Economie

Iron and steel : Pour le fer à béton «made in Burundi»

Connue pour sa production des fers à béton depuis 2012, l’entreprise compte produire bientôt l’oxygène et les casseroles. Elle prête main forte à l’économie nationale et familiale

A l’intérieur de Iron and steel, les employés s’activent à produire le fer à béton

« On ne parle pas de développement durable d’un pays lorsque celui-ci n’a pas de constructions en matériaux durables. Comme Iron and steel produit des fers à béton, un matériel utilisé dans la construction, elle fait partie des entreprises qui constituent un véritable pilier pour le développement », déclare Joseph Butore, Deuxième Vice-Président de la République du Burundi. C’était lors de la visite de ladite entreprise vendredi le 2 février 2018.
Il confirme d’ailleurs que la production de cette entreprise est sollicitée dans le pays et à l’étranger. Ce qui, selon M. Butore, nous amène à lui demander non seulement de garder la qualité, mais aussi d’informer sur la traçabilité des rentrées en devises encaissées via le fer à béton exporté.

Production du fer à béton à partir des déchets métalliques

A cette occasion, Muraly Reddy, directeur général d’ «Iron and steel» a indiqué que le nom de l’entreprise signifie fer à béton. Et de poursuivre: « Ainsi, l’entreprise Iron and steel est une entreprise qui fabrique depuis 2012 les fers à béton à partir des déchets métalliques collectés à travers tout le pays ».

Muraly Reddy informe que ce qui a motivé la création d’ »Iron and steel » est d’abord la valorisation, c’est-à-dire le recyclage des restes des ferrailles abondantes au Burundi. Ensuite, informe-t-il, c’est la création de l’emploi afin de réduire la pauvreté et le chômage galopante, surtout chez les jeunes. « La création de l’entreprise visait également le paiement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ainsi que d’autres taxes. Cela pour contribuer à l’amélioration de l’économie », martèle-t-il avant de faire remarquer que l’entreprise a l’ambition de répondre aux attentes du 3ème pilier du cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, 3ème génération.

L’entreprise au service de l’économie

« Avec un chiffre d’affaires d’à peu près 4 millions USD, Iron and steel utilise actuellement plus ou moins 200 employés dont 10 expatriés. Sa capacité de production est de 20 tonnes de fers à béton par jour », précise Muraly Reddy.

Les rentrées dans les caisses de l’Office Burundais des Recettes (OBR) sont estimées d’après le M. Muraly Reddy, entre 40 millions et 60 millions de FBu, soit entre 22 858 USD et 34 286 USD au taux officiel. Et de renchérir : « Quant au courant électrique que nous utilisons, nous payons chaque mois plus de 150 millions de FBu à la Regideso, soit plus de 85 714 USD». Cela est confirmé par Joseph Butore, Deuxième Vice-Président de la République, qui promet que le gouvernement fournira beaucoup d’efforts pour disponibiliser le courant électrique à cette entreprise.
Muraly Reddy explique que l’entreprise dispose pour le moment quatre hauts fourneaux dont deux grands et deux autres petits. Il annonce que lorsqu’on allume une machine grand haut fourneau, le courant électrique consommé est de soit 1, 2, soit 1, 5 voire 2, 5 MGW. « Si on allume le petit haut fourneau, le courant électrique consommé est de 800 KW », signale-t-il.

Muraly Reddy informe que la production est pour le moment destinée aux grossistes. Cependant il regrette la carence de la matière première. Cela au moment où l’entreprise achète le kilo de déchets métalliques entre 400 FBu et 500 FBu selon la dureté.

« Le prix du fer à béton produit dans cette usine varie en fonction du diamètre. Celui de 10 mm de diamètre s’achète à 13000 FBu, celui de12 mm de diamètre à 18 500 FBu et celui de 16 mm de diamètre s’achète à 33 000 FBu », rappelle-t-il.

Il conclut en notifiant que d’ici trois mois l’entreprise peut produire de l’oxygène pour les hôpitaux publics et dans huit mois les casseroles.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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