La Fondation Coca-Cola a accordé un don d’une valeur de plus de 304 millions de FBu à l’association GIRIYUJA. Cette subvention est dédiée à la formation et à l’intégration aux métiers de couture et de mécanique automobile et moto de 200 jeunes issus des familles vulnérables dans les zones de Buterere et Kanyosha. Un espoir qu’un bon nombre de familles vont pousser un ouf de soulagement pour leurs enfants qui auront des occupations leur permettant de satisfaire à leurs besoins quotidiens
M. Aimable BARANDAGIYE, Coordonnateur National de GIRIYUJA : « Ce projet s’inscrit dans la continuité des actions de GIRIYUJA dans l’autonomisation des jeunes vulnérables ».
L’association GIRIYUJA a procédé ce jeudi 10 Novembre 2022 au lancement officiel du projet de réintégration socio-économique des jeunes vulnérables dans les zones de Buterere et Kanyosha en Mairie de Bujumbura. Ce projet a été financé par la Fondation Coca-Cola à hauteur de 149.600 USD, soit plus de 304 millions de FBu. « En finançant ce projet d’autonomisation des jeunes qui vise à réduire la pauvreté, la Fondation Coca-Cola a démontré son engagement à améliorer le sort de nos jeunes, un objectif central des principales parties prenantes dont le gouvernement du Burundi », précise Mme Catherine Bucumi qui représentait la fondation Coca-Cola lors de ces cérémonies.
Dans son allocution, M. Aimable BARANDAGIYE, Coordonnateur National de GIRIYUJA a remercié vivement la fondation Coca-Cola qui a accepté de financer ce projet. Il a fait savoir que ce projet s’inscrit dans la continuité des actions de GIRIYUJA dans l’autonomisation des jeunes vulnérables. L’objectif est de contribuer à leur autonomisation à travers la formation et la réinsertion professionnelle en métiers pratiques.
Ce projet d’une durée de 2 ans bénéficiera à 200 jeunes dont 160 filles et 40 garçons qui se trouvent dans la tranche d’âge de 16 à 30 ans. Les jeunes filles seront formées aux métiers de couture. Quant aux garçons, ils seront préparés pour les métiers de mécanique automobile et moto. Parmi ces jeunes, il y en a qui sont chefs de ménages, filles-mères et qui ont besoin de l’ouverture des opportunités afin qu’ils puissent devenir autonomes et puissent subvenir à leurs besoins et aux besoins des fratries prises en charge.
Un début prometteur
Sylvie Sabiyumva qui a représenté les bénéficiaires de ce projet a tant remercié l’association GIRIYUJA pour tout ce qu’elle a fait pour eux. « Nous baignions dans une misère sans nom. Nous étions dans le désespoir. C’est là où cette association nous a retrouvés et nous a redonnés la joie de vivre. Aujourd’hui, nous sommes rassurés que demain sera meilleur », témoigne –t-elle. Les bénéficiaires ont également remercié tous les partenaires de GIRIYUJA, en l’occurrence la Fondation Coca-Cola pour leur contribution au bon déroulement de ce projet. Ils se réjouissent également que cette fois-ci cette association va encadrer plus de jeunes comparativement aux années antérieures. «Auparavant, les candidats devaient avoir un âge compris entre 16 et 18 ans. Cette fois-ci, ce sera de 16 ans à 30 ans. Cela a ouvert une porte de chance à la plupart d’entre nous qui étions exclues de la tranche d’âge prise en considération», se réjouit-elle. Toutefois, elle demande aux responsables de cette association de rester auprès de ces jeunes pendant et après la formation. Elle demande surtout aux différents partenaires de soutenir les projets de GIRIYUJA pour qu’elle puisse ouvrir grandement les portes pour que d’autres jeunes puissent avoir cette opportunité.
Sylvie Sabiyumva : « Aujourd’hui, nous sommes rassurés que demain sera meilleur ».
Tenant compte du fait que ces jeunes proviennent des familles modestes, GIRIYUJA a essayé de lever toute barrière pouvant empêcher le bon déroulement de ce projet. Lors de ces formations, ces jeunes ont droit au repas de midi. Contrairement à la plupart des projets pour jeunes, après cette formation, les jeunes formés par GIRIYUJA bénéficieront du matériel de base pour commencer à voler de leurs propres ailes. « Pour la plupart de tels projets, on forme les jeunes et après on les envoie chercher le boulot. Ce qui ne donne pas souvent des fruits. Pour ce projet, celles qui auront bénéficié des formations de couture recevront chacune une machine à coudre et d’autres accessoires. Les garçons bénéficieront également du matériel de base leur permettant de s’intégrer directement dans le métier », précise-t-il. Et d’ajouter que ceux qui voudront travailler ensemble ou en solo, il n’y aura pas d’exigence.
Un remède contre le chômage
Selon les statistiques issues du recensement digital des jeunes au chômage de 2020, le Burundi a enregistré 286.515 jeunes chômeurs dont 132.483 femmes et 154.032 hommes. Ces chiffres montrent également que 86% des jeunes chômeurs qui se sont manifestés ont le niveau secondaire. Près de 10% sont passés à l’université et 1.3% se sont limités au primaire. Ces chiffres sont complétés par l’Institut des Statistiques et Etudes Economiques du Burundi (ISTEEBU) qui précise que 43.7% des ménages du Burundi sont pauvres (Enquête Intégrée sur les conditions de vie des ménages au Burundi de 2019-2020). Cela veut dire qu’en général, les familles dont sont issus les jeunes chômeurs Burundais ne sont pas capables de leur fournir un petit capital de démarrage pour se lancer ne fût-ce que dans l’informel.
Selon M. Christophe KINSHASA qui a représenté le maire de la ville de Bujumbura dans ces cérémonies, ce projet vient à point nommé pour soutenir les initiatives de la mairie de Bujumbura dans la création de l’emploi pour la jeunesse n’ayant pas eu l’occasion de poursuivre les études pour diverses raisons. « Nous sommes confiants qu’avec l’apprentissage en métiers pratiques, cette jeunesse sera plus qu’utile pour elle-même, pour sa famille et pour le pays qui a tellement besoin de cette population active », souligne-t-il. Il a remercié l’association GIRIYUJA qui ne cesse d’appuyer les efforts du Gouvernement du Burundi dans l’encadrement et l’orientation des enfants et des jeunes. Il encourage les autres ONGs tant nationales qu’internationales à songer à mettre dans leurs actions, l’autonomisation des jeunes qui n’ont pas d’opportunités.
Ce projet d’une durée de 2 ans bénéficiera à 200 jeunes dont 160 filles et 40 garçons qui se trouvent dans la tranche d’âge de 16 à 30 ans.
Un projet bénéfique pour le Burundi
Ce projet de GIRIYUJA s’inscrit dans la ligne droite du Gouvernement du Burundi dans sa priorité de recherche des solutions pour les jeunes chômeurs en général et chez les jeunes issus de communautés défavorisées en particulier. L’objectif est de faciliter leur insertion dans le monde du travail.
Mme Imelde SABUSHIMIKE, Ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre avait rehaussé de sa présence ces cérémonies. Dans son allocution, elle a fait savoir que le gouvernement du Burundi a mis en place plusieurs initiatives en vue d’éradiquer le taux de chômage en forte progression. « Nous saluons l’élaboration et la mise en place de ce projet qui s’inscrit dans la ligne droite du gouvernement du Burundi dans sa priorité de recherche des solutions pour les jeunes chômeurs et notre partenaire GIRIYUJA a pris l’initiative de contacter des partenaires financiers dont la Fondation Coca-Cola pour pouvoir autonomiser les vulnérables à travers les métiers pratiques », se réjouit-elle.
Selon la Ministre SABUSHIMIKE, la mise en œuvre de ce projet contribuera essentiellement à la création d’emploi, l’amélioration des conditions de vie, la disponibilité des services et l’encadrement des jeunes. « Sans doute qu’après l’apprentissage pratique, bon nombre de familles vont pousser un ouf de soulagement pour leurs enfants qui auront des occupations leur permettant de satisfaire leurs besoins quotidiens », espère-t-elle.
La Fondation Coca-Cola est la branche philanthropique de Coca-Cola. Elle accorde chaque année des subventions à de nombreuses initiatives afin d’améliorer la vie des communautés dans le monde.