Integration régionale

L’appartenance au COMESA : une facilité pour les transactions

L’adhésion d’un pays au COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa) et l’intensification des échanges intra-zones permettent la réduction des différents coûts des transactions. Cela a été dit lors de la 38ème réunion du bureau du COMESA, mercredi le 29 novembre 2017 à Bujumbura.

Vénuste Ndikumwenayo, directeur des études économiques et statistiques à la Banque de la République du Burundi (BRB) : «L’appartenance au COMESA fait que des barrières soient éliminées. Ce qui facilite les transactions»

Vénuste Ndikumwenayo, directeur des études économiques et statistiques à la Banque de la République du Burundi (BRB) rappelle que le COMESA (en français marché commun de l’Afrique orientale et australe) est par définition un marché commun. Comme d’autres pays membres, il affirme qu’il y a des facilités auxquelles le Burundi peut accéder. Cela par rapport aux transactions.

« L’appartenance à ce marché fait que des barrières soient éliminées. Ce qui facilite les transactions », précise-t-il. M. Ndikumwenayo rassure donc que l’appartenance du Burundi au COMESA réduira les différents coûts des transactions, y compris les coûts en termes de délais lorsque le paiement doit se faire.

Il fait remarquer par exemple que si un Burundais veut opérer ou rentabiliser les affaires dans les Etats membres du COMESA voire vice-versa, il y aura des facilités en termes de temps qui sont imparties aux attentes des réglements des transactions.

M.Ndikumwenayo rappelle par ailleurs que parmi les objectifs du COMESA figurent l’élimination des lacunes structurelles et institutionnelles des Etats membres. « C’est pour qu’ils puissent atteindre un développement collectif et durable », renchérit-il. Et de poursuivre : « La création et le maintien d’une zone de libre-échange qui garantit la libre circulation des biens et des services produits dans le COMESA ainsi que la suppression de tous les obstacles tarifaires et non tarifaires est l’une des missions du COMESA ». M.Ndikumwenayo informe également que le COMESA vise le libre mouvement des capitaux et des investissements appuyés par l’adoption des pratiques d’investissement communes. C’est dans le but de créer un climat d’investissement plus favorable…

Encore un pas à faire pour le Burundi

Selon M. Ndikumwenayo, le degré auquel les Burundais tirent profit de l’appartenance au COMESA peut être quantifié à travers le degré des transactions.

« Le taux  des exportations est autour de 18 à 20 %. Il est relativement faible par rapport à la dynamique des autres pays de la sous-région qu’ils s’agissent des pays de la Communauté Est Africaine ou du COMESA », témoigne-t-il.

Ndikumwenayo signale par contre que le taux des importations est élevé par rapport au taux des exportations. « Les Burundais dépendent beaucoup plus des importations que des exportations », certifie-t-il.

Cependant, il tranquillise que des efforts sont fournis pour augmenter le potentiel des profits que les Burundais pourraient tirer de l’appartenance à ce bloc régional. Cela à travers les différentes séances de sensibilisation, les politiques et programmes conçus par les responsables de la politique économique.

Ndikumwenayo explique que les problèmes qui font que le niveau soit faible pour le Burundi pour tirer profit de l’intégration régionale est le rythme de l’activité économique et, partant, de la croissance économique. « Celui-ci est relativement bas par rapport aux autres pays membres de la communauté Est Africaine et du COMESA », indique-t-il.

Sur ce qui bloque l’accélération de la croissance économique du Burundi, M.Ndikumwenayo signale qu’il existe beaucoup de facteurs qui intéragissent. Il cite principalement l’accès limité aux ressources financières susceptibles d’impulser l’investissement privé. Et de conclure : « Le Burundi n’a pas encore mis en œuvre l’automatisation des paiements intracomesa à travers le système de paiement de cette communauté. Mais les étapes sont avancées aussi bien pour le COMESA que pour la Communauté Est Africaine ».

Le COMESA est composé de 19 pays membres, à savoir : le Burundi, les Îles Comores, Djibouti, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, Malawi, Îles Maurice, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, les Îles Seychelles, le Soudan, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe. La République sud-africaine a le statut d’observateur.

Le bureau du COMESA est composé de cinq pays qui sont : Burundi, Djibouti, Egypte, République Démocratique du Congo (RDC) et Soudan.

La présidence de ce bureau qui est assuré par le Burundi sera transférée à Djibouti l’année prochaine (2018).

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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