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ANAGESSA : Quand la récolte déborde les hangars de stockage

Les opérateurs économiques sont appelés à développer une chaine de valeur de transformation pour tirer profit de l’abondante récolte du maïs. Un appel lancé par le président Evariste Ndayishimiye après une visite qu’il a effectuée dans les provinces abritant les hangars de stockage de la récolte du maïs. Aussi,les moyens de conservation des récoltes pour cette année  2024 sont disponible.

Les hangars de stockage de la récolte du maïs sont plein à craquer. (Photo : Ntare house).

Le président de la République du Burundi Evariste Ndayishimiye a effectué Vendredi le 17 mai 2024 une visite dans les provinces de Ngozi et Kirundo abritant les hangars de stockage de la récolte du maïs géré par l’Agence Nationale de Gestion des Stocks Alimentaires (ANAGESSA). Comme il s’observe dans les hangars, la moisson a été très bonne dans différentes localités du pays pour la saison culturale 2024 A. Les autorités se disent satisfait de la récolte enregistrée, car les greniers sont pleins à craquer. La collecte des grains de maïs a commencé depuis le 19 février 2024 avec un prix de 1700 FBu le kilo de grains de maïs.

Dans la province de Ngozi, le hangar de stockage contient 1 009 tonnes provenant des provinces de Ngozi , Kayanza et Kirundo. Pour le hangar situé dans la province de Kirundo, le stock s’élève à plus de 400 tonnes de grains de maïs. Le directeur général de l’ANAGESSA Joseph Nduwimana avait annoncé que grâce à une bonne récolte de ce produit, les quantités escomptées ont été largement dépassées. Au départ, ladite agence prévoyait collecter autour de 25 mille tonnes de surplus de maïs.  Néanmoins, la quantité déjà collectée s’élève à 33 mille tonnes. Evariste Ndayishimiye a exhorté les opérateurs économiques à développer une chaine de valeur de transformation pour tirer profit de l’abondante récolte du maïs.

Disponibilité du matériel de conservation de la récolte en suffisance

En 2022, des quantités énormes de maïs qui étaient conservées dans les stocks de l’ANAGESSA ont pourri suite au manque de suivi et d’équipements nécessaire comme les sacs remplissant les normes, l’humidimètre ainsi que les fonds pour payer les agriculteurs. Personne ne pouvait pas imaginer qu’un tel cas pourrait s’observer. Aussi, les Burundais en avaient tant besoin. Pour cette année  2024, la récolte a débordé les hangars destinés à la conservation   massive et durable de ce produit. Ceux-ci se trouvent dans les provinces de Gitega, Bujumbura dans le quartier de Ngagara,Ngozi et Cankuzo.

Cependant, pour faire face à ce défi, Joseph Nduwimana, directeur général de l’ANAGESSA rassure que pour cette année 2024, cette agence dispose de moyens suffisants pour stocker en bon état les quantités collectées. Il affirme également disposer d’outils comme l’humidimètre permettant de mesurer si les grains de maïs sont bien secs

Pour rappel, l’ANAGESSA a été mise en place en mai 2018 par un décret présidentiel avec pour mission de trouver des solutions aux problèmes liés à la gestion des récoltes afin de garantir une réserve alimentaire physique disponible sur place, stabiliser les prix et intervenir en cas de catastrophe.

Le pays devrait envisager l’exportation de la production de mais vers les pays limitrophes. Au cours de ce mois, la Tanzanie a conclu un accord d’exportation de 500 000 tonnes de maïs vers la RDC. L’Agence tanzanienne de réserves alimentaires (NFRA) et la Quincy Company-une entreprise basée dans la province du Katanga vont collaborer pour expédier une première cargaison de 200 000 tonnes de maïs dans un premier temps.

Malgré la production abondante de maïs évaluée à environ 2 millions de tonnes par an, la RDC importe de grosses quantités de cette céréale pour 12 millions USD.

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