Social

Mairie de Bujumbura: Quid de la vie des vendeuses ambulantes ?

Le monde célèbre la Journée Internationale de la Femme le 08 mars de chaque année. La rédaction de l’hebdomadaire socio-économique «  Burundi Eco » a sillonné certains quartiers de la mairie de Bujumbura et a rencontré certaines vendeuses ambulantes pour s’enquérir de leur vie quotidienne et ce qu’elles savent de la Journée Internationale qui leur est dédiée. Certaines se réjouissent de leur métier, mais disent que c’est un travail fatiguant. Elles affirment avoir des contraintes liées à leur métier. Pour ce qui est de cette Journée Internationale de la Femme, ces vendeuses affirment ne rien savoir de cette dernière.

 

Dans le quartier de Bwiza, sous un soleil de plomb, un enfant au dos, un panier de bananes mûres su

Alice Ndayikunda : « C’est très fatiguant de parcourir des km avec un enfant au dos » -Au lieu de mendier j’ai jugé bon de faire ce commerce

Alice Ndayikunda : « C’est très fatiguant de parcourir des km avec un enfant au dos »
-Au lieu de mendier j’ai jugé bon de faire ce commerce

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parapluie à la main pour se protéger contre le soleil, Alice Ndayikunda ,27 ans, mère de trois enfants raconte ce qu’elle endure pour entretenir sa famille. «Je travaille péniblement. Je quitte la maison à 5 heures et Je suis obligée de parcourir des kilomètres et d’autres. Je passe de maison à maison, de restaurant à restaurant à la recherche des clients.» Mais elle regrette le fait que son mari est infirme et ne contribue en rien pour la survie de la famille. « Mon mari est infirme depuis bientôt 6 ans. Il ne peut rien faire. Il reste à la maison. Je le nourris au même titre que ses enfants. Je suis donc obligée de tout faire. Subvenir aux besoins de la famille sans le concours du mari n’est pas chose facile ».fait –elle savoir.

 

Mme Ndayikunda se réjouit quand même de son métier. « Avec ce commerce, je parviens à nourrir mes enfants et mon mari. Je parviens aussi à payer les frais de scolarité pour mes enfants, les faire soigner et me faire soigner. » Elle remercie Dieu pour avoir béni son métier à travers lequel elle est parvenue à s’acheter une parcelle étant encore fille. « Je faisais ce commerce avant l’année 1993. Je vendais de la farine de manioc, mais après avoir constaté que les entrées étaient insignifiantes, j’ai changé d’activité et je me suis lancée respectivement dans le commerce de la pâte de manioc, ensuite celui des avocats et aujourd’hui je vends des bananes mûres »

 

Dans le même ordre d’idées, Jeanne Nindaba, 47 ans, mère de 8 enfants, un panier de tomates, d’ognons blancs et rouges, du piment ainsi que des aubergines sur la tête dit avoir commencé ce commerce après le mariage. « Après mon mariage, j’ai constaté que les choses commencent à devenir dures et que je ne peux pas rester les bras croisés. « Au lieu de m’asseoir sous un soleil accablant à mendier j’ai jugé bon faire ce commerce d’autant plus qu’il demande un moindre capital. »

 

Un travail fatiguant

 

Ces vendeuses affirment que c’est un travail fatiguant. Toutes disent ne pas savoir le nombre de kilomètres qu’elles parcourent par jour pour écouler leurs marchandises. Pour Mme Ndayikunda, c’est très fatiguant de parcourir des kilomètres et des kilomètres avec un enfant au dos. Il arrive même des fois que je suis contraint de les parcourir avec un enfant à la main en train de téter. Nindaba, elle, se félicite d’avoir atteint la ménopause. « Je n’ai pas d’enfant au dos. Le cadet a quatre ans. Je le laisse à la maison avec son père. C’est ce seul trajet qui me fatigue.

 

Les contraintes liées au métier ne manquent pas.

 

« Les contraintes liées au métier de vendeuse ambulante ne manquent pas », précisent celles qui le pratiquent. Elles affirment que quand elles vendent leurs marchandises à crédit, il arrive des fois que leurs clients ne remboursent pas. Ces vendeuses soulignent que le calvaire leur arrive quand elles tombent malade. Elles disent qu’elles sont obligées d’utiliser le maigre capital qu’elles ont pour se faire soigner. Dans ce cas, martèlent-elles, c’est la vie au foyer qui est affecté.

 

A la question de savoir comment elles peuvent concilier les exigences du foyer et celles du métier, elles répondent que c’est une question d’organisation. Mme Nindaba fait savoir qu’elle a établi un horaire. « Je fais le commerce 3 jours par semaine et les autres jours sont réservés aux travaux champêtres »

 

Cependant toutes ces femmes disent ne rien savoir de la Journée Internationale dédiée à la femme alors qu’elle est célébrée le 08 mars de chaque année. La plus jeune de ces vendeuses a 22 ans. C’est donc incompréhensible qu’elles ne sachent rien de cette journée. Elles disent que c’est une journée dédiée aux « richissimes dames »

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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