Santé

Croix-Rouge du Burundi : Le taux de séroprévalence du VIH va decrescendo

Dans l’objectif de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liée au VIH/Sida et à la tuberculose, la Croix-Rouge du Burundi a mis en œuvre depuis 2016 un programme dénommé «Renforcement de la réponse communautaire au VIH/Sida et à la Tuberculose». Malgré les grandes réalisations enregistrées, 61000 personnes infectées sont sous antirétroviraux (ARV) selon les statistiques de fin 2016.

Sylvère Ncabwenge (en costume), coordinateur national du programme «Renforcement de la réponse communautaire au VIH/Sida» »:« Le taux de réalisation était jusqu’au 31 août 2017 de 80%.»

«1400 infections ont été découvertes en 2012 contre moins de 1000 en 2015. Selon les statistiques de fin 2016, on arrivait à 61000 personnes infectées par le VIH/Sida sous ARV», indique Alexis Nzeyimana, secrétaire exécutif du Conseil National de Lutte contre le Sida (SEP/CNLS). Selon le rapport de 2010, le taux de séroprévalence a été évalué à 1,4% au niveau national. A l’ouest du pays, ce fléau avait un taux de séroprévalence de 1,6%.Au sud du pays, il était évalué à 0,9%, au centre-Est à 1% et au nord à 1,3%
Pour prévenir les nouvelles infections, cinq priorités ont été mises en place. Ce sont notamment le renforcement de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, l’intensification de la prévention de nouvelles infections, la réduction de la mortalité des personnes vivant avec le VIH/Sida, l’atténuation des impacts qui s’abattent sur les enfants des personnes infectées et l’amélioration de la gestion et de la coordination des interventions

Ses réalisations sont satisfaisantes

Selon Sylvère Ncabwenge, coordinateur national du programme «Renforcement de la réponse communautaire au VIH/Sida», le taux de réalisation était jusqu’au 31 août 2017 de 80%. 177 836 jeunes ont été sensibilises sur la prévention du VIH/Sida et de la tuberculose à travers les causeries éducatives, explique Ncabwenge. Selon toujours lui, 1935 jeunes ont été formés sur le VIH/Sida et la tuberculose, la santé reproductive, la prévention des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG). De plus, 204 322 orphelins et enfants vulnérables ont bénéficié d’un kit scolaire en 2016 et 2017. Et Ncabwenge d’ajouter que 6682 orphelins et enfants vulnérables ont eu des cartes d’assurance médicale.
Pour mieux prévenir les deux maladies, il a fait savoir que 18 centres de convivialité ont été mis en place pour faciliter l’accès au service de prévention et de prise en charge. De surcroît, 360 volontaires de la Croix-Rouge du Burundi ont été formés sur l’utilisation du cinéma mobile en vue de la sensibilisation de masse. Par le même biais, des dépistages mobiles trimestriels sont organisés. Les formations sur la prévention de la tuberculose, du VIH/Sida ont plus visé les champions Batwa, les agents de santé communautaire, les représentants des élèves, les encadreurs des écoles secondaires à régime d’internat et les leaders des refugiés dans les camps. Le programme «Renforcement de la réponse communautaire au VIH /Sida» travaille avec les médiateurs de santé. Ceux-ci accueillent, écoutent et orientent les personnes vivant avec le VIH/Sida et la tuberculose et leur prodigue des conseils. Ils organisent aussi des séances de santé communautaire en faveur des personnes vivant avec le VIH/Sida dans le but de contribuer à une meilleure observance du traitement et à une cohabitation normale avec le VIH/Sida et la tuberculose.
Parmi les activités qui vont être exécutées au cours du 4ème, il y a la mise en place des cliniques juridiques pour l’appui aux survivants des VSBG, y compris les enfants. Il note également la formation de 300 mineurs (qui travaillent dans les mines) sur la coïnfection tuberculose/VIH et la santé reproductive et le renforcement du plaidoyer pour l’intégration des médiateurs de santé dans différents sites.
Signalons que ce programme est au chevet des personnes qui sont dans différents centres de détention et des jeunes adolescents de 15 à 24 ans.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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