Santé

Les médicaments périmés : une pire réalité sur le marché

Le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) affirme l’existence des médicaments périmés sur le marché. Il recommande les détenteurs de les acheminer vers la structure de santé publique la plus proche pour destruction

Dr. Thaddée Ndikumana : « La vente des médicaments périmés est une pire réalité surtout dans le commerce informel »

« Jeudi le 8 juin 2017, dans la zone Kinama de la commune Ntahangwa en mairie de Bujumbura, un grand stock de médicaments périmés a été saisi. Les personnes de mauvaise foi falsifiaient les dates de péremption de ces médicaments pour les revendre», témoigne Dr. Thaddée Ndikumana, porte-parole du MSPLS. C’était pendant l’émission des porte-paroles des institutions publiques le 16 juin 2017. Pour lui, ces médicaments périmés sont nombreux surtout dans le commerce informel. Dr. Thaddée Ndikumana regrette que ceux qui achètent ces médicaments perdent de deux façons. « Ils s’approvisionnent non seulement en poison, mais aussi ils dépensent de grosses sommes destinées à d’autres projets », déplore-t-il. Sur comment les médicaments arrivent chez les patients, le sort de ceux périmés et celui des personnes qui en consomment, Dr. Ndikumana donne des éclaircissements. Il indique qu’il y a certains médicaments qui sont  importés par les privés et d’autres qui transitent par  la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels, des Dispositifs Médicaux, des Produits et Matériels de Laboratoire du Burundi (CAMEBU). Celle-ci a été créée au sein du MSPLS. Elle est également placée sous son autorité. Dr. Ndikumana informe que par après ces médicaments importés sont analysés pour être distribués aux structures sanitaires.

La destinée des médicaments périmés

Dr. Thaddée Ndikumana rappelle que normalement les médicaments périmés devraient être acheminés au MSPLS pour  destruction. Cependant, il reconnait qu’une quantité importante de ces médicaments  n’est pas encore détruite. C’est pourquoi, affirme-t-il, une commission composée d’agents du ministère de la Santé Publique, du ministère du Commerce, ceux de l’Office Burundais des Recettes (OBR) et ceux de la police a été mise en place, et nous espérons que mercredi le 21 juin, elle aura dressé un rapport sur les médicaments à détruire. Dr. Ndikumana appelle tous les détenteurs des médicaments périmés de les remettre à l’institution sanitaire publique la plus proche de lui (dispensaire, hôpital, clinique…) afin qu’ils soient détruits.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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