Environnement

Les infrastructures construites le long de la rivière Mpimba menacées

Pas mal d’infrastructures construites le long de la rivière Mpimba située dans la zone Musaga sont menacées par les glissements de terrain, les éboulements et les écroulements. Plus de dix maisons se sont écroulées suite à ces catastrophes sans oublier des enfants qui ont été emportés par ces phénomènes imprévisibles. Les habitants de cette localité demandent que cette rivière soit aménagée pour ne pas continuer à subir des pertes tant matérielles qu’humaines.

«Nos infrastructures sont la cible des glissement de terrain, des éboulements, des effondrements et des écroulement qui menacent la rivière Mpimba», indiquent les habitants de la zone Musaga. Plus de dix maisons se sont écroulées. Ils s’inquiètent de cette perte colossale. En 1990, Un des habitants de cette zone rencontré au quartier Gitaramuka indique qu’il a contracté un crédit dans une banque locale pour investir dans les infrastructures de location. Il a acheté une parcelle et il a construit trois maisons. Chaque mois, les locataires lui paient 180 000 FBu. Deux maisons parmi les trois se sont effondrées en 2015. Les locataires de la troisième maison qui reste ont vidé les lieux pour aller s’installer ailleurs. Il se lamente du fait que trouver de quoi manger et de quoi se vêtir n’est pas chose facile alors qu’il avait pris l’initiative d’investir pour pouvoir se prendre en charge dans l’avenir.

Vue partielle des infrastructures construites le long de la rivière Mpimba ménacées d’écroulement.

Un autre habitant de la zone Musaga précise que les latrines construites dans sa parcelle se sont écroulées. J’ai honte de faire payer mes locataires, car je ne sais pas comment ils s’arrangent pour se soulager, s’inquiète-t-il. De plus, un propriétaire d’un restaurant situé à la deuxième avenue de ladite zone fait savoir que sa cuisine n’a pas été épargnée par ces catastrophes naturelles. Selon un propriétaire d’une boutique située à cet endroit, des fissures commencent à s’observer sur sa boutique.

Des enfants ont été emportés par cette rivière

Les habitants de la zone Musaga font savoir également qu’il y a des enfants qui ont été emportés par les eaux de cette rivière. Nous avons peur pour la sécurité de nos enfants. «Regarde, ce gouffre a pas moins de huit mètres de profondeur. C’est effrayant pour des enfants ayant une capacité de discernement encore basse, car ils ne savent pas distinguer le bien du mal, s’inquiète Justine Kanyamuneza dans un entretien avec le journal Burundi Eco. Et de conclure qu’ils peuvent se jeter dedans.

Quelles sont les causes de ces catastrophes ?

Il explique que les pentes en amont de la rivière Mpimba ne sont pas protégées. Et de marteler que lorsqu’il pleut, les rivières sont torrentielles, car l’eau coule avec une très grande vitesse. Cette eau sape sur les rives et cause soit l’éboulement, l’écroulement ou le glissement de terrain», indique Floribert Kezimana, géographe et membre de l’Association pour la Protection de l’Environnement et le Développement de la Population (APEDP). Un autre élément qui ajoute le drame au drame est la surexploitation du milieu naturel par la population en augmentation sans cesse croissante pour satisfaire leurs besoins. Ce qui contribue à la dégradation de l’environnement. Dans ce cas, les eaux diluviennes coulent à une vitesse exponentielle. De surcroît, Kezimana précise que dans les Mirwa on plante des cultures non recouvrantes qui ne parviennent pas à retenir les eaux de pluie. Ce qui est à l’ origine des inondations qui s’accentuent en aval et des glissements de terrain, des éboulements et des écroulements en amont.

Comment réduire ces risques de catastrophes ?

Kezimana suggère qu’il faut bien aménager les bassins versant des cours d’eau qui longent la ville de Bujumbura. Il propose également le reboisement en plantant les arbres fixateurs comme les bambous le long de ces rivières de l’amont en aval et le traçage des courbes de niveau sur les fortes pentes. Il ajoute aussi la plantation des haies antiérosives, le creusement des fosses de retenue d’eau sur les collines qui surplombent la ville de Bujumbura, la construction des murs de soutènement, faire le gravillonnage sans oublier la sensibilisation de la population sur toutes ces pratiques.

Signalons que ceux qui habitent le long de la rivière Mpimba demandent que cette rivière soit aménagée dans l’immédiat pour ne pas continuer à perdre beaucoup.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2018/02/Journal-Burundi-Eco-nr-284-du-vendredi-16-Février-2018-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

La Regideso confrontée à la sous-consommation de l’électricité

La Regideso confrontée à la sous-consommation de l’électricité

Depuis plus de quatre mois, les habitants de la ville de Bujumbura se réjouissent de la disponibilité de l’électricité au moins 18 h par jour, c’est-à-dire de 6 h à minuit. Cela est le résultat de l’augmentation de la production de l’électricité par la Regideso qui a été suivie par la hausse des tarifs.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

La Regideso confrontée à la sous-consommation de l’électricité

La Regideso confrontée à la sous-consommation de l’électricité

Depuis plus de quatre mois, les habitants de la ville de Bujumbura se réjouissent de la disponibilité de l’électricité au moins 18 h par jour, c’est-à-dire de 6 h à minuit. Cela est le résultat de l’augmentation de la production de l’électricité par la Regideso qui a été suivie par la hausse des tarifs.