Société

58 candidats certifiés par la fondation Tabita Action

La fondation Tabita Action a procédé à la remise des certificats à 58 candidats à l’issue d’une formation en entrepreneuriat. Les candidats apprécient ce geste et espèrent concrétiser leurs rêves en mettant en œuvre ce qu’ils ont appris.

Photo de famille après la remise des certificats

D’après Mme Oda Nduwumwami, directrice de la fondation Tabita Action, l’objectif de la formation est de promouvoir l’esprit entrepreneurial. En principe, c’est pour inciter les gens à l’auto -développement par la création de leur propre emploi sur base des compétences de chacun. La fondation leur montre comment ils peuvent concrétiser leurs rêves, leurs idées. C’est dans ce cadre que la fondation Tabita Action vient de certifier 58 candidats après un mois de formation. Les cibles de cette formation étaient principalement les jeunes, les chômeurs et les femmes vulnérables, a-t-elle ajouté.

Fabrice Ndayizeye, bénéficiaire de cette formation, ne cache pas sa satisfaction. « A travers cette formation organisée par la fondation Tabita Action, j’ai gagné en termes de connaissance et de compétence sur la gestion des microprojets de développement. Je suis très satisfait de la formation reçue. Les leçons apprises vont me permettre de concrétiser mes rêves », a-t-elle fait savoir.

Grâce Niyokwizera, quant à elle, indique que la formation va lui permettre de pallier au chômage et à la pauvreté. Elle précise également que la formation était une meilleure occasion d’apprendre les différentes étapes pour réaliser ses projets. Et de les citer : la première c’est d’avoir une idée. En second lieu, il faut mettre le projet sur papier et enfin après avoir eu un financement, il faut mettre en œuvre le projet. Pour elle, le projet de fabrication et de commercialisation des beignets figure dans ses rêves. Elle indique que la plupart des gens ne se croient pas à la hauteur de la réalisation d’un projet. « Je vais partir de cette mauvaise conception pour leur montrer que c’est désormais possible. A partir des enseignements tirés de la formation, j’ai constaté qu’il n’y a pas de projet irréalisable, il faut juste s’y mettre », conclut-elle.

De l’impact de la fondation Tabita Action

Mme Nduwumwami affirme qu’il y a des progrès déjà réalisés en s’appuyant sur le feed-back positif de ceux qui ont déjà bénéficié des formations dans le passé. Ceux qui ont eu des places dans différents marchés s’en sortent plutôt bien, explique-t-elle. Et d’ajouter que la plupart des femmes qui ont déjà bénéficié d’un financement pratiquent le commerce ambulant. Donc avec son interdiction surtout au centre-ville, elles ont eu des difficultés à trouver des stands. A côté de ces femmes, il y a également des jeunes qui ont entrepris de petits projets d’élevage à partir de petits capitaux fournis par la fondation Tabita Action.

Selon Mme Claudine Mbonimpa, une mère de 5 enfants, la fondation lui a donné la vie. Avant de rejoindre la fondation, j’étais désespérée et affectée par les blessures du passé. Pour le moment, j’exerce un petit commerce en vendant des fruits et des légumes grâce au financement de 30 000 FBu que j’ai reçu de la part de la fondation Tabita Action. La formation dont  j’ai bénéficié de la fondation me permet de bien gérer mes ressources. Je dois avoir à l’esprit que chaque fois dans le secteur du commerce, on peut  gagner ou perdre. L’important c’est de savoir comment couvrir toutes les dépenses sans toutefois engager son capital.

La seule difficulté que la fondation Tabita Action connait actuellement est liée au manque de financement. Mme Nduwumwami note que la fondation enregistre beaucoup de personnes qui ont besoin d’assistance. Pour le cas d’espèce, elle indique que plus de 500 enfants vulnérables attendent encore de l’aide pour se présenter à l’école.

La fondation Tabita Action a vu le jour en 2008. Cette organisation plaide en faveur des personnes vulnérables : les enfants de la rue, les personnes âgées, les orphelins, les drogués et les victimes des abus sexuels. Au sein de la fondation Tabita Action, il y a espoir que la question relative aux enfants de la rue va être résolue dans un proche avenir. Mais il faut que tout le monde s’implique.

A propos de l'auteur

Benjamin Kuriyo.

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