Le projet de réhabilitation du réseau électrique burundais va bientôt commencer ses activités selon la Regideso. Le Burundi attend beaucoup de cette réhabilitation, car elle pourra peut-être résoudre un problème que l’injection dans le réseau national du courant électrique en provenance des nouveaux barrages hydroélectriques n’a pas pu résoudre, en l’occurrence les coupures intempestives du courant électrique.
Tant qu’on ne parvient pas à réhabiliter le réseau de transport d’électricité, il y aura toujours des coupures intempestives d’électricité dues à la vétusté des équipements.
Dans un communiqué publié par la Regideso sur son compte X, cette organisation a demandé aux habitants de la zone Ngagara, en particulier ceux des quartiers 3, 4, 5 et 6, dont les habitations sont construites sur les réseaux d’électricité et d’eau de permettre l’accès à ces équipements avant le 31 juillet 2025 afin que les travaux de réhabilitation des réseaux électriques à Bujumbura dans le cadre du projet ASCENT « qui vont bientôt » débuter selon ce même communiqué, puissent être réalisés. La Regideso précise qu’après cette date, des mesures drastiques seront prises à l’encontre de ceux qui n’auront pas facilité l’exécution du projet.
La réhabilitation du réseau électrique, plus qu’une nécessité
La vétusté du réseau électrique national a été pointé du doigt à maintes reprises comme la cause principale des coupures intempestives du courant électrique au Burundi. Et cela après que l’injection du courant électrique en provenance des différentes nouvelles centrales hydroélectriques eut échoué à trouver une solution durable à cette problématique. Les responsables de la Regideso et le ministère en charge de l’énergie ont confirmé que le nœud du problème est plutôt le réseau électrique national qui est vétuste et qui nécessite d’être réhabilité « Tant qu’on ne parvient pas à réhabiliter le réseau de transport d’électricité, il y aura toujours des coupures intempestives d’électricité dues à la vétusté des équipements », a fait savoir le Directeur Général de la Regideso.
Avec raison car, si on prend l’exemple des câbles souterrains qui sont en service aujourd’hui, ils datent des années 60. A part qu’ils n’arrivent plus à supporter les quantités élevées d’énergie injectée dans le réseau national, cette vétusté entraine parfois des pertes énergétiques, selon le ministère ayant l’énergie dans ses attributions. Au mois de février 2024 à l’Assemblée Nationale, il a précisé que pour pallier à ce défi de taille, ce ministère compte réhabiliter le réseau électrique national. Laquelle réhabilitation demandera autour de 200 millions USD.
ASCENT, pour la consolidation du secteur énergétique burundais
La Banque Mondiale et ses partenaires ont accepté de financer cette réhabilitation via le projet ASCENT Burundi (Accelerating Sustainable and Clean Energy Access Transformation) à hauteur de 190 millions de dollars. Ce projet vise à améliorer l’accès à l’électricité au Burundi en renforçant le réseau électrique, en modernisant la distribution du courant électrique et en impliquant le secteur privé.
Les responsables de la Regideso ont affirmé que ce projet permettra de relever les défis liés aux coupures intempestives d’électricité au Burundi et va aussi résoudre le problème de la mauvaise qualité des services d’électricité. Ils ont fait savoir également que l’implémentation de ce projet est un atout pour les investisseurs Burundais qui identifient le manque d’accès à l’électricité et la vétusté du réseau comme des obstacles majeurs à l’investissement.