Le Fonds africain de développement accorde 8,6 millions USD supplémentaires au Burundi pour améliorer l’approvisionnement en eau et la résilience aux changements climatiques. Ce programme est bénéfique pour un demi-million de personnes dans les zones rurales du pays de Bubanza, Cibitoke, Cankuzo, Rutana et Ruyigi.
Le pays a bénéficié d’un don supplémentaire de 8,6 millions USD afin d’améliorer l’approvisionnement en eau potable et de renforcer la résilience au changement climatique dans les zones rurales.
Selon un article publié par la Banque Africaine pour le Développement (BAD) fin octobre de cette année, ce don supplémentaire de 8,6 millions USD permettra d’améliorer l’approvisionnement en eau potable et de renforcer la résilience au changement climatique dans les zones rurales
Le don appuiera la mise en œuvre de la première phase du Programme d’Appui au Secteur de l’Eau et au Renforcement de la Résilience Climatique (PASEREC) au Burundi.
« Ce don vient en appui à un premier financement de 13,3 millions de dollars approuvé en 2023 par l’institution en faveur du programme et permettra de l’étendre d’une année supplémentaire », lit-on dans l’article.
Ce programme vise les régions de Bubanza, Cankuzo, Cibitoke, Rutana et Ruyigi. Celles-ci font partie des zones les plus touchées par les sécheresses et les inondations. Elles sont fortement exposées aux épidémies de choléra, selon toujours le même article, qui rappelle en outre que le programme se poursuivra jusqu’en 2029. Il contribuera à fournir un accès à une eau potable sûre et fiable à un demi-million de personnes.
Plus de 2 500 emplois projetés
La publication signale qu’environ 2 700 emplois seront créés, dont 80 % pour les jeunes et les femmes. Cela grâce à l’agriculture à petite échelle, à l’entretien des systèmes d’approvisionnement en eau potable et à l’agriculture climato-intelligente.
Par ailleurs, le programme permettra de construire 17 systèmes d’approvisionnement en eau potable alimentés par l’énergie solaire, de réaliser des installations sanitaires écologiques et des systèmes d’irrigation. Ce qui améliorera la production agricole et augmentera les revenus des ménages.
La BAD précise qu’au-delà des infrastructures, le projet autonomisera les communautés locales et les coopératives en leur permettant de gérer les services d’approvisionnement en eau potable de manière durable et favorisera également l’égalité des genres grâce à des formations et à l’accès au financement.
De plus, il soutiendra les coopératives agropastorales en offrant aux femmes et aux jeunes agriculteurs de nouvelles compétences agricoles et des opportunités de création d’entreprise.
Le programme est cofinancé par le Centre Mondial pour l’Adaptation (GCA) et le gouvernement du Burundi.