Santé

L’ ANSS au chevet des personnes vivants avec le VIH /Sida

ANSS

Mme Jeanne Gapiya Niyonzima, présidente de l’ANSS : «Nous demandons au gouvernement de reconnaître l’ANSS comme une association d’utilité publique »

L’Association Nationale de soutien aux Séropositifs et malades du Sida enregistre des avancées significatives, mais aussi quelques défis. Les maladies opportunistes qui continuent à emporter les gens, le manque de traitement de 3ème ligne et la non reconnaissance de l’ANSS comme étant une association d’utilité publique en sont quelques-uns.

« La Journée Mondiale de Lutte contre le Sida est un moment idéal de nous rappeler les succès, les limites, celui de réunir nos forces pour combattre le fléau du VIH, la discrimination et le déni », a déclaré Jeanne Gapiya Niyonzima, présidente de l’ ANSS a l’occasion de la célébration de cette journée.

Mme Gapiya a fait savoir que la file active à l’ ANSS est de 6621 personnes. Parmi elles, 5831 vivent avec le VIH dont 5319 sont sous traitement ARV avec un taux de couverture national de 12%. Elle indique que l‘ ANSS enregistre un bilan positif par rapport aux années passées. Elle rappelle que cette association a été la 1ère au Burundi à prendre en charge les personnes vivants avec les VIH/Sida du Sida et qu’elle a entraînée d’autres structures, y compris celles gouvernementales à s’impliquer dans la lutte contre ce fléau.

Libérate Ndayizeye, présidente de l’antenne Turiho de Bujumbura rappelle que le Sida se transmet lors des rapports sexuels non protégés avec une personne infectée. Elle souligne que l’utilisation des objets tranchants non stérilisés en constitue aussi une cause. Elle ajoute que le VIH se transmet également pendant l’accouchement. Elle invite donc les gens à se faire dépister pour connaître leur état sérologique et ainsi savoir quel comportement adopter.

Le traitement de 3ème ligne coûteux

Mme Gapiya déplore le fait que le traitement de 3ème ligne coûte très cher. De surcroît, elle demande aux bénéficiaires de prendre correctement les médicaments pour rester sur la 1ère et la 2ème ligne de traitement car, le traitement de 3ème ligne est très cher. Et de témoigner : « Moi je prends un médicament relevant du traitement de 3ème ligne qui coûte 1200 euros par mois, soit 2 millions de FBu. Je pense que ce n’est pas n’importe qui peut s’en acheter » Elle se dit choqué par les bénéficiaires qui ne prennent pas correctement les médicaments .Elle lâche « Quand j’entends des gens qui ne prennent pas ces traitements comme il faut ça me fait mal, car moi seul connait le combat que nous avons mené pour en avoir ». Elle indique que les jeunes sont les premiers à ne pas respecter la ligne de traitement alors qu’ils constituent les moteurs de développement pour le pays. Elle les incite donc à suivre correctement les traitements en leur rappelant que le Sida reste une maladie mortelle avec lequel il ne faut pas jouer. Elle invite ceux qui n’ont pas encore été contaminés de se prévenir par l’abstinence. Sinon l’utilisation d’un préservatif s’avère primordial.

52 bénéficiaires de traitement contre le sida sont morts au cours de l’année 2016

ANSS

Vue partielle des participants aux cérémonies

Mme Gapiya déplore la mort de 52 bénéficiaires de traitement contre le Sida. Elle indique que ces derniers ont succombé aux maladies opportunistes dont le cancer, l’hypertension artérielle, le diabète. De ce fait, elle demande au gouvernement d’assurer une prise en charge gratuite des PVVH développant ces genres de pathologies comme on le fait dans certains pays européens. Elle profite de cette occasion pour demander au gouvernement de reconnaître l’ ANSS comme une association d’utilité publique parce que, pour elle, il y a des avantages que le Burundi et l’ ANSS ratent à cause de cette non reconnaissance.

Dr Alida Mireille Uwimana qui a représenté le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida dans ces cérémonies indique que l’ANSS est dans la ligne que souhaite le gouvernement. Celle qui veut à ce qu’aucun enfant ne puisse plus naître avec le VIH .Elle informe que le ministère ne ménagera aucun effort pour atteindre cet objectif et encourage Mme Gapiya à continuer dans la même voie.

Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura salue lui aussi l’action de l’ ANSS et l’encourage à continuer sur la même lancée afin de sauver des vies humaines, de donner de l’espoir aux désespérés. Car, indique-t-il, celui qui a perdu tout espoir n’a pas la force de travailler et ne contribue pas au développement de sa famille encore moins de son pays.

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2017/11/Journal-Burundi-Eco-nr-271-du-vendredi-17-Novembre-2017-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

Rentabilisation de la culture du café : Possible, mais difficile

Rentabilisation de la culture du café : Possible, mais difficile

D’une histoire datant de la période coloniale, le café est un atout pour la réduction de la pauvreté et l’augmentation de la croissance économique au Burundi. Initier dans le cadre de développer l’agriculteur par lui-même, le café est la principale culture d’exportation du pays. Il représente environ 60 à 70 % de la valeur des exportations totales. Le café burundais est classé premier au monde par sa qualité (fully washed). Un autre avantage pour qu’il reste le principal pourvoyeur de devises au Burundi.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

Rentabilisation de la culture du café : Possible, mais difficile

Rentabilisation de la culture du café : Possible, mais difficile

D’une histoire datant de la période coloniale, le café est un atout pour la réduction de la pauvreté et l’augmentation de la croissance économique au Burundi. Initier dans le cadre de développer l’agriculteur par lui-même, le café est la principale culture d’exportation du pays. Il représente environ 60 à 70 % de la valeur des exportations totales. Le café burundais est classé premier au monde par sa qualité (fully washed). Un autre avantage pour qu’il reste le principal pourvoyeur de devises au Burundi.