A l’occasion de la deuxième édition de la journée dédiée aux PME, la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB) réaffirme son engagement envers les entrepreneurs. Appréciée tant par ses clients que par les observateurs extérieurs, la BCB entend outiller les porteurs de projets pour qu’ils puissent bâtir des initiatives bancables et crédibles. Elle vise également à instaurer un dialogue ouvert sur les mécanismes de financement tout en présentant des solutions concrètes, adaptées aux réalités et aux besoins des PME.
Thierry KOFFI Directeur Général Adjoint (DGA) de la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB) : « La structuration et la bonne gestion sont les véritables piliers de la croissance et de la confiance des partenaires financiers ».
« Après la tenue de notre première rencontre le 09 mai 2024 qui a permis des échanges fructueux, nous sommes ravis ce jeudi 24 juillet 2025, de vous rencontrer, ici à Royale Palace à Bujumbura encore une fois pour d’autres échanges. Forts de cette dynamique, nous avons placé cette deuxième édition sous le thème : Savoir structurer et bien gérer son business », déclare Thierry KOFFI, Directeur Général Adjoint de la Banque de Crédit de Bujumbura (DGA BCB).
Pour lui, la BCB a choisi ce thème, car elle est convaincue qu’une idée, même brillante, a besoin de fondations solides pour se transformer en une entreprise durable et performante.
Le DGA de la BCB fait remarquer que la structuration et la bonne gestion sont les véritables piliers de la croissance et de la confiance des partenaires financiers.
« Notre ambition pour cette journée est donc triple : vous donner les clés pour monter des projets bancables qui inspirent confiance, créer un dialogue franc pour mieux comprendre les mécanismes de financement, et bien sûr, vous présenter les solutions concrètes que la BCB a conçues pour accompagner votre développement », martèle M. Thierry KOFFI avant de rappeler que la BCB ne finance pas les garanties, mais plutôt qu’elle priorise les activités.
Les PME, piliers du développement économique
M.Thierry KOFFI affirme que les PME sont le moteur de l’économie. En renforçant leurs capacités de gestion, souligne-t-il, elles ne travaillent pas seulement pour leur propre réussite, mais elles contribuent de manière significative à la création de valeur et d’emplois à l’échelle nationale.
Et d’ajouter : « Sachez que la Banque de Crédit de Bujumbura est et restera votre compagnon sûr pour progresser ».
Par ailleurs, le Directeur Général Adjoint de la BCB annonce qu’en 2024, la banque a injecté 250 milliards de FBu dans l’économie nationale, dont 50 milliards exclusivement destinés aux PME.
Il reconnait que l’octroi de crédits est soumis à certaines exigences, mais souligne que c’est précisément dans ce cadre que la BCB intensifie sa proximité avec ses clients, en particulier les PME évoluant dans le secteur formel afin de les rendre éligibles au financement.
En plus des crédits, des formations et des sensibilisations
Selon Mme Aline Hategekimana, Responsable du segment des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB), la banque a pris l’initiative stratégique d’accompagner activement les PME. Elle précise que la BCB propose une large gamme de services financiers destinés aussi bien aux particuliers, aux salariés, aux commerçants qu’aux grandes entreprises. Toutefois, un accent particulier est désormais mis sur les commerçants et les entreprises relevant du segment PME.
Mme Aline Hategekimana, Responsable du segment des Petites et Moyennes Entreprises (PME) à la BCB : « Aujourd’hui, il ne suffit pas de vendre des crédits. Il est nécessaire d’informer, de former et de sensibiliser nos partenaires ».
« C’est dans cette optique que, l’année dernière, nous avons organisé la première édition d’un événement dédié aux PME. Cette année, en réponse aux attentes de nos partenaires, nous avons lancé une deuxième édition dans le but de pérenniser cette bonne pratique d’accompagnement », explique Mme Hategekimana.
Elle souligne que les crédits sont bel et bien disponibles, mais que leur octroi ne se limite plus à une simple offre : « Aujourd’hui, il ne suffit pas de vendre des crédits. Il est nécessaire d’informer, de former et de sensibiliser nos partenaires. Les PME doivent comprendre qu’elles doivent se structurer, sortir de l’informel et évoluer vers le formel pour pouvoir bénéficier des prêts proposés par les banques. »
Parmi les défis rencontrés, elle note que de nombreuses PME ne sont pas encore bancarisées. Elles mènent leurs activités sans faire transiter leurs revenus sur leurs comptes bancaires et travaillent souvent sans contrats formels. « Cela constitue un frein à leur éligibilité aux financements », insiste-t-elle.
C’est pour cette raison que la BCB organise régulièrement des sessions de sensibilisation, afin d’expliquer aux PME les exigences à respecter pour accéder aux prêts bancaires.
Mme Hategekimana rappelle que le segment PME se distingue des autres segments tels que les grandes entreprises (corporates) ou les salariés. « Ces derniers disposent généralement de bilans ou de revenus réguliers vérifiables. Ce qui facilite l’analyse pour l’octroi des crédits. Pour les PME, c’est plus complexe ; d’où la nécessité d’un accompagnement adapté », explique-t-elle.
Pour mieux répondre aux besoins spécifiques de ce segment, la BCB a mis en place quatre espaces business : deux à Bujumbura, un à Gitega et un autre à Ngozi avec l’ambition d’en ouvrir davantage à travers le pays. Et de rassurer : « A ceux qui doutent encore ; essayez la BCB. Elle est là pour vous accompagner dans la réalisation de vos projets ».
Des prestations reconnues et appréciées
« La Banque de Crédit de Bujumbura (BCB) n’est plus la banque d’autrefois. Elle est devenue une institution innovante, proche des Petites et Moyennes Entreprises (PME) », affirme Mme Marie Louise Kamikazi, Directrice Exécutive du Réseau des Institutions de Microfinance au Burundi (RIM).
Cette appréciation est partagée par M. Denis Nshimirimana, Secrétaire Général de la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi. Il salue la démarche de la BCB qui, selon lui, contribue à déconstruire les préjugés selon lesquels les banques ne financeraient que les plus fortunés. Il remercie la BCB pour l’attention portée aux PME et l’encourage à renforcer encore davantage l’octroi des crédits à cet écosystème spécifique.
M.Aimé Ndizeye, entrepreneur dans le domaine de la fabrication des craies, témoigne de l’efficacité de la Banque de Crédit de Bujumbura (BCB). Selon lui, la BCB est une institution bancaire fiable qui soutient les entrepreneurs en leur accordant des crédits. Il affirme avoir déjà bénéficié de prêts à dix reprises. Ce qui lui a permis de développer et de renforcer son activité.
Photo de famille
Pour accéder aux crédits, Dr Eric Ngendahayo, l’un des présentateurs du jour, a souligné l’importance cruciale de la formalisation. Selon lui, structurer son entreprise est une étape essentielle pour renforcer sa crédibilité auprès des institutions financières.
Il affirme que la bonne structuration d’une entreprise garantit une croissance stable et durable à long terme. Il conclut en insistant sur le fait que les PME bien organisées accèdent plus facilement aux financements nécessaires à leur développement.
Par ailleurs, Dr Ngendahayo rappelle que les établissements bancaires analysent plusieurs éléments clés avant d’accorder un crédit, notamment la santé financière, le plan d’affaires, la solvabilité ainsi que l’historique de l’entreprise.
La première édition s’était tenue sur le thème : « Accompagnement des PME : défis, perspectives, solutions et innovations ».