de l’agriculture bio fait remarquer que l’agriculture biologique ou résonnée, c’est- à-dire qui utilise moins d’engrais chimiques ou de pesticides contribue à la protection contre le réchauffement climatique. Une chose vitale pour l’avenir de l’humanité, affirme-t-il. Il souligne que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont aussi à bannir car, selon lui, on ne sait pas ce qui arriverait si la population continuait à les consommer. Il rassure les agriculteurs qu’il est possible de produire et avoir un rendement intéressant sans utiliser les engrais chimiques et les pesticides. Il tranquillise les importateurs des pesticides et des engrais chimiques qui ont peur de perdre leur job une fois l’importation des engrais chimiques bannie en les conseillant de se tourner vers le commerce des engrais verts.

Plus-value de l’agriculture biologique.

« Si on parvient à pratiquer l’agriculture biologique, on va sauvegarder le sol. Vous avez déjà constaté qu’il y a des rivières dont les eaux sont brunes. C’est le résultat de l’évasion », explique M. Sibomana. Il indique que l’humus du sol constitue une sorte d’éponge qui retient l’eau et qui diminue l’érosion. Il signale que si l’érosion diminue, la fertilité du sol augmente et l’utilisation d’engrais chimiques cède la place à l’utilisation d’engrais verts .Il ajoute qu’avec l’agriculture biologique, la plante devient costaud et résiste aux insectes et autres ravageurs. Sur ce, l’engrais chimique et les pesticides n’auront plus de place et la production biologique sera saine parce que, affirme M. Sibomana, les aliments deviennent plus nourrissants. Comme il l‘indique, l’agriculture biologique attire les touristes, car ces derniers aiment les pays écologiques .Et M. Sibomana de conseiller au gouvernement de se tourner vers les pays comme le Chili, Madagascar, l’île Maurice qui utilisent l’engrais vert pour s’en inspirer. Aux agriculteurs, il demande de protéger leurs sols par l’utilisation de l’engrais vert (algues sous-marines, biomasse, fumier). Sinon, prévient-il, si rien n’est fait pour protéger l’écosystème, la population pourrait manger aujourd’hui et non demain.

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

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