Les habitants des provinces Butanyerera et Buhumuza appuyés par le projet PRODECI-TURIKUMWE éprouvent un sentiment de satisfaction du fait que les activités qu’ils ont initiées enregistrent des avancées remarquables. Ils plaident pour l’extension dudit projet afin que personne ne soit laissé derrière dans le développement.
Grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE, Nduwayo s’est acheté un bovin pour un montant de 790 000 FBu. Pour le moment, il a une valeur de 4 millions de FBu.
Les bénéficiaires du projet PRODECI-TURIKUMWE rencontrés dans la province de Butanyerera affirment que les activités qu’ils ont initiées grâce à ce projet évoluent normalement.
Felix Niyonzima, président de la coopérative Turwizumwimbu rencontré le 3 décembre 2025 sur la colline Gitazi de la commune Ngozi dans la province de Butanyerera en témoigne. « Nous avons commencé nos activités avec un capital de 15 millions de FBu. On cultivait seulement sur 2 hectares au maximum. C’est en 2023 que le projet PRODECI-TURIKUMWE nous a accordé un appui financier de 56 millions de FBu », précise Niyonzima.
C’est à partir de ce moment que cette coopérative est passée de 2 hectares à 5 hectares de propriete foncière exploitée. On y a cultivé des pommes de terre dont on a récolté 70 tonnes.
La coopérative Turwizumwimbu évolue sans anicroche
Pour le moment, Niyonzima se réjouit du fait que la coopérative qu’il chapeaute évolue sans anicroche. Elle cultive sur 8 hectares. Elle pratique aussi l’élevage des bovins grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE.
Et de préciser que cette coopérative enregistre un chiffre d’affaires de plus de 170 millions de FBu. En plus de la production des pommes de terre, Niyonzima indique que cette coopérative pratique l’agriculture du maïs et du petit pois. Nous projetons atteindre une production de 200 tonnes de pommes de terre, argue-t-il.
Ses perspectives
Il laisse entendre que cette coopérative souhaite se doter d’une égraineuse, d’une benne pour faciliter le transport de la récolte et des fertilisants et se construire un hangar de stockage.
Bonaventure Nduwayo habitant la colline Kabanga de la commune Kiremba dans la province de Butanyerera salue la contribution du projet PRODECI-TURIKUMWE à la promotion du secteur agropastoral. Le projet m’offert 80 kg de semences sélectionnées de haricot.
Grâce à la récolte du haricot, Nduwayo a acheté un bovin pour un montant de 790 000 FBu. PRODECI-TURIKUKWE lui a offert aussi des chèvres estimées à 5. Il est ravi du fait que ces chèvres sont estimées pour le moment à 8 et que le bovin qu’il a acheté à une valeur estimée à plus de 4 millions de FBu.
L’économie de Nduwayo évolue en mode crescendo
Nduwayo remercie vivement le projet PRODECI-TURIKUMWE du fait que son économie évolue en mode crescendo grâce à ce dernier. Il explique qu’il a aussi acheté 4 propriétés foncières pour un montant estimé à plus de 12 millions de FBu tiré de la vente de la récolte du maïs, du haricot, du manioc, etc. Et de signaler que les conditions de vie de sa famille se sont améliorées.
Je n’ai pas de souci pour assurer la scolarisation et la santé de mes enfants, renchérit-il. Il s’engage avec énergie à développer le secteur agropastoral, car il a constaté que ce dernier est prometteur.
Rénilde Niyonizeye, habitant la colline Buhama de la commune Kiremba dans la province de Butanyerera abonde dans le même sens. Grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE, elle est en train de développer le secteur agropastoral.
Niyonizeye s’est achetée un bovin pour un montant de 3 400 000 FBu
Le projet lui a offert 40 kg de semences sélectionnées de haricot. Grâce à la récolte du haricot, Niyonizeye s’est acheté un bovin à un montant de 3 400 000 FBu. PRODECI-TURIKUKWE lui a offert aussi des chèvres estimées à 8. Et d’affirmer qu’elle s’est achetée également une propriété foncière de 2 millions de FBu.
Rénilde Niyonizeye s’est acheté un bovin pour un montant de 3 400 000 FBu grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE
Cassien Ndacayisaba, secrétaire de la Coopérative des Jeunes Engagés pour le Développement n’y va pas par quatre chemins. « PRODECI-TURIKUMWE nous a offert 75 kg de semences sélectionnées de maïs. Nous avons cultivé une propriete foncière de plus de 3 hectares et récolté plus de 9 tonnes de maïs », confie Niyonizigiye.
La coopérative en pleine expansion grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE
Pour le moment, cette coopérative exploite une propriété foncière de 6, 5 hectares et parvient à récolter 13 tonnes de maïs par saison.
Selon toujours Ndacayisaba, la coopérative pratique l’élevage des bovins grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE. « le projet nous a accordé 9 vaches. Pour le moment, 2 de ces dernières ont mis bas. 4 autres sont en gestation », argue-t-il.
Il fait savoir que cette coopérative se concentre beaucoup plus sur les cultures du maïs, du haricot, du soja et des avocats.
Ndacayisaba indique que cette coopérative compte se lancer dans la transformation de la récolte pour accélérer son développement.
Le même sentiment de satisfaction s’observe dans le camp de réfugiés de Kinama situé sur les collines Kinama et Bihogo de la commune Muyinga dans la province de Buhumuza.
Un centre multimédia construit par PRODECI-TURIKUMWE
Dans un entretien avec Claudine Nsengiyumva, administrateur en charge de la protection du camp de réfugiés Kinama, il ressort que PRODECI-TURIKUMWE y a mis en place un centre multimédia. C’est un centre qui permet aux élèves de développer leurs connaissances en Informatique. Ils apprennent les logiciels Excel, PowerPoint, Word, etc. Il y a même des cours qu’ils apprennent en ligne.
Ce centre est doté d’équipements qui permettent aux apprenants de gagner le pari. Ce sont entre autres des ordinateurs, des appareils photos, etc. Ce centre est aussi doté d’un studio. Et de noter que la formation dure 6 mois et est sanctionnée par l’octroi d’un certificat.
Les réfugiés au camp de Kinama jubilent
En plus de la construction dudit centre, PRODECI-TURIKUMWE a financé certains réfugiés résidant dans le camp de Kinama pour leur permettre de développer leurs microentreprises. Jackson Ngendakumana et Macho Furaha, tous réfugiés d’origine congolaise en sont témoins.
«PRODECI-TURIKUMWE m’a octroyé un montant de 5 600 000 FBu pour développer mon projet de Cafétaria. Je vends le thé, le lait, le pain, etc», se réjouit Ngendakumana.
Il remercie PRODECI-TURIKUMWE du fait que son appui a fait qu’il augmente son capital. Il affirme qu’il parvient à enregistrer un bénéfice qui varie entre 20 000 FBu et 25 000 FBu par jour. Cela me permet d’améliorer les conditions de vie de ma famille, précise Ngendakumana.
Macho Furaba remercie également le projet PRODECI-TURIKUMWE qui lui a offert un capital qui lui permet de faire le commerce des chaussures, confie-t-elle.
Elle se réjouit du fait qu’elle parvient à enregistrer un bénéfice de 15 000 FBu ou 20 000 FBu par jour et que cela lui permet d’améliorer les conditions de vie de sa famille.
Macho Furaba, refugiée remercie le projet PRODECI₋TURIKUMWE qui lui a offert un capital qui lui permet de faire le commerce des chaussures.
Les bénéficiaires remercient PRODECI-TURIKUMWE
Les bénéficiaires remercient vivement le projet PRODECI-TURIKUMWE pour sa contribution au développement du secteur agropastoral. Ils promettent de contribuer à l’atteinte de la vision du Burundi émergent en 2040 et développé en 2060. « Nous avons appris les bonnes pratiques agricoles. Nous avons des agronomes qui nous donnent un coup de pouce pour gagner le pari », poursuivent-ils.
Avant le projet PRODECI-TURIKUMWE, ils indiquent qu’ils étaient confrontés à une noria de défis. Ils cultivaient pêle₋mêle sans tenir compte des bonnes pratiques agricoles. Le manque de fertilisants et de semences sélectionnées ajoutait le drame au drame.
Ils demandent enfin aux responsables du projet PRODECI-TURIKUMWE d’étendre le projet jusqu’ au niveau national pour que personne ne soit laissé en arrière dans le développement.
Quid du budget alloué au projet ?
Vital Niyigarura, coordonnateur du projet PRODECI-TURIKUMWE indique que c’est un projet du gouvernement du Burundi financé par la Banque Mondiale à hauteur de 60 millions USD.
« L’objectif est d’améliorer la nutrition, l’accès aux services de base et aux opportunités économiques dans les zones ciblées du pays. Nous dotons donc les communes des infrastructures publiques », précise-t-il.
Le paquet des résultats du projet
Dans le secteur éducatif, 24 écoles ont été construites. 3 autres sont en cours de construction.
Dans le secteur de la santé, 6 centres de santé ont été érigées. 3 autres sont en cours de construction.
8 pistes d’accès sur 10 prévues ont été construites. 2 autres sont en cours de construction. 5 hangars de stockage ont été construits. Et d’ajouter 4 ponts en cours de construction.
Concernant la composante 2 qui parle de la nutrition et de l’augmentation de la production, 1736 microentreprises sur 2000 prévues ont été appuyées. 131 coopératives sur 110 prévues ont été financées.
Vital Niyigarura, coordonnateur du projet PRODECI-TURIKUMWE indique que c’est un projet du gouvernement du Burundi financé par la Banque Mondiale à hauteur de 60 millions USD.
Les réfugiés et la communauté hôte, une priorité
Selon Niyigarura, les réfugiés et la communauté hôte font partie de la cible privilégiée du projet PRODECI-TURIKUMWE dans l’objectif de promouvoir la cohésion sociale entre les deux parties. C’est pour cela qu’on les a appuyées à travers les coopératives et les microentreprises.
Le coordonnateur ravi
Il éprouve un sentiment de satisfaction du fait que le projet PRODECI-TURIKUMWE porte des fruits dans toute sa zone d’action. Les résultats sont satisfaisants. Les conditions de vie se sont améliorées de façon remarquable. Les ménages parviennent à manger 3 fois par jour. Ils accèdent facilement aux services de base.
Les effectifs pléthoriques ont été réduits dans les écoles. Certaines coopératives sont à la phase d’exportation. Tout cela montre que le projet PRODECI-TURIKUMWE est à l’œuvre pour contribuer à la vision de l’Etat d’avoir un pays émergent en 2040 et développé en 2060.
L’extension du projet en cours de négociation
Selon lui, c’est pour cela que le gouvernement du Burundi est en train d’échanger avec la Banque Mondiale pour étendre le projet, car il a été constaté qu’il y a encore des ménages qui ont besoin d’être appuyés pour se développer.
Les réfugiés qui ont besoin d’être appuyés deviennent de plus en plus nombreux suite à la guerre qui s’observe en République Démocratique du Congo. Il espère alors que la phase 2 du projet pourra avoir lieu.
Il demande aux bénéficiaires de bien fructifier les acquis du projet. La bonne gestion de leurs coopératives et de leurs microentreprises s’avère une nécessité pour qu’elles soient viables même après le projet, recommande-t-il. Penser à la transformation de leur récolte est une bonne stratégie pour gagner le pari.
Notons que PRODECI-TURIKUMWE opère dans 7 communes de la province Buhumuza et 3 communes de la province Butanyerera.