L’année 2025 a été marquée par une dégradation innommable des indicateurs macroéconomiques. Les Burundais ont vécu une forte inflation qui a atteint plus de 40 %. Selon l’INSBU, l’inflation en moyenne annuelle du mois de novembre 2025 s’élevait à +36,1% contre +36,8% au mois d’octobre 2025.
Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.
L’inflation en moyenne annuelle de novembre 2025 (+36,1%) était due aux prix des produits alimentaires qui enregistraient une hausse de 35,7%. Les pains et les céréales enregistraient une hausse de 34,0% composés essentiellement du riz en hausse de 38,7%, du maïs en hausse de 18,5% et des produits de la pâtisserie en hausse de 41,5%.
Les légumes enregistraient une hausse de 23,7% composées essentiellement des tubercules frais et des légumes frais en fruits ou racines en hausse respectivement de 42,7% et 39,1%. Les poissons et fruits de mer enregistraient une hausse de 51,4% composées essentiellement des poissons frais en hausse de 82,2%.
Les viandes enregistraient une hausse de 75,8% composées essentiellement des viandes de bœuf en hausse de 78,9%. Les fruits enregistraient une hausse de 52,5%.
Les loyers ont aggravé la situation. Une maison de deux chambres et salon se loue à plus de 450 000 FBu dans les quartiers de classe moyenne. La monnaie locale a perdu de la valeur de façon époustouflante. Cela a été aggravé par la rareté des devises. Ce qui a occasionné une pénurie du carburant.
Dans le secteur du transport rémunéré, se déplacer était devenu un casse-tête. Les habitants de la ville de Bujumbura sont jusqu’ à maintenant fatigués par les files d’attente interminables. Ceux qui ne résistent pas à ce désagrément font recours au Changachanga. Les frais de transport ne cessent d’être revus à la hausse au détriment des passagers. Les infrastructures routières se dégradent du jour au jour. On peut citer la RN9, la RN7, etc
Dans le secteur de la santé, le choléra a fait rage surtout dans la province de Bujumbura. Et d’ajouter l’impact du changement climatique dans certaines provinces et les coupures intempestives d’électricité et d’eau. Le Burundi a accueilli des milliers de réfugiés congolais suite aux conflits armés qui font rage dans la République Démocratique du Congo. Pourtant, il s’est observé un engagement fort du chef de l’Etat dans le secteur des mines malgré que cela se fait de façon artisanale. Pas mal de sites miniers ont été découverts et exploités. Et d’ajouter le lancement du marché boursier pour permettre aux investisseurs d’acheter et de vendre des capitaux malgré que cette initiative ne suffise pas à elle seule pour assurer son efficacité et sa durabilité.
La rédaction vous propose les grands moments de l’actualité socio-économique qui a marqué cette année. Nous profitons de l’occasion pour vous souhaiter nos meilleurs vœux de prospérité et de bonne santé pour l’an 2026 qui s’annonce.