Editorial

Privilégier la voie lacustre car plus économique et plus écologique

Le Burundi est un pays enclavé à cheval entre l’Afrique Centrale et l’Afrique de l’Est. Il est par conséquent désavantagé en termes d’approvisionnements et d’accès aux marchés internationaux. Les distances le séparant des ports maritimes régionaux de la Tanzanie et du Kenya sont longues, plus de 1 600 km. La connectivité aux marchés régionaux et internationaux se fait par un système multimodal composé de routes, de la voie lacustre (via lac Tanganyika), du chemin de fer aujourd’hui en mauvais état et du transport aérien.

Bella Sonia Ndamiye, Rédactrice en chef a.i

Le corridor nord est la route la plus prisée et la plus importante du transport en Afrique orientale et centrale, constituant une bouée de sauvetage pour les pays enclavés  (Ouganda,  Rwanda, Burundi et  RDC). La voie lacustre du corridor central est la plus courte, moins risquée et la moins coûteuse par rapport à la voie terrestre. C’est ainsi qu’après la réhabilitation de la ligne ferroviaire Dar- Es-Salaam-Kigoma, les marchandises importées arrivent au Burundi avec une réduction de 40% du coût du transport. La voie lacustre et ferroviaire du corridor central avait cessé de fonctionner suite à une panne survenue sur la ligne de chemin de fer Dar-Es-Salaam-Kigoma. Cela explique que la voie lacustre est plus bénéfique par rapport à la voie terrestre surtout qu’elle permet de transporter des tonnages nettement supérieurs. S’il y a une réduction au niveau du coût du transport, les charges liées au transport diminuent. Conséquence pour le consommateur : des marchandises à moindre coût.

Pour le Burundi particulièrement, le corridor central, tantôt par la route, tantôt par le chemin de fer puis la voie lacustre, joue un rôle hautement stratégique dans l’économie, surtout que plus de 80% des produits importés et exportés empruntent ces passages.

Toutefois, certains modes de transport polluent moins que d’autres. Il est généralement admis que le transport par bateau ou par train est préférable à celui par camion ou par avion. Autant vaut alors sauvegarder le lac Tanganyika qui est d’une très grande utilité pour notre pays, en luttant contre toute sorte de pollution et contre le réchauffement climatique.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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Un commentaire
  • Beni King dit :

    it’s rather easy to adhere to the new railway under construction wich can take propably only 22 hours from Mombassa up to Bujumbura. Kenya has already finished its part, now the ball is in Uganda’s camp then after Rwanda THEN WHY NOT BURUNDI. Investigate upon plz

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éditorial

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D’une histoire datant de la période coloniale, le café est un atout pour la réduction de la pauvreté et l’augmentation de la croissance économique au Burundi. Initier dans le cadre de développer l’agriculteur par lui-même, le café est la principale culture d’exportation du pays. Il représente environ 60 à 70 % de la valeur des exportations totales. Le café burundais est classé premier au monde par sa qualité (fully washed). Un autre avantage pour qu’il reste le principal pourvoyeur de devises au Burundi.