Sport

CECAFA : Les Intamba Murugamba fourbissent leurs armes

Le Council for East and Central Africa Football Association (CECAFA) est de retour. Apres deux ans de pause, le Kenya a l’honneur d’accueillir la CECAFA Senior Challenge Cup. Le Burundi est parmi les nations qui répondront présents. A moins de deux semaines du coup d’envoi de cette compétition, comment l’équipe nationale du Burundi se prépare-t-elle à ce grand rendez-vous ? Burundi Eco a dépêché un journaliste au Centre Technique National (CTN) pour en savoir plus sur l’état d’avancement des préparatifs.

C’est un après-midi normal pour eux. Sous un soleil doux, ils s’activent, ils courent à gauche à droite, ils sautent, ils se bousculent dans une ambiance bon enfant. Ils ce sont les jeunes qu’Olivier Niyungeko alias Mutombora a convié aux préparatifs de ce grand rendez-vous. Au total, une trentaine de jeunes talents ont été sélectionnés. Mais seulement 18 verront le pays de Jomo Kenyatta. Pour cette raison, malgré cette ambiance bon enfant, la concurrence est rude. Depuis le 23 octobre dernier, c’est le branle-bas de combat. Trois fois par semaine, les poulains de Mutombola convergent vers le CTN. Les séances d’entrainement se passent deux fois pendant la journée. La première séance commence à 9h pour se terminer à 11h. La séance de l’après-midi commence à 14h pour se terminer aux alentours de16h. Aucun joueur n’ose venir en retard, au cas contraire Mutombola, d’un tempérament pourtant calme, sort ses griffes. Mieux vaut ne pas se frotter à lui. Les joueurs le savent et évitent de le mettre en colère. C’est pour cela qu’ils suivent ses instructions à la lettre ; d’où cet air de discipline et de respect qui plane sur le CTN pendant les entrainements.

Olivier Niyungeko alias Mutombola, sélectionneur des Intamba Murugamba

Le sélectionneur se dit très satisfait de la préparation de ses joueurs. Il a le sentiment que ses joueurs se donnent corps et âme pour bien préparer cette compétition. « Ils savent que le pays tout entier est derrière eux. Toute la nation veut voir brillées les couleurs nationales et j’espère qu’on ne la décevra pas », annonce Mutombola, très confiant.

Ses joueurs se portent très bien. C’est le cas notamment d’Abdoul Razak Fiston qui est en excellente forme actuellement. « Même ceux qui ont eu de petits pépins physiques se sont vite remis ». Et, selon Mutombola, tout va bien dans le meilleur des mondes. Pour mettre toutes les chances de son coté, Mutombola a fait appel aux meilleurs éléments évoluant à l’extérieur du pays et surtout ceux qui évoluent dans les pays de la sous-région, à savoir : le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya. La liste n’est pas exhaustive.

Une seule ombre au tableau….

Si Monsieur Mutombola estime le niveau des entrainements acceptable, il déplore par contre le manque des matchs amicaux pour tester le niveau de ses poulains. Il aurait aimé joué deux ou trois matchs amicaux avant d’aller croiser le fer avec l’élite de la sous-région. Cela l’aurait sûrement aidé à effectuer les derniers réglages. Une autre préoccupation pour Mutombola : même si Abdoul Razak Fiston s’entraine avec les Intamba, il n’est pas encore sûr qu’il participera à la CECAFA cette année-ci, car en réalité il est en partance pour le Danemark où son nouveau club l’attend. Mutombola compte bien le convaincre de différer son départ jusqu’en janvier, mais rien n’est encore gagné. S’il part sans participer à cette compétition ce sera un vrai coup dur pour l’équipe du Burundi. Loin de l’optimisme ambiant de Mutombola, Patrick Sota, un fin-connaisseur du football Burundais, se dit très sceptique. Il accorde volontiers le bénéfice du doute à Mutombora, mais dit ne pas s’attendre aux miracles. Sota, analyste chevronné du football Burundais, énumère trois conditions pour mettre une équipe dans de bonnes dispositions avant d’entamer toute compétition.

D’abord, il faut la rigueur dans le choix des joueurs à convoquer. Sur ce point, il dit que Mutombola a fait du bon travail, « mais j’attends la liste définitive pour en avoir le cœur net » ajoute Sota.
Ensuite, il faut la mise au vert des joueurs dès le début des entrainements. Ce qui n’est toujours pas le cas alors qu’on est à moins de deux semaines du début de la compétition. A cela s’ajoute le fait que certains joueurs qui jouent à l’étranger et qui ont été convoqués ne sont pas encore là. « C’est un vrai problème », relève Sota. Concernant cette lacune, le sélectionneur tranquillise : « Tous vont arriver ».

Enfin, aux moins trois matchs amicaux doivent être prévus pour clôturer la préparation. D’après cet analyste, rien n’est encore perdu sur ce point car, à défaut de jouer avec les équipes nationales des autres pays, on peut organiser des matchs avec les clubs phares locaux.

Rien n’est belle que la victoire.

D’un enthousiasme débordant, Karim Nduwayo est un supporteur inconditionnel des Intamba. Il rate rarement un match de son équipe du cœur. Rencontré au CTN, venu spécialement de Buyenzi pour assister à l’entrainement des Hirondelles, il ne veut que la victoire. Il trouve que l’équipe du Burundi mérite la victoire, car « ça fait plusieurs années que les Intamba participent à cette compétition sans gagner la coupe. Cette année, ça doit être nôtre tour», croit savoir. Karim.

Pour mémoire, la CECAFA est une compétition à laquelle participent une dizaine de fédérations de football des pays de la sous-région. Cette année-ci, la CECAFA Senior Challenge Cup qui devait se jouer du 25 novembre au 09 décembre 2017 vient d’être reportée. Elle débutera le 03 décembre 2017 pour se clôturer le 17 décembre 2017. Mais à cause des problèmes de sécurité que connaît actuellement le pays organisateur, les matchs qui devaient se jouer dans la capitale Nairobi et dans la ville de portuaire de Mombassa viennent d’être délocalisés dans les villes de Kisumu, Nakuru et Kakamega. Et, comme le veut la tradition de cette compétition, deux pays étrangers à la sous-région ont été invités pour y participer. Il s’agit de la Libye et du Zimbabwe. En termes de palmarès, l’Ouganda se taille la part du lion avec 14 coupes à son compteur. Il est suivi de loin par le Kenya avec 6 titres et l’Ethiopie avec 4 titres. Quant au Burundi, la meilleure performance qu’il a déjà réalisée est la 2 ème place gagnée en 2004. Les Intamba Murugamba s’étaient inclinés en finale face à l’Ethiopie sur un score de 3 buts à 0.

A propos de l'auteur

Parfait Nzeyimana.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2017/12/Journal-Burundi-Eco-nr-274-du-vendredi-08-Décembre-2017-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

A tout seigneur, tout honneur

A tout seigneur, tout honneur

Pour la deuxième fois, l’Office Burundais des Recettes vient de célébrer la Journée Nationale dédiée au contribuable. Aucun pays au monde ne peut prétendre à un développement harmonieux et durable sans que ses contribuables n’accomplissent leur devoir de payer les impôts et les taxes. L’importance des prélèvements obligatoires est sans conteste dans la vie de tout pays dans le domaine politique, économique, social et j’en passe.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

A tout seigneur, tout honneur

A tout seigneur, tout honneur

Pour la deuxième fois, l’Office Burundais des Recettes vient de célébrer la Journée Nationale dédiée au contribuable. Aucun pays au monde ne peut prétendre à un développement harmonieux et durable sans que ses contribuables n’accomplissent leur devoir de payer les impôts et les taxes. L’importance des prélèvements obligatoires est sans conteste dans la vie de tout pays dans le domaine politique, économique, social et j’en passe.