Agriculture

CNAC-MURIMA W’ISANGI pour l’auto-développement des caféiculteurs

caféiculteur

Pour Joseph Ntirabampa (au milieu), le CNAC-Murima w’isangi compte atteindre une production de 30 mille tonnes de café à exporter

La Confédération Nationale des Associations des caféiculteurs du Burundi CNAC-MURIMA W’ISANGI a enregistré des progrès énormes pendant l’année 2016. Ceci ressort d’une assemblée générale des représentants des caféiculteurs issus de 7 fédérations au niveau national. Pour le président de CNAC-Murima w’isangi en conjuguant les efforts, les caféiculteurs peuvent développer la filière café et s’auto-développer.

Les représentants des caféiculteurs se sont réunis dans la province de Kirundo du 29 au 30 décembre 2016 pour évaluer ensemble les réalisations de 2016 et fixer les perspectives pour l’an 2017.

Joseph Ntirabampa, président de CNAC-Murima w’Isangi indique que défendre les intérêts de tous les producteurs de café du Burundi permet d’augmenter la production et d’améliorer le niveau de vie des caféiculteurs. C’est l’un des principes qui peut contribuer à une production accrue et de qualité.

Il informe que le CNAC-Murima w’Isangi a pu s’acheter une usine de déparchage et mettre en place une Coopérative d’Épargne et de Crédit des Caféiculteurs du Burundi (CECABU). Cela pour permettre aux caféiculteurs de réaliser d’autres projets de développement pour leurs familles.

Du point de vue de la production, M.Ntirabampa informe que la production oscille autour de 23mille tonnes de café à exporter. Cependant il regrette qu’il y ait eu des cas de fraudes où le café a été vendu dans la clandestinité dans les pays voisins et cela n’avantage pas les caféiculteurs. L’autre problème enregistré c’est la non disponibilité des engrais et des produits utilisés dans la désinsectisation des champs de caféiers qui n’ont pas pu être livrés à temps par INTERCAFE qui avait dans ses attributions l’achat des engrais et des produits utilisés dans la désinsectisation des champs caféicoles. Pour M. Ntirabampa, cela va avoir des conséquences néfastes sur la production du café. Cependant, Il garde espoir que pour les 5 ans à venir le CNAC pourra atteindre une production 30 mille tonnes de café à exporter. Pour cela, le CNAC compte impliquer les jeunes et les femmes pour qu’ils s’intéressent à la filière café.

Les collecteurs ambulants agacent les caféiculteurs

caféiculteur

Jeanne D’Arc Hakizimana, un caféiculteur membre de CNAC demande à l’administration de s’impliquer pour empêcher que les collecteurs ambulants ne leur subtilisent leur café

Jeanne D’Arc Hakizimana, caféiculteur et membre de la CNAC se dit satisfaite des réalisations pour l’année 2016.Cependant, elle fait savoir que les collecteurs ambulants du café cerise empêchent les caféiculteurs de vendre leur café à un bon prix. En effet, poursuit Mme Hakizimana, ces intermédiaires entre les caféiculteurs et les dépulpeurs influencent indirectement le prix final au caféiculteur. Chacun, cherchant son profit, il fixe un prix pour concurrencer l’autre et c’est le caféiculteur qui est victime. Elle déplore le fait que certains collecteurs ambulants n’ont pas encore payé le café cerise qu’ils ont pris chez les caféiculteurs. Et comme ils travaillent à titre personnel, certains disparaissent sans payer et les caféiculteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Elle demande à l’administration de s’impliquer pour empêcher que ces collecteurs ambulants ne leur subtilisent leur café.

Serges Havyarimana, un autre caféiculteur salue la mise en place de la CECABU qui a permis aux caféiculteurs d’avoir accès au crédit et aux coopératives d’avoir de l’argent pour payer les caféiculteurs et d’avoir d’autres frais de fonctionnements, surtout que ces coopératives ont souscrit des actions dans cette coopérative d’épargne.

Signalons qu’une autre fédération de caféiculteurs de Rumonge et Bururi a été approuvée par l’assemblée générale de CNAC- Murima w’Isangi.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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