Santé

Des mesures urgentes pour redorer l’image du CHUK

Le strict respect de la déontologie médicale, le port d’un badge dʼidentification et lʼaccueil chaleureux sont recommandés pour répondre aux besoins des patients du Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge (CHUK). De plus, dʼ autres efforts sont en train dʼ être déployés pour redorer lʼ image de cette institution.

Dr Pontien Ndabashinze, Pédiatre et Directeur Général du CHUK:«Un accueil chaleureux et
le strict respect de la déontologie médicale sont recommandés pour répondre aux besoins des patients de cet hôpital».

« Cʼest regrettable dʼenregistrer un cas de décès parce que celui qui était chargé de le soigner nʼ a pas honoré son engagement », indique Josiane Nijimbere, ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida après avoir dit qu’au CHUK un enfant est décédé pendant l ʼaccouchement suite à l’indisponibilité d’un médecin ou d’un infirmier. Et de préciser que de telles mauvaises attitudes sont à sanctionner. Selon toujours Nijimbere, c’est devenu une obligation  pour les médecins, les infirmiers et les aide- soignants de porter des badges d’identification.  Cela pour permettre aux patients d’identifier ceux qui les soignent, explique Nijimbere.

Actions à mener pour moraliser le personnel du CHUK

Selon Dr Pontien Ndabashinze, Pédiatre et Directeur Général du CHUK, un accueil chaleureux et le strict respect de la déontologie médicale sont recommandés pour répondre aux besoins des patients de cet hôpital. Pour améliorer la qualité des services offerts par le personnel du CHUK, Ndabashinze fait savoir que d’autres actions vont être entreprises d’ici quelques jours, à savoir: la mise en place d’un numéro vert pour faciliter la communication entre les patients et le personnel du CHUK.  Selon toujours Ndabashinze, il y a un projet de clôturer le CHUK  pour remédier au problème de vol qui s’y observe. Et d’ajouter qu’il envisage la mise en place des agents de sécurité pour assurer le gardiennage. De surcroît, il demande qu’il y ait des agents de  police pour assurer la sécurité des biens  du personnel  et des patients du CHUK. Et de s’inquiéter que les voleurs attrapés ne sont pas punis sévèrement par la police.  Ndabashinze  indique que c’est la raison pour laquelle le vol est un acte récurrent à cet hôpital dit de référence national avec un personnel de 600 agents  et  disposant de 430 lits.

Il affirme que les malades qui  s’y font soigner  dépassent largement sa capacité d’accueil. A titre d’exemple, il fait remarquer que le service de  maternité dispose de 4 lits d’accouchement. Ces lits sont insuffisants car on peut se retrouver avec plus de 20 femmes en attente d’accouchement, martèle- t- il. Et de faire remarquer qu’il y aura bientôt un projet de réhabilitation, d’extension et de modernisation du CHUK. Cela rendra possible sa propreté, renchérit Ndabashinze.

Signalons que l’ordre des médecins est en train d’enquêter sur la responsabilité du médecin et de l’infirmier qui assurait la garde  lors du décès de cet enfant au CHUK. Son rapport doit être présenté au plus tard le 15 juillet de cette année afin d’infliger des sanctions au coupable.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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