Médias

Rétro 206: Des innovations dans l’histoire des médias burundais

CNC

Gabriel Bihumugani, vice-président du CNC

Toute personne désireuse d’exercer le métier de journaliste ou de technicien de l’information sur le territoire national doit se faire inscrire dans le Registre National des Médias. Pour le Conseil National de la Communication c’est pour identifier et assurer le contrôle de ceux qui exercent dans ce domaine.

Le Conseil National de Communication (CNC) a sorti deux nouvelles décisions l’une portant institution d’un « registre national des médias » ( décision N° 100/004/CNC/2016 du 18/04/2016 ) et l’autre portant création et modalités d’attribution et de retrait de la « carte de presse provisoire » ( décision N° 100/005/CNC/2016 ).

Selon Gabriel Bihumugani, vice-président du CNC, jusqu’aujourd’hui au Burundi, on ne peut pas déterminer le nombre exact de journalistes ou techniciens de l’information car on n’a jamais fait ce recensement. Autre chose c’est qu’il est difficile d’identifier qui est journaliste et qui ne l’est pas. C’est pour lever tous ces défis que le CNC a jugé bon de mettre en place un registre national des médias qui permettra à toute personne désireuse d’exercer le métier de journaliste ou technicien de l’information sur le territoire national de se faire inscrire dans ce registre pour être identifiée et pour avoir tout le nécessaire. C’est une étape très importante dans l’histoire du métier de la communication au Burundi.

Comme le stipule l’article 2 de la décision portant institution d’un registre national des médias, l’inscription est une formalité simple, gratuite mais exigée par l’Autorité de Régulation en vue de bien remplir l’une de ses missions constitutionnelles ( art. 284-288 de la constitution ) et par respect de la loi n°1/15 du 09 mai 2015 régissant la Presse au Burundi en ses articles 5 et 8. M. Bihumugani explique qu’il est difficile d’organiser des formations à l’endroit des journalistes parce qu’on ne les connait pas. Il sera alors facile pour le CNC de renforcer les capacités des journalistes parce que leur liste exhaustive sera disponible.

Qui doit se faire inscrire

L’article 3 stipule que « est tenue de se faire inscrire au registre national des médias toute personne pratiquant ou en passe d’exercer au Burundi des activités de journaliste ou de technicien de communication à titre d’indépendant ou de salarié dans une ou plusieurs organes de presses, de communication ou de cinéma ». Cet article concerne les anciens professionnels du secteur ou une toute autre personne connue pour avoir joué un rôle important dans la promotion de la profession et désirant rester en contact permanent avec le métier.

Cette disposition s’applique à tous les modes de communication : audio-visuel, cinématographique, presse écrite, presse en ligne ( internet ), imprimerie et publicité. Jusqu’à présent, on ne peut pas savoir le nombre de livres qui sont vendus au Burundi ou si leurs auteurs paient des taxes. Même cas pour ceux font la publicité. Tous doivent se faire inscrire. Le CNC a le devoir de contrôler ce qui se fait dans la publicité, ce qui est écrit dans les livres pour voir si cela n’est pas contraire aux bonnes mœurs. D’où il faut un contrôle rigoureux.

Pour l’intérêt des professionnels des médias et de la communication

D’après M. Bihumugani, l’inscription au registre national des médias permettra d’obtenir un certificat d’inscription au registre officiel des médias. Cela facilitera l’accomplissement de certaines formalités administratives et l’obtention de documents administratifs (carte de presse, carte nationale d’identité, passeport, etc) auprès des services publics ou des autorités.

Une fois inscrit au registre national des médias, le requérant aura droit à une attestation délivrée par le CNC qui comprend un Numéro d’Inscription Médiatique (NIM) prouvant qu’il est désormais officiellement placé sous la protection professionnelle du CNC.

Carte de presse provisoire

Dans sa décision N° 100/005/CNC/2016 du 19 avril 2016 le CNC a créé une carte professionnelle de presse ci-après désignée « Carte de presse provisoire » afin de permettre à toute personne remplissant les conditions exigées par les lois et règlements en vigueur d’exercer le métier de journaliste ou de technicien de communication.

La carte est dite provisoire parce qu’en attente d’une modification de l’article 8 de la loi organique sur le CNC portant condition d’attribution et de retrait de cette carte, et en application de la loi N° 1/15 du 09 mai 2015 régissant la presse au Burundi en son article 58.

Signalons que la présente décision entre en vigueur le mois suivant la date de sa signature après que le texte ait été transmis et largement vulgarisé auprès des journalistes et des organes de communication entrant dans le champ d’application du CNC.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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