Médias

Des retouches pour enrichir la loi sur la presse du 9 mai 2015

presse

Karenga Ramadhan, président du CNC parle des innovations de la loi du 9 mai 2015

La loi de la presse du 9 mai 2015 est bonne, mais elle contient certaines lacunes qui méritent des retouches pour sa bonne mise en application. C’est ce qu’a indiqué Karenga Ramadhan, président du Conseil National de la Communication (CNC) à l’ occasion d’un atelier de sensibilisation des professionnels des médias sur cette nouvelle loi. Cela a été une opportunité pour lui de rassurer les journalistes qu’aucune disposition de cette loi ne sera modifiée.

Parlant des innovations de la nouvelle loi du 9 mai 2015 par rapport à celle de 2013 Karenga Ramadhan, président du CNC précise que la première innovation est d’une disposition constitutionnelle sur la liberté de la presse et la liberté d’expression dans le cadre de l’exercice de ses activités. Il indique que la 2ème innovation concerne la disposition qui protège le journaliste et son matériel dans l’exercice de son métier.

Dans la nouvelle loi de 2015, une disposition prévoit l’exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur les équipements de presse pour une entreprise de presse qui est régulièrement enregistrée. M. Karenga tient également à préciser que la nouvelle loi contient des dispositions qui permettent aux journalistes de se syndiquer et/ou de s’affilier à une organisation ou association de presse de son choix. Ce journaliste de formation et de carrière informe que la loi contient une disposition qui garantit la protection des sources.

Aménager quelques dispositions

Karenga précise que les dispositions de la nouvelle loi ne seront pas modifiées sauf qu’il y aura des retouches. Cela en vue d’aménager quelques dispositions pour les mettre en conformité avec les réalités de terrains. Il indique qu’il y a certains secteurs qui jusqu’à présent étaient dans le champ de compétence de la loi sur la presse et du CNC mais, qui en pratique n’ont pas de modalités de fonctionnement dans ce secteur .Il donne l’exemple de l’imprimerie, de la librairie, du cinéma, des agences en communication qui ne sont pas gérés au niveau de la loi de la presse et qui ne sont non plus mentionnés dans les compétences du CNC.

Karenga fait remarquer qu’il y a une disposition conflictuelle. Elle stipule que pour exercer sur le territoire burundais, tout journaliste doit avoir une carte de presse délivrée par le CNC. Cependant la même loi dispose que pour délivrer cette carte, le CNC doit recourir aux modalités qui sont précisées dans un texte de loi portant statut de journaliste professionnel ou technicien de communication. Toutefois, M. Karenga regrette que ce texte n’existe pas. Raison pour laquelle les journalistes n’ont pas de cartes de presse. Pour y remédier, le CNC a instauré un système de registre national des médias où tous les acteurs professionnels peuvent s’inscrire pour éviter des situations d’infortunes qu’ils rencontrent sur terrain.

Pourtant, Certains s’inquiètent quant à l’applicabilité de cette loi. Joséphine Ntahobari, chargé de bureau, de programme culture, de formation et d’information à l’UNESCO en doute : « Les textes sont là et ils sont bons, mais qu’en est-il de leur application ».Et de plaider pour une application intégrale de la loi

Denise Mugugu, présidente de la maison de la presse exhorte les journalistes à s’imprégner des lois qui les régissent afin de mieux exécuter leur travail et défendre leurs droits. Elle demande au public de considérer un journaliste comme un acteur du changement et non comme un ennemi qu’il faut éviter.

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2017/09/Journal-Burundi-Eco-nr-262-du-vendredi-15-Septembre-2017-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.