Finance

Paiement d’impôts et taxes : Le contribuable peut se servir de la téléphonie mobile

« Riha OBR via Lumicash » qui se traduit en français par « Payer OBR via Lumicash » est le nouveau produit dont le contribuable peut se servir pour payer les impôts et taxes. Il découle du partenariat du 8 juin 2017 entre l’OBR et Viettel Burundi. L’OBR l’estime comme une facilité.

Audace Niyonzima, Commissaire Général de l’OBR : « Riha OBR via Lumicash » vise les taxes qui portent sur les petites sommes, mais qui impliquent un grandnombre de contribuables »

Selon Audace Niyonzima, commissaire général de l’Office Burundais des Recettes (OBR), le nouveau produit « Payer l’OBR via Lumicash » permettra d’offrir un service de qualité en payant les impôts et taxes par téléphone mobile. « Il répond à la fois à la simplicité, à la rapidité et à la fiabilité », précise-t-il. M.Niyonzima affirme que grâce à ce produit, le contribuable n’aura plus besoin de s’aligner devant les guichets de l’OBR ou des banques, sous un soleil accablant ou la pluie battante. « Il se fera approvisionner en liquides depuis un distributeur partenaire de Lumitel (branche de Viettel) de sa localité et procédera immédiatement au paiement », martèle-t-il. M. Niyonzima informe que le contribuable va gagner en économisant le temps, les frais de déplacement et de séjour ainsi que la sécurité de son argent car il ne va pas se déplacer sur de longues distances avec des liquidités. « Par contre, l’office va suivre de près et en temps réel tout contribuable qui aura payé à travers le service Lumicash. Ce qui facilitera les vérifications des paiements qui se feront en ligne. L’OBR gagnera en outre en termes de réduction des coûts de la logistique mais également par  la réduction des lignes d’attente dans les guiches. Ce qui contribuera à l’assurance d’un service de qualité », rassure-t-il.

Tout impôt et taxe n’est pas concerné

Le commissaire général de l’OBR fait remarquer que dans un premier temps « Riha OBR via Lumicash » vise les taxes qui portent sur les petites sommes, mais qui impliquent un grand nombre de contribuables. « Nous allons d’abord concentrer les efforts sur les taxes internes. Ceux-ci constituent 70 % du budget de l’Etat », explique-t-il. S’agissant des taxes visés, M. Niyonzima cite premièrement les services non fiscaux comme l’extrait du casier judiciaire, la déclaration de perte, la conformité des diplômes, les attestations, le contrôle technique, l’autorisation de transport, la carte de vaccination, les amendes et infractions routières, le permis de bar. Deuxièmement, ce sont les taxes et impôts sur le revenu (IPR, IRPP, IRSS, acompte personne physique, acompte société, arriéré personne physique, arriéré société, impôt locatif, impôt sur la plus value), la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), la taxe de consommation (sur le sucre, les bières et limonades, les télécommunications, la télédistribution, le tabac), les amendes commerciales, le redressement (TVA et IPR) ainsi que la taxe forfaitaire. Et de conclure : « Au fur et à mesure que le produit sera intégré, tous les impôts et taxes seront intégrés ». A son tour, Nguyen Anh Son, directeur général de Lumitel affirme que Lumicash est un produit moins cher, accessible à tout burundais.

Bien que le partenariat OBR-Lumitel soit une réalité, la loi régissant les transactions électroniques au Burundi n’a pas encore été promulguée. On peut se demander comment les différends entre les deux institutions seront réglés.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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