Entrepreneuriat

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années »

Agée de 16 ans, Ritha Marie Ange Kundusenge est directrice d’une entreprise de production d’articles vestimentaires de l’Afritextile dénommée « Mary Angel Fashion House ». Burundi Eco nous amène à la découverte de cette jeune patronne de 40 employés.

 

Ritha Marie Ange Kundusenge lors du lancement de sa toute première collection « Pearl Collection » à l’Hôtel Royal Palace en 2015 (photo d’archive)

 

La talentueuse jeune fille de 16 ans est une élève en seconde à l’école anglaise « King’s school, dans la section « business and languages » .Dans son parcours scolaire, Rita Marie Ange Kundusenge a toujours été la meilleure de sa classe. Raison pour laquelle sa maman voulait toujours que sa fille unique soit une grande bureaucrate.

Passionnée par la mode « mannequinat » depuis l’âge de 6 ans, Mlle Kundusenge a commencé à la promouvoir discrètement, car toute sa famille avait des préjugés négatifs envers ce métier. Mais avec le temps, elle a convaincu petit à petit tout le monde que la mode est sa vie. « La mode est ma vie. A travers la mode je peux communiquer, extérioriser ce que je ressens. A travers l’habillement, je peux montrer le comportement de quelqu’un », explique Mlle Kundusenge.

Dans l’entrepreneuriat, l’orientation est personnelle

En entrepreneuriat, « il faut toujours oser. Je n’ai jamais eu peur d’échouer. J’ai peur de ne jamais essayer», remarque-t-elle, avant d’ajouter que le commencement n’était pas facile car elle avait un capital de 50000 Fbu à l’âge de 14 ans. Mais ce petit capital n’a pas handicapé son ambition d’entreprendre. Elle a finalement créé une entreprise de production d’articles vestimentaires de l’Afritextile « Made in Burundi », de développement dans le monde de l’habillement et aussi chargée d’organiser les événements. Cette entreprise s’est développée à grande vitesse et actuellement elle enregistre plus de 40 employés répartis en 30 mannequins, 1 comptable, 3 chargés de services à la clientèle, 1 chargé de la communication, 1 manager, 7 tailleurs ainsi que des caméramans. « A la fin du mois, je dois être responsable pour régler les salaires de ce staff et les impôts de l’OBR », explique-t-elle.

L’un des employés de « Mary Angel Fashion House » a révélé que c’est vraiment encourageant d’avoir quelqu’un de 16 ans qui est capable de donner du travail à ceux qui sont plus âgés qu’elle au moment où la plupart d’autres jeunes sont à la recherche du travail. « Nous et nos familles vivons grâce à cette entreprise », confirme -t-il.

Clin d’œil aux autres jeunes

Mlle Ritha Kundusenge qui est à la fois entrepreneure et élève nous a indiqué que la combinaison de l’éducation et du travail est possible. C’est surtout une question de bien se programmer .Elle est totalement convaincue que l’éducation est la base de tout. « Je n’aimerais pas être millionnaire sans diplôme », signale Kundusenge, car mon éducation me permet de faire mon business d’une manière professionnelle.

Partant de son expérience professionnel, Kundusenge fait un clin d’œil aux autres jeunes d’avoir un esprit créatif, mais en tenant compte de leurs talents et de leurs passions. Pour entreprendre, il faut être patient, maitriser les émotions et avoir un équilibre mental pour pouvoir surmonter les échecs.

Notons que l’entreprise « Mary Angel Fashion House » envisage initier beaucoup de projets d’avenir comme promouvoir l’image du Burundi à l’étranger à travers la mode et l’habillement sans oublier d’aider les autres jeunes à découvrir leurs talents afin qu’ils deviennent à leur tour des entrepreneurs.

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Journal Burundi Eco.

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