L’API a communiqué vendredi le 23 avril 2021 au public le résultat de ses activités pour le 3e trimestre. A part les statistiques sur la création de nouvelles entreprises, cette institution a montré qu’elle soutient l’entrepreneuriat des jeunes.
Suivant son mode opératoire, l’API communique ses performances au public tous les trois mois. Les réalisations de l’API pour le dernier exercice trimestriel donnent une image plus ou moins prometteuse sur la création des entreprises. Selon Désiré Musharitse, son directeur général, le guichet unique de création des sociétés a pu enregistrer 1 285 entreprises qui créeront jusqu’à 4 969 emplois. Dans le cadre de la mise en application des dispositions du code des investissements, l’API a continué le traitement des dossiers liés à la demande d’accès aux avantages du code des investissements. A ce niveau, 15 certificats d’éligibilité ont été délivrés contre un investissement dont la valeur du capital prévisionnel est de plus de 317,6 milliards de FBu avec un impact de création de 6868 emplois. Parmi les 15 entreprises éligibles aux avantages prévus par le code des investissements, 10 sont burundais et représentent 95 % du capital prévisionnel total.
Désiré Musharitse, directeur général de l’API : « Le guichet unique de création des sociétés a pu enregistrer 1 285 entreprises qui créeront jusqu’à 4 969 emplois. »
Quid de l’octroi et du suivi des actions commerciales exonérées ?
Le DG de l’API indique que la cellule Suivi-Evaluation a effectué des visites de terrain supplémentaires visant à vérifier si les entreprises exonérées ont respecté leur engagement dans le but de faciliter le traitement des dossiers de demande des certificats temporaires. Au cours de cette période, l’API délivrera 30 certificats temporaires de conformité aux engagements selon les dispositions du code des investissements. Musharitse dévoile une situation largement positive. « Ils ont déjà investi plus de 205 millions de FBu sur plus de 226 millions de FBu prévus, soit 90,61% des investissements prévus et créé 1894 emplois sur 3012 escomptés, un résultat équivalant à 62,88%.
Répondant à une question sur le suivi du respect des normes de création des entreprises, le responsable de l’API a indiqué qu’il arrive que le contrôle de certaines entreprises peut échapper à l’API. Cependant, il rassure que cela n’arrive que rarement. Il a souligné que son institution agrée uniquement les entreprises dont la vision respecte les lois et les valeurs burundaises.
L’API prend en compte la lutte contre le chômage des jeunes.
Dans ses missions, API travaille aussi en tenant compte de la politique actuelle du gouvernement qui a fait du développement de la jeunesse une de ses priorités. « Emboîtant le pas au gouvernement au cours de ce trimestre, l’API s’est concentré sur les événements relatifs à l’entrepreneuriat des jeunes », indique Musharitse. Selon lui, l’API a aidé dans la formation des jeunes en entrepreneuriat et en élaboration des plans d’affaires afin de leur permettre d’être éligibles au crédit offert par le secteur bancaire. « Du 15 mars au 09 avril 2021, sous le haut patronage du ministre en charge de la jeunesse, l’API en collaboration avec la BIJE a organisé lesdites formations au niveau régional », indique le haut responsable de l’API.
Agissant en alliance avec d’autres organisations, l’action de cette agence a été axée sur la sensibilisation sur les opportunités d’investissement. Tout de même, des sessions de sensibilisation ont été organisées à l’intention des professionnels des médias, des représentants des universités et des jeunes entrepreneurs.
Les séquelles ne manquent pas
L’API a toujours du pain sur la planche. Les investissements directs étrangers (IDEs) restent rares au Burundi. Musharitse ne le nie pas. « C’est vrai, les IDE sont encore insuffisants», affirme-t-il. Cependant, ce responsable tranquillise l’opinion à ce sujet. « Des efforts sont conjugués pour stimuler les IDEs que ce soit sur lesplans politique, diplomatique ou d’autres formes d’attraction des investisseurs étrangers », a-t-il indiqué. Par ailleurs, il rappelle que les investissements nationaux restent les plus importants dans le pays.
Musharitse a également répondu à la question du non-respect du plafond des prévisions budgétaires dans l’octroi des exonérations. Pour lui, dépasser le plafond n’a aucune conséquence négative au niveau des prévisions budgétaires de l’Etat.