Editorial

Le VIH/Sida, toujours d’actualité

Le 1er décembre de chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale de lutte contre le VIH/Sida. Au Burundi, les chiffres du ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre Sida (MSPLS) montre bel et bien que le VIH/Sida reste d’actualité. Sur 786 166 personnes qui ont été testées à partir du mois de janvier 2017 jusqu’au mois de juin de la même année, 7 710 sont séropositives.

Les provinces qui battent le record sont Bujumbura-Mairie avec 2,7 %, Kirundo avec 2 %, Bubanza et Muyinga avec 0, 9 % chacune.
Est-il alors possible de lutter contre le VIH/Sida jusqu’à 0 prévalence ?

Mélance Maniragaba, journaliste.

L’espoir peut le laisser envisager. Cependant, le problème est la manière dont le VIH/Sida est considéré aujourd’hui. « Au lieu d’être porteur de diabète, je préfère être porteur de VIH /Sida », « Le VIH/Sida est une maladie comme les autres », « Le sida est le système inventé pour décourager les amoureux », « Avez-vous déjà vu quelqu’un qui suce un bonbon dans un sachet ? » ; tels sont les propos tenus par certaines gens qui minimisent l’ampleur et la gravité de la maladie. Ils veulent également justifier le non usage des préservatifs. Ce qui est un des moyens d’optimiser sa propagation.

Un autre problème observé surtout chez les jeunes et qui est à la base de la propagation du virus est celui d’avoir peur d’être engrossée ou d’engrosser. Les filles font recours aux méthodes contraceptives afin de faire des relations non protégées.

Le manque de législation sur les prostitués et les homosexuels serait également à l’origine de l‘augmentation du taux de prévalence du VIH/Sida. Cela car ils sont obligés de le faire en clandestinité. Une autre catégorie de personnes qu’on ne peut pas ignorer dans la chaîne de propagation du VIH/Sida est celle des usagers de la drogue. A en croire, aujourd’hui ils arrivent à s’injecter le sang de celui qui a pris la drogue. C’est au cas où ils manquent ce produit.
Les retombées de tout cela s’abattent sur l’économie des familles et, partant, du pays. Le VIH/Sida affaiblit le corps. N’étant plus capable de produire comme il faut, il arrive que le malade nécessite une personne saine pour s’occuper de lui. Ce qui fait qu’on perd en même temps deux forces productives. Par ailleurs, le gouvernement investit beaucoup dans la lutte contre le VIH/Sida. Le budget utilisé en cette matière pourrait être affecté à d’autres programmes.

Pour ce, tout le monde doit prendre conscience que le VIH/Sida est un danger qui nous a guetté de par le passé et qui nous guette toujours. Conjuguons donc les efforts pour essayer de minimiser les dépenses induites par le VIH/Sida. Cela afin d’augmenter la production dans les familles voire dans tout le pays.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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