Finance

Quand Ecobank migre vers la digitalisation

Suite à la digitalisation de la Banque Panafricaine (Ecobank), 50 employés de cette institution bancaire vont être licenciés au 3ème trimestre de cette année. Cela a été dit par Victor Noumoué, ADG d’Ecobank dans une conférence de presse

Victor Noumoué, Administrateur Directeur Général de l’Ecobank Burundi : «Si nous voulons recruter plus de 100 millions de clients d’ici 2020, ces gens ne pourrons pas être gérés dans une agence. C’est pourquoi nous devons chercher d’autres canaux»

«Si nous voulons avoir plus de 100 millions de clients d’ici 2020, ces gens ne pourront pas être gérés dans une agence. C’est pourquoi nous devons chercher d’autres canaux .D’où la raison d’être de ce changement de stratégie qui a amené Ecobank à introduire la digitalisation dans le système bancaire », déclare M. Noumoué. Il précise que cette stratégie a été adoptée après avoir constaté qu’actuellement le modèle de gestion de la clientèle par les agences a démontré ses limites. Réagissant aux rumeurs faisant état de la faillite de cette banque qui expliquerait le changement de stratégie accompagné d’une réduction du personnel, M.Noumoué dément. « C’est complètement erroné. Si nous regardons sous d’autres cieux, que ce soit en Occident ou ailleurs, ce modèle s’applique déjà ». Il rassure qu’en analysant le milieu naturel, le groupe Ecobank fait partie des banques les plus résilientes sur le marché. Il fait savoir que l’Afrique est notre milieu naturel que nous devons développer. Pour lui, personne d’autre ne viendra la développer. C’est pour cette raison que si Ecobank parvient à amener deux millions de Burundais dans son système bancaire, elle contribue au développement du pays et partant à la réduction de la pauvreté, explique- t- il

Fonctionnement de la stratégie de digitalisation.
M.Noumoué explique que la stratégie de digitalisation concerne en premier lieu la migration des clients. Il ajoute que même au cours de la route, le client peut faire ses opérations pendant 24 heures, martèle- t- il. Le 2 ème volet concerne la possibilité de faire les achats. Nous savons que tous les Burundais ne vont pas migrer vers la digitalisation et que la banque aura besoin elle aussi de l’argent liquide (Cash). A travers tout le pays, nous sommes dans un processus de recrutement des agents, à l’instar des agences de télécommunications, les personnes avec qui les clients peuvent effectuer des opérations de retraits ou de versements .Ils informe que ces derniers disséminés dans tout le Pays. Cela permettra de rapprocher la banque du consommateur et l’empêchera de parcourir des km et des km pour faire les opérations bancaires.
Plus ou moins 50 employés seront victimes de la digitalisation
Si on se réfère à Ecobank, on dirait que nous sommes en train de procéder à la réduction de l’emploi,mais si on se situe au point de vue national, la digitalisation est une bonne nouvelle pour le pays parce que des centaines d’agents
seront recrutés .Sur ce, un millier d’emplois seront créés à travers cette opération. M. Noumoué fait savoir que plus ou moins 50 employés d’Ecobank seront victimes de la digitalisation, mais il les tranquillise. « Ceux qui seront
touchés pourront continuer à faire le même service, mais la seule différence est qu’au lieu d’avoir une rémunération fixe, ils auront une rémunération variable en fonction des performances réalisées. Ecobank affirme avoir pris toutes les dispositions pour que ceux qui seront licenciés puissent être indemnisés en fonction de ce que prévoit la loi burundaise en la matière. En plus de ce que prévoit la loi, nous serons heureux de les voir continuer à travailler avec la banque mais non en tant que salariés, mais en tant qu’agents. M.Noumoué promet même de les faciliter dans leur installation pour qu’ils puissent continuer à travailler avec la banque et ainsi gagner leur vie.
La conjoncture économique conditionne le changement de stratégies
« Nous sommes tous dans le même environnement. Toutes les entreprises et toutes les banques vivent la crise, mais comme je l’ai dit tantôt, le goupe Ecobank a jusqu’ici été l’un des acteurs les plus résilients du marché burundais.
Ce n’est nullement donc la crise qui a dicté notre démarche », fait remarquer M.Noumoué .Il explique que ce qui se fait ici est en train d’être fait dans 33 pays africains, y compris les pays limitrophes.Ce qui, pour lui justifie que ce n’est pas la crise qui conditionne cela. « Certainement que c’est une décision difficile en ce moment, mais si nous regardons dans l’avenir, l’impact positif sera beaucoup plus important par rapport aux contraintes auxquelles nous voulons faire face en ce moment », dit-il.Notons que sur un personnel de 170 employés que compte l’Ecobank Burundi, plus ou moins 50 seront victimes de la digitalisation

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

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