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1397 Kg d’or exportés depuis juillet 2019

Le secteur minier est confronté à pas mal d’embûches. On cite l’évasion fiscale, le rapatriement des devises tirées de l’exportation des minerais, etc. Néanmoins, malgré cette situation, il fait entrer  quelques devises dans le trésor public. 1397 kg d’or et 825 tonnes de terres rares ont été exportés depuis juillet 2019. Une fois bien géré, il pourra supplanter  la contribution de la filière café dans le PIB du pays. Des pistes de solutions ont été dégagées pour inverser la tendance

L’ABUCO TI Burundi  a organisé le 6 décembre 2019 un atelier de validation de l’analyse du cadre légal régissant le secteur minier au Burundi. A cette occasion, Boaz Nimpe, consultant fiscaliste a indiqué que  le secteur minier est confronté à pas mal de défis.  Ce sont entre autres l’évasion fiscale, le rapatriement des devises tirées de l’exportation des minerais, la collecte et les publications des données sur le secteur minier, la traçabilité des minerais en particulier l’or et  son adhésion à l’ITIE.  Selon Nimpe, la transparence dans la  gestion du secteur minier pourrait faire que celui-ci supplante la contribution  de la filière café dans le PIB du pays.

Joseph Butore, Deuxième Vice-Président de la République du Burundi lors de la présentation des grandes réalisations du second semestre 2019 des ministères qu’il chapeaute : «1397 kg d’or et 825 tonnes de terres rares ont été exportés»

825 tonnes de terres rares et 750 tonnes de minerais 3 T exportés depuis juillet 2019

Malgré tous ces griefs, le secteur minier fait entrer quelques devises dans le trésor public. Joseph Butore, Deuxième Vice-Président de la République du Burundi lors de la présentation des grandes réalisations du second semestre 2019 des  ministères qu’il chapeaute a indiqué que  53 sites miniers ont été visités.  Il a fait savoir que 1397 kg d’or et 825 tonnes de terres rares ont été exportés. De plus, 893 tonnes de minerais dénommés 3T ont été exploités. Parmi ces derniers, 750 tonnes ont été exportées. Néanmoins, on n’a rien dit sur l’exploitation d’autres minerais comme le nickel.

Des stratégies pour inverser la tendance

Pour inverser la tendance,  Nimpe indique que le parlement devrait être impliqué dans le cadre de sa mission de contrôle de l’action gouvernementale dans le suivi de la mise en œuvre de l’ensemble des textes de lois et politiques régissant le secteur minier. Il demande aussi l’élaboration d’un cadre légal réaliste tenant compte de l’état d’avancement des réformes en cours et des enjeux au plan macroéconomique pour la traçabilité de toutes les substances minérales extraites au Burundi. L’intégration dans la législation de l’exploitation minière semi industrielle et la révision du cadre légal pour mettre en application les dispositions pertinentes du code minier qui prévoient la répartition de la taxe ad valorem entre l’Etat et la commune, l’élaboration d’un plan national de réhabilitation des sites miniers clôturés et son actualisation sont une nécessité. Selon toujours lui, l’élaboration d’un programme national de renforcement des capacités sur la problématique de la gestion de toute la chaine minière au Burundi et la mobilisation  des capitaux pour une exploitation minière créant plus de valeur ajoutée au niveau national pourront contribuer à la bonne gestion transparente du secteur minier.

Et Nimpe d’jouter l’amélioration de la coordination des différentes institutions impliquées dans la mise en application des réformes du secteur minier, la signature des mémorandums d’entente avec les pays où sont vendus les minerais en provenance du Burundi et la formalisation des exploitations minières artisanales. De plus, l’adoption d’une approche globale et participative de la formalisation des exploitations minières artisanales, le renforcement des capacités en matière de négociation des contrats miniers et l’alignement du cadre légal régissant le secteur minier aux standards internationaux sont des conditions incontournables.

Les exploitations minières industrielles devraient être inscrites en priorité dans les stratégies de la valorisation du potentiel minier du Burundi à court, à moyen et à long terme avec une feuille de route pour mettre à terme les exploitations minières artisanales. De plus, la réglementation fiscale pour les aspects relatifs au secteur minier devrait être réformée.

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