Santé

Trafic des faux médicaments : Un danger pour les populations

Les faux médicaments tueraient plus de 800 000 personnes par an, principalement en Afrique où 120 000 enfants en sont victimes. La majorité des médicaments contrefaits passerait par les ports du Nigéria, du Bénin, du Kenya et du Togo.

Source : www.cotedivoire.news

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 10% des médicaments en circulation dans le monde sont des faux. 30% de ceux qui circulent en Afrique sont contrefaits. La plupart de ces faux médicaments proviennent de la Chine et de l’Inde. Par faux médicament, on entend un médicament qui n’est pas ce qu’il prétend être et est destiné à tromper la vigilance du consommateur.

La commercialisation de ces médicaments crève les yeux à tel enseigne que tous les pays sont victimes de la contrefaçon des médicaments. Pourtant, les pays en voie de développement restent la cible prioritaire de ce fléau. Les causes principales de ce commerce illicite sont les systèmes de santé et de protection juridique défaillants, l’inefficience des organismes de contrôle, les transactions commerciales impliquant plusieurs intermédiaires, les pénuries ou approvisionnements aléatoires en médicaments, la pauvreté, le manque d’information des patients, la corruption et les conflits d’intérêt. La grande majorité des faux médicaments se retrouve dans les rues des villes africaines, mais peuvent se rencontrer aussi dans les pharmacies des hôpitaux publics ou dans les stocks de grandes ONG humanitaires victimes de l’habileté des faussaires qui arrivent à faire passer ces produits. Le problème de la contrefaçon est plus aigu dans les pays où les systèmes de santé, la réglementation pharmaceutique et le contrôle de son application sont les plus faibles, plus de 120 000 enfants africains en sont victimes chaque année.

L’achat des médicaments peut représenter une part importante des revenus d’une personne ou d’une famille. Certains vont donc chercher à se procurer des médicaments moins chers qu’on trouve souvent dans des points de vente non réglementés, où la probabilité de la présence des médicaments contrefaits est plus forte. Les faux médicaments représentent un grand risque pour l’individu du fait que leur contenu, peut être dangereux en raison du surdosage ou du sous-dosage, de la falsification des étiquettes pour mettre de nouveaux délais entrainant la péremption du produit au moment de sa consommation. Ils peuvent avoir la nature d’un médicament placebo et leur utilisation peut aboutir à des échecs thérapeutiques voire à la mort. Les médicaments de base comme les antibiotiques, les antipaludéens, ou encore les médicaments contre le VIH font partie des médicaments les plus contrefaits.

Selon un rapport de janvier 2017 de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) lors d’une opération conjointe entre l’Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (IRACM) et l’OMD, 113 millions de médicaments illicites et potentiellement dangereux ont ainsi été saisis dans seize ports d’Afrique. Leur coût est estimé à 52 millions d’euros. Les plus importantes interceptions ont été faites au Nigéria, au Bénin, au Kenya et au Togo. Parmi les médicaments découverts par les services des douanes se trouvaient une majorité de traitements de première nécessité : antipaludéens, anti-inflammatoires, antibiotiques, mais aussi des médicaments contre les pathologies gastro-intestinales. Même si les médicaments à usage courant représentent l’essentiel des saisies, les anticancéreux, avec plus de 2 millions de doses découvertes, font aussi partie de ce tragique nouveau record.

 

 

Le Burundi n’est pas épargné

En date du 8 juin 2017, l’autorité municipale de Bujumbura a découvert une fabrique clandestine, saisissant à cette occasion un stock de médicaments périmés dans le quartier Muramvya de la zone Kinama en commune urbaine de Ntahangwa. Plusieurs cartons contenant ces médicaments auraient été achetés chez des grossistes.

Selon Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura, les faussaires attrapés s’arrangeaient pour mettre de nouvelles étiquettes avec de fausses dates de consommation. Il est donc utile de savoir que certains trafiquants de médicaments falsifient systématiquement les dates de péremption pour les remplacer par d’autres et ainsi écouler de la marchandise qui n’est plus efficace et donc dangereuse pour l’utilisateur.

Le meilleur moyen de limiter les risques : se procurer les médicaments uniquement dans les pharmacies connues de longue et gérées par des pharmaciens diplômés et réputés.

A propos de l'auteur

Patrice Muhire.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2017/09/Journal-Burundi-Eco-nr-262-du-vendredi-15-Septembre-2017-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.