Développement

Le Burundi classé 184 ème sur 188 pays

Le Burundi reste classé dans les catégories des pays à faible développement humain ayant même régressé en passant de 0,406 en 2014 à 0,404 en 2015. Cela a été annoncé par Dr Garry Conille, représentant résident du PNUD au Burundi. C’était dans le cadre du lancement officiel du rapport mondial sur le développement humain de 2016.

Dr Garry Conille, représentant résident du PNUD au Burundi « le Burundi reste classé dans la catégorie des pays à « faible développement humain » ayant régressé. Il est classé 184 ème sur 188 pays »

Le rapport mondial sur le développement humain évalue les progrès réalisés par les pays en matière de développement humain. Les pays sont classés selon l’indice de développement humain (IDH). Cet indice mesure les progrès réalisés par les pays en terme de santé, capturé par l’espérance de vie à la naissance, d’éducation, appréhendé par les durées attendues  et moyennes de scolarisation et de revenu, évalué par le produit intérieur brut per capita.

Les progrès n’impactent pas tout le monde de la même façon

Selon Dr Garry Conille, représentant résident du PNUD au Burundi, l’indice de développement mondial humain a nettement augmenté et celui du Burundi a connu lui aussi une augmentation plus forte que la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne avec 1.62% de croissance contre 1,09 % pour l’Afrique subsaharienne. Cependant, le Burundi reste classé dans la catégorie des pays à « faible développement humain » ayant régressé. Il est classé 184 ème sur 188 pays. Car, selon l’enquête sur les conditions de vie des ménages de 2016, deux personnes sur trois au Burundi vit en dessous du seuil de pauvreté.

En effet, le rapport relève que d’impressionnants progrès ont été réalisés dans le monde dans le domaine du développement humain au cours du dernier quart de siècle. Mais ces progrès n’ont pas impacté tout le monde de la même façon. « De nombreuses personnes, dans les pays développés comme dans les pays en développement, continuent à souffrir de multiples privations, en particulier les minorités ethniques, les populations autochtones, les femmes, les handicapés, les vulnérables, les migrants, les refugiés et les chômeurs », précise Dr. Garry Conille.

Malgré ce triste constat, le représentant résident du PNUD au Burundi tient à délivrer un message positif qui, d’ailleurs, est la clé des conclusions du présent rapport : «  Nous pouvons influer sur les processus qui déterminent nos vies. L’adoption des Objectifs de développement durable (ODD) en septembre 2015 et l’accord de Paris sur le climat signé en décembre de la même année traduisent cette prise de conscience grandissante de la place des peuples dans les enjeux de la croissance, de la cohésion et de la durabilité du développement humain »

Que faire pour le Burundi ?

Pour Arthur Rushemeza, un économiste au PNUD, il faut promouvoir le développement humain pour tous. Pour arriver à cela, il propose de cibler les besoins des plus défavorisés, de promouvoir une croissance inclusive et partagée. Il faut investir là où il y a les plus pauvres que les autres, notamment dans le monde rural et le secteur agricole pour permettre aux pauvres de s’en sortir, de s’autonomiser et de se prendre en charge. Il demande aux acteurs du développement durable du Burundi de s’engager et d’évoluer plus facilement vers l’atteinte des objectifs de développement durable, dont l’idée maitresse est de ne laisser personne pour compte d’ici à 2030.

Signalons que le lancement officiel au Burundi du RDH 2016 est également l’occasion de lancer le processus d’élaboration du rapport national sur le développement humain 2017 du Burundi sous le thème « Cohésion sociale, dividende démographique et développement humain durable ».

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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