Commerce

Marché de Cotebu: Son éloignement du centre-ville le pénalise

Trois ans après l’inauguration du marché de Cotebu, la situation reste statique. Du jour au lendemain, les commerçants ferment leurs stands, d’autres tombent en faillite. Arrivé au marché de Cotebu , on voit des commerçants qui somnolent voire qui dorment suite au manque de clients. La position excentrée de ce marché est l’une des raisons de la non affluence des clients.

cotebu

Des stands fermés au marché de Cotebu (Q.IV)

Lundi 27 mars 2017 a 11h 30 minutes, nous voici au marché de Cotebu .Au quartier IV, les commerçants de poissons s’affairent étant à l’extérieur du marché. L’ambiance est totale. Les clients viennent acheter des poissons en se bousculant. Notre constat est que les 190 places qui leur sont réservées à l ‘intérieur du marché sont presque vides. Parmi les commerçants rencontrés sur le lieu, certains somnolent, d’autres dorment sur des nattes faute de clients. Il faut savoir que la plupart des stands et des échoppes occupés sont ceux situés tout près des allées principales notamment la route pavée passant au centre du marché. Pas mal de stands sont fermés, d’autres sont plein d’araignées et de poussière à l’intérieur du marché.

« Trois ans après l’ouverture officielle du marché de Cotebu, les clients viennent à compte-gouttes. Certains commerçants sont tombés en faillite, d’autres ont opté pour la location des stands dans les marchés périphériques .Tandis que ceux qui ont des moyens ont loué des stands dans des galeries se trouvant en ville », annonce un des commerçants d’habits. Emmanuel Mpitabavuma, vice-président de l’association des vendeurs de poissons du marché, fait savoir que même le petit mouvement observé sur place est du aux parkings de Cibitoke et de Bubanza aménagés sur ce marché. Aujourd’hui, il se réjouit de l’affluence des clients malgré la grogne des certains commerçants de poissons comme quoi ils n’ont pas des clients comme ils le souhaitent. « Les clients sont bloqués en ville, car nos collègues se sont installés au centre ville à l’ex-le Grenier », s’indigne une commerçante des ndagalas. Mpitabavuma signale que les places se trouvant à l’intérieur du marché sont inoccupées à cause de l’obscurité et de la chaleur qui y règne sans oublier les clients qui viennent à compte-gouttes. Ce qui a poussé les commerçants des poissons secs à aller s’installer au marché ‘’ Bujumbura city market ‘’ connu sous le nom de « chez Sion ». Les clients préfèrent le marché ‘’ Bujumbura city market’’ car ils y trouvent tout ce dont ils ont besoin.

Le marché de Cotebu éloigné du centre-ville

Selon Gabriel Kabura, président de l’association ‘’Urunani rw’isoko ‘’ (solidarité des commerçants), c’est incroyable de voir un marché municipal qui n’a pas de parking alors que celui d’un privé en a.  «  Dès l’inauguration officielle du marché de Cotebu 19 février 2014, nous nous sommes convenus avec les autorités qu’ils vont mettre en place des parkings pouvant être utilisés par nos clients et les commerçants, mais jusqu’ à l’heure où je vous parle seuls les parkings de Cibitoke et de Bubanza sont mis en place. Vous comprenez très bien que nous n’avons pas de parkings de bus de transport. D’où le mouvement reste faible », s’indigne-t-il. Il ajoute que pour que la situation se renormalise, il faut qu’au moins le parking de Gare du nord et un des parkings menant vers l’étranger soient transférés au marché de Cotebu. Kabura n’a pas oublié de signaler que le marché et les commerçants puissent se développer. À titre illustratif,  «  il faut que les marchandises (les fruits, légumes ….) soient déchargées ici comme c’étaient le cas à l’ex-marché central de Bujumbura », a-t-il martelé. Il demande aussi que des mesures qui s’imposent soient prises dans les meilleurs délais, car les pertes sont énormes à ce marché.

Signalons que malgré la non affluence des clients, les commerçants continuent à payer les frais de location des stands.Ce qui constitue un manque à gagner énorme.c’est un dossier à suivre car Burundi Eco n’est pas encore parvenu à joindre le chargé de la collecte de ces frais et les résponsables de la mairie.

A propos de l'auteur

Bonith Bigirindavyi.

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