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A l’impossible nul n’est tenu

Il s’observe un ouragan très inquiétant qui est en train de secouer le pays. Il s’agit d’un courant des fonctionnaires constitués en grande partie des enseignants et des prestataires de soins qui sont en train d’abandonner leur métier.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

La situation n’est pas simple même s’il n’y a pas de chiffres exacts qui montrent l’ampleur de ce phénomène.

Plutôt, elle est dramatique. Les responsables des institutions scolaires qui ne cessent de crier haut et fort qu’ils ne savent pas où sont passés leur personnel en témoignent mieux.

Les conséquences sont légion. Les élèves passent la journée sans rien apprendre. Par conséquent, la qualité de l’éducation se dégrade au moment où le développement d’un pays en dépend en premier lieu de la qualité de l’éducation.

Avec cette situation, tout s’effondre progressivement. Même la vision d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060 se trouve hypothéquée.

C’est pour cela que le gouvernement devrait prendre toutes les mesures possibles pour motiver les fonctionnaires en général et les enseignants en particulier dans l’objectif de calmer cette hémorragie.

Comme les syndicalistes le suggèrent, l’amélioration de leurs conditions de vie à travers l’indexation de leurs salaires au taux d’inflation pourrait être l’une des pistes de solution.

Qu’il comprenne que le salaire de 400 000 FBu par mois pour un détenteur de diplôme de baccalauréat ou de licence reste dérisoire dans ce contexte de forte inflation.

Le gouvernement devrait penser à la valorisation du fonctionnaire de l’Etat, car c’est ce dernier qui contribue en premier au développement du pays.  Il est toujours prêt à apporter une pierre à l’édifice dans la mise en œuvre de la politique du pays.

S’il n’est pas alors à mesure de se prendre en charge parce que peu rémunéré, il commence à développer d’autres plans B pour survivre car à l’impossible nul n’est tenu.

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