Commerce

Panier de la ménagère : Les prix de certaines denrées alimentaires baissent

Depuis le début de l’année, les prix de certaines denrées alimentaires baissent tandis que d’autres restent stables. Une bouffée d’oxygène  pour le consommateur après les fêtes de fin d’année

 

Une commerçante des condiments de cuisine de Chez Sion : « c’est parce qu’on est en pleine période de récolte que les oignons ont baissé de prix »

 

Depuis quelques temps, certaines denrées alimentaires sont abondantes sur les marchés. Selon la loi de l’offre et de la demande, quand l’offre augmente, le prix diminue et vice versa. Le marché Bujumbura City Market (BCM) communément appelé Chez Sion n’échappe pas à cette règle. Les prix de certains produits alimentaires ont sensiblement baissé, d’autres stagnent. C’est  le constat d’un reporter de Burundi Eco qui s’y est rendu.

Voici le tableau comparatif des prix de novembre 2017 et janvier 2018

Article Prix de novembre 2017 en FBu Prix de janvier 2018 en FBu
Pomme de terre/kg 850 500
Riz de Tanzanie/kg 3000 3000
Riz padi/kg 2200 2000
Haricot kinure/kg 1500 1200
Haricot jaune/kg 1900 1300
Oignon blanc/kg 2000 1200
Oignon rouge/kg 2200 1700
Farine kivunde/kg 1700 1600
Farine inyange/kg 1300 1200
Viande /kg 6000 6500
Huile de palme  bidon de1,5 l 3000 2800
Huile OKI bidon de 1,5 l 7000 6000
Ndagara /kg 25000 30000
Ndagara 2/kg 23000 27000
Ndagara 3/kg 18000 25000
Ndagara 4/kg 16000 22000

 

La pomme de terre est un des  exemples de cette tendance baissière des prix sur le marché. Elle coûtait 850 Francs Burundais (FBu) le kilo en novembre de l’année passée. Tandis qu’aujourd’hui elle coûte 500 FBu. Dans certaines localités comme à Kayanza par exemple, le prix de la pomme de terre est descendu jusqu’à 400 FBu. Un commerçant de Kayanza contacté au téléphone nous a indiqué  qu’à Kabarore où il s’approvisionne, un kilo de pomme de terre s’achète entre 250 et 300 FBu.

Le prix du riz produit localement est passé de 2200 FBu en novembre 2017 à 2000 FBu actuellement. Mais celui du riz importé de Tanzanie s’est stabilisé à 3000 FBu.

 

 

Le haricot, un des aliments  de base des Burundais s’achète moins cher aussi. La variété Kinure était à 1500 FBu le kilo contre 1200 FBu aujourd’hui. Le haricot jaune qui coûtait 1900 FBu le kilo a baissé jusqu’à 1300 FBu. Pour la même période, le prix de l’oignon blanc est passé de 2000 FBu à 1200 FBu alors  celui que l’oignon rouge par kilo  est passé de 2200 FBu à 1700 FBu.

La Farine de manioc ikivunde (Ikivunde) qui était monté jusqu’à 1700 FBu connait une baisse de 100 FBu. Le petit bidon de 1,5 litre  d’huile de palme (Amamesa)  qui coûtait 3000 FBu est vendu à 2700 FBu actuellement. Seuls les prix de la viande et du petit poisson séché (Indagara) ont  augmenté.

Quelle est la cause de cette baisse des prix des denrées alimentaires?

Cette baisse des prix résulte d’une production abondante des produits vivriers. Une vendeuse des condiments  rencontrée Chez Sion indique que c’est parce qu’on est en pleine période de récolte que les oignons ont baissé de prix. Elle se félicite de cette baisse des prix, car les clients viennent nombreux, ajoute-t-elle.

La bonne production agricole des cultures vivrières saisonnières (pomme de terre, haricot etc.) est à la base de leur abondance sur les marchés. Elle explique donc cette baisse des prix, a indiqué le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Deo Guide Rurema dans un point de presse qu’il a tenu lundi le 29 janvier 2018. Selon les estimations du ministère, les récoltes seraient de 256 mille tonnes de maïs, 100 tonnes de riz padi, 39 mille tonnes de pomme de terre et 96 mille tonnes de haricots.

Quels sont les facteurs qui ont contribué à l’augmentation de la production agricole ?

Selon le ministre Rurema, c’est la politique de régionalisation des cultures, la subvention des engrais ainsi que la disponibilisation des semences et des plants qui sont à l’origine de  l’augmentation de la production agricole.

Faut pas gaspiller la récolte

Le ministre conseille aux agriculteurs de ne pas gaspiller la récolte en cédant aux avances des spéculateurs, mais plutôt de recourir aux hangars communautaires. Si les temps ont été cléments cette année, demain peut-être un autre jour.

A propos de l'auteur

Parfait Nzeyimana.

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