Santé

Passer de 6 à 3 enfants par famille

Le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) et ses partenaires a effectué une descente dans les provinces de Kayanza et Ngozi sensibiliser les jeunes à la santé de la reproduction. Pour atteindre cet objectif, des centres de santé amis des jeunes ont été initiés et équipés.Dans leurs discours, différents intervenants ont prodigué des conseils aux jeunes pour une meilleure  préparation de leur avenir.

« Votre place n’est pas à la maternité, mais à l’école », a déclaré aux jeunes Denise Nkurunziza ,1ere dame du pays.

-Denise Nkurunziza, 1ère dame du pays : « Votre place n’est pas dans la maternité, mais à l’école »

Elle les a invités à changer de comportement pour s’intéresser prioritairement à leurs études et aux travaux de développement. Elle les a invités également à éviter tout ce qui peut les conduire à la débauche. Denise Nkurunziza indique que les chiffres provisoires issus de l’enquête effectuée en 2016 par le ministère de la Sante Publique Lutte Sida sur la santé de la reproduction montrent qu’en général la densité de la population est de plus de 330 habitants / km2. Elle est même de plus de 500 habitants / km2 dans certaines communes des provinces du Nord du pays. Pour elle, cette démographie galopante est très élevée et inquiétante. Les jeunes de moins de 25 représentent 2/3 de la population burundaise, ajoute Mme Nkurunziza. Elle explique que cette démographie engendre beaucoup de problèmes liés notamment à l’enseignement, à la santé, à la sécurité et aux conflits fonciers. Ce qui occasionne des litiges entre frères ou entre les parents et leurs enfants conduisant même à de tueries.

Passer de six à trois enfants par famille

Denise Nkurunziza fait savoir qu’une conférence internationale sur la démographie et l’économie tenue en Egypte en 1994 a montré que la santé de la reproduction constitue  un pilier du développement. C’est pour cette raison, explique-t-elle, que le gouvernent du Burundi s’est donné pour mission d’assurer la santé à la population burundaise en général et aux jeunes en particulier. Elle rappelle que dans sa vision 2025, le gouvernement du Burundi à travers la politique nationale de démographie ou la politique nationale de santé souhaite que le taux de croissance démographique passe de 2,4% à 2 %. Il souhaite également que le nombre d’enfants par famille passe de six à trois. Pour y arriver, Denise Nkurunziza invite les burundais à prendre en main la question de la planification familiale. Pour elle, il faut que toute la population s’implique activement dans la réussite de ce programme. Elle affirme : « En ce qui nous concerne,  nous ne ménagerons aucun effort pour combattre le problème de démographie grandissante ». Elle souligne aussi que le projet « Family Planning » a été initié dans ce sens. Mme Nkurunziza demande à ceux qui soutiennent le gouvernement du Burundi de continuer afin de promouvoir la santé de la population.

Mme Nkurunziza  invite les jeunes à être disciplinés , à éviter la consommation de la drogue , les « ligalas » car , selon elle , tout cela conduit à la débauche et , partant , aux grossesses non désirées et aux maladies sexuellement transmissibles  .Pour elle , l’abstinence jusqu’au jour du mariage serait une mesure efficace pour se préparer un avenir meilleur . Elle exhorte également les jeunes à respecter les conseils prodigués par leurs parents et à se regrouper dans des associations de développement. « Nous demandons au personnel soignant d’accueillir avec amour et dignité les jeunes quand ils se dirigent  vers eux », indique Denise Nkurunziza

Dr Josiane Nijimbere, ministre de la Santé Publique et de Lutte contre le Sida remercie le Royaume des Pays Bas qui, à travers le FNUAP, appuie les efforts du gouvernement en matière de promotion de la santé. Elle indique Les problèmes liés à la démographie galopante augmentent du jour en jour entrainant une pauvreté innommable. La ministre déplore le fait que les hommes ne s’impliquent pas activement dans le processus de planification familiale .Et de Dr Nijimbere de faire remarquer que les choses ne doivent pas donc rester ainsi .C’est pourquoi le gouvernement du Burundi se donne corps et âme pour sensibiliser les jeunes et les adolescents pour que dans les jours à venir chaque famille puisse mettre au monde des enfants qu’elle est capable d’élever . Elle signale que dans la politique du gouvernement de combattre le problème de la démographie galopante, le ministère a renforcé la capacité des travailleurs des centres de santé .Cela pour que les bénéficiaires de leurs services puissent en jouir surtout ceux liés à la santé de la reproduction.

Le taux des utilisateurs des méthodes contraceptives est passé de 2,7% en 2000 à 42,5% fin 2016   

Selon Dr Nijimbere, le Burundi a enregistré un pas significatif dans la planification familiale .Le taux des utilisateurs des méthodes contraceptives est passé de 2, 7 % en 2000 à 42,5% vers la fin de l’année 2016. Toutefois, fait-elle remarquer, le chemin est encore long. Le programme de sensibilisation à la santé de la reproduction à l’endroit des jeunes des jeunes est l’une des réponses à la démographie galopante. Les chiffres provisoires fournis par l’enquête du ministère de la Sante Publique et de Lutte Sida  effectuée fin 2016 montrent  qu’en général les jeunes ayant un âge compris entre 15 ans et  19 ans représentent 19 % de ceux qui avaient déjà mis au monde. La même enquête révèle qu’au fur et à mesure que la fille avance de classe, les grossesses diminuent, l’indique Dr Nijimbere. Pour la même tranche d’âge, l’enquête révèle que 4 % des filles ayant atteint l’école secondaire et l’université avaient déjà mis au monde .Elle exhorte donc les filles à continuer leurs études. « L’école est donc une des réponses à la démographie galopante », déclare-t-elle. Elle invite donc les jeunes à visiter les centres de santé pour être sensibilisés sur la santé de la reproduction. Elle demande aux partenaires de continuer à soutenir les efforts du gouvernement et ainsi contribuer à la santé de la jeunesse.

Les chiffres sont alarmants et préoccupants

Suzanne Ngo-Mandong, représentante résidente d’UNFPA au Burundi apprécie la 1ère dame du pays et l’mbassade des Pays Bas pour leur contribution au bien-être de la population burundaise et surtout des jeunes burundais. « Mon propos est un plaidoyer de la contribution que vous êtes en mesure d’apporter pour que nous aidions les jeunes et les adolescents à réaliser leur plein potentiel. Je vous exhorte à redoubler d’efforts en faveur des jeunes et des adolescents ». Mme Mandong dit être au courant des problèmes que rencontrent les jeunes et les adolescents. Les chiffres sont parlants et préoccupants. 2208 grossesses ont été enregistrées au courant de l’année scolaire 2016-2017 dont 1519 au niveau de l’école fondamentale et 689 au niveau de l’école poste fondamentale. Elle s’inquiète que si rien n’est fait, le nombre va croître. Elle indique que : « Ces êtres humains innocents, fragiles, victimes sont nos filles, nos sœurs. C’est l’avenir et le développement du Burundi. Elles ont besoin de nous et nous n’avons pas le droit de les abandonner », précise Mme Mandong. Fort heureusement nous connaissons les solutions pour tous ces problèmes, ajoute Mme Mandong .D’après elle, c’est investir dans la santé, dans l’éducation, dans la formation professionnelle… Elle indique que les jeunes doivent être soutenus .De surcroît, leur vie doit changer. Elle souligne que la situation que vivent actuellement les jeunes et les adolescentes commule des enjeux majeurs liés l’un à l’autre. Leur bien-être d’un côté et le développement du Burundi de l’autre. La représentante résidente d’UNFPA au Burundi révèle que toutes les études, y compris celles effectuées au Burundi en collaboration avec UNFPA intitulée : La révolution contraceptive au Burundi  montre que le Burundi ne pourra pas bénéficier du dividende démographique sans investissement adéquat en les jeunes et les adolescents. En effet l’accès des jeunes à la santé, y compris la santé sexuelle et de la reproduction, à l’éducation et à la formation professionnelle garantit le bien-être de ces jeunes. Mme Mandong informe que les équipements et les efforts conjugués ont permis de renforcer les capacités des centres de santé amis des jeunes d’une part et la maîtrise de la chaine logistique des produits contraceptifs d’autre part. Elle réaffirme que le système des Nations Unies et UNFPA au Burundi resteront engagés et déterminés pour le bien-être de la jeunesse et de son épanouissement.

Signalons que pour assurer une sensibilisation efficace, 360 vélos, 18 bicyclettes, 18 télévisions et 6 ordinateurs ont été départagés entre les districts sanitaires de Ngozi, de Ruyigi et le district Nord de Bujumbura.

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

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