Economie

Quand la réhabilitation du pont sur la RN 9 paralyse les activités commerciales.

Le barrage de la RN9 ne va pas sans danger. Celui-ci est de nature économique. Les activités génératrices de revenus qui s’exercent sur ce tronceau en pâtissent. Les commerçants se plaignent de travailler à perte. Ils demandent que les constructions s’achèvent pour que la circulation reprenne son cours normale.

Le chantier du pont sur la RN 9

L’aménagement des berges sur la rivière Nyabagere a fait que le pont sur la RN 9 soit coupé. Ce qui a entrainé le barrage de cette route. Sur ce, les activités commerciales qui s’opéraient sur ce tronçon sont paralysées comme l’indiquent ceux qui exercent sur cette voie

La plus menacée est la station-service dénommée Kobil située entre l’avenue 0 et la 1ère avenue du quartier Mutakura. Selon la gérante de cette station, cette unité de distribution du carburant se trouve dans des difficultés liées à la fermeture de cette route. Elle indique qu’auparavant la station pouvait vendre plus de 1000 litres par jour de carburant. Actuellement, elle ne peut vendre que de 100 litres à 300 litres de carburant, précise la gérante. Elle ajoute que les voitures qui y garaient la nuit moyennant paiement ont sensiblement diminué. Ils étaient plus de 150 véhicules .Pour le moment, ils ne plus que 50.

Même son de cloche à la boulangerie située tout près de cette station. Un ouvrier rencontré à ladite boulangerie en train de préparer la pâte à pain fait savoir qu’avant le barrage de cette route, la boulangerie pouvait utiliser plus 15 sacs de farine de 50 kg pour la production du pain mais qu’actuellement elle utilise 8 sacs à 10 .

Les cabarets, les boutiques, les salons de coiffures, les légumières ; bref toutes les activités génératrices de revenus se trouvant proximité de l’endroit où la route a été barrée de la route rencontrent les mêmes difficultés. Ils demandent que les travaux de construction de ce pont prennent fin pour que les commerçants retrouvent le souffle.

Normalement les travaux de construction de ce pont devraient s’achever vendredi le 01 septembre 2017 mais, comme l’indique Gordien Hakizimana directeur technique de l’Agence Burundaise pour la réalisation des Travaux d’Intérêt Publics(ABUTIP), les travaux avaient été interrompus suite à une injection qui venait des hautes sphères de la nation. Cette dernière fixait la largeur du pont à 22 m du pont alors que le contrat signe prévoyait de 14 m de largeur. Ce qui d’après lui, devrait modifier le contrat avec les entreprises d’exécution qui, à son tour devrait élargir les délais d’exécution.

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

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