L’Agence de Promotion des Investissements (API) poursuit la facilitation de l’immatriculation des entreprises. Dix ans après sa création, elle prévoit commanditer une enquête générale pour s’enquérir de l’existence des entreprises sur terrain. Elle rappelle aux entreprises que les cotisations sociales sont d’ordre légistique
Depuis sa création en 2009, l’API a pour mission générale de promouvoir l’investissement et l’exportation. Beaucoup d’entreprises ont été créées depuis l’existence de cette institution publique.
En guise d’exemple, 1 501 entreprises dont 50 % sont des coopératives ont été créées au niveau du guichet unique de création des sociétés, soit une projection de 19 127 emplois, selon Léonard Sentore, directeur de l’API. Lesdites entreprises ont été créées au seul premier trimestre 2019. Comparativement avec le premier trimestre de 2018, il indique que les sociétés créées ont enregistré une hausse de 120, 7 %, soit une augmentation d’emplois projetés de 289, 4 %. « Quant à la comparaison avec le 4ème trimestre de 2018, le nombre d’entreprises s’est accru de 61 % », renchérit le directeur de l’API.
Dans un article intitulé « Création d’entreprises : Les chiffres peuvent en cacher d’autres » publié sur le site du journal Burundi Eco le 21 septembre 2018, du 1er janvier 2013 au 31 août 2018, les entreprises immatriculées au Registre de Commerce et des Sociétés à l’API s’élevaient à 12.268. Les statistiques sont telles alors que la Banque Mondiale (BM) le classe en 2017 parmi les pays les plus pauvres d’Afrique avec un taux de pauvreté de 74, 7 %. Elle estime sa croissance économique à 1,9 % en 2018 et le PIB à 11, 3 % en 2017.
En quête du taux de pérennité des entreprises
M. Sentore reconnait que toutes entreprises enregistrées ne sont pas fonctionnelles. Cela, car il y en a qui naissent et d’autres qui meurent. Selon lui, l’institution qu’il dirige a mené dans le passé des enquêtes sectorielles pour avoir une idée sur les entreprises en activité.
« Nous comptons mobiliser les financements afin de mener une enquête plus détaillée. Elle nous permettra de connaître le taux de pérennité de celles-ci. Nous estimons que ce taux sera peut-être de 50 % ou 60 % après enquête », annonce-t-il.
Rappel au respect de l’ordre
Le grand défi qui hante pas mal d’entreprises est le non-paiement des cotisations sociales. A cela, le patron de l’API déclare que les entreprises qui ne cotisent pas pour leurs employés violent la loi. « Concernant les entreprises que nous suivons régulièrement, particulièrement celles qui ont bénéficié des avantages du code des investissements, nous veillons à ce que leurs employés soient assurés à la sécurité sociale », précise-t-il.
Et d’informer : « Une entreprise qui ne le fait pas ne peut pas bénéficier du certificat temporaire de conformité délivré par l’API.
Par ailleurs, nous allons même plus loin pour inciter les entreprises à créer des emplois décents même en terme de rémunération ».
Les propos de M. Sentore ont été recueillis lors d’un café de presse vendredi le 19 avril 2019. A cette occasion, l’API a présenté une vidéo dénommée « Investir au Burundi: Ils ont réussi » qu’elle a réalisée en collaboration avec quelques entreprises. Burundi Eco va vous faire découvrir certaines d’entre elles dans ses prochaines éditions.