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Cap sur la mobilité électrique pour un avenir vert

Le Burundi a franchi une étape décisive vers la mobilité durable avec la validation de sa politique nationale de véhicules électriques. Cette initiative vise à moderniser le transport, à réduire la pollution et à promouvoir l’énergie propre tout en créant des emplois verts.

La vulgarisation des véhicules électriques fait désormais partie des priorités du gouvernement.

Le Burundi franchit une étape majeure vers la transition énergétique. Ce jeudi 23 octobre 2025, un atelier de validation du rapport pré-final sur la politique et la stratégie nationale de mobilité électrique s’est tenu sous l’égide du ministère des Infrastructures, des Logements Sociaux, des Transports et de l’Equipement. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la mobilité électrique financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

Le ministre en charge du transport Jean Claude Nzobaneza, a rappelé que le gouvernement a déjà pris des mesures incitatives pour encourager l’importation des véhicules électriques. Pour l’exercice 2025–2026, la taxe sur la consommation et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) seront supprimées pour ces véhicules. « L’adoption de cette politique permettra de prendre d’autres mesures incitatives en faveur de la mobilité propre », a-t-il précisé.

Le projet a été validé avec pour objectif de poser le cadre légal régissant l’importation et l’utilisation des véhicules électriques au Burundi. Le ministre Nzobaneza a indiqué que ces mesures visent à faciliter la mobilité des citoyens, à réduire la pollution atmosphérique et à contribuer à la mise en œuvre de la vision du Burundi 2040-2060.

Les véhicules électriques sont plus que bénéfiques

Edouard Nyandwi, coordinateur national du projet, a mis en avant les avantages attendus. C’est notamment la circulation facilitée des personnes et des marchandises, la réduction de la pollution et la promotion d’un développement durable. Il a précisé qu’un nombre limité de véhicules électriques est déjà présent au Burundi et que le gouvernement prévoit de faciliter l’introduction des bus électriques dans le transport en commun. Des demandes d’importation des véhicules électriques ont été déposées et sont en cours d’examen. « Pour le moment, on observe l’arrivée de petits véhicules électriques. Les bus transportant 45 voire 70 personnes sont encore à venir. Pas mal d’investisseurs ont sollicité l’autorisation d’importer ces bus », a expliqué M. Nyandwi. Il ajoute que pour y arriver de façon effective, on commencera par la ville de Bujumbura en installant des bornes de recharge, notamment pour les bus et d’autres investisseurs prévoient étendre ces bornes aux stations-service classiques.

L’Etat s’est également engagé à soutenir l’Office de Transport en Commun (OTRACO) dans l’acquisition des bus électriques. Par ailleurs, les parties prenantes proposent des mesures d’accompagnement sur la construction et la réhabilitation des routes, ainsi que l’optimisation des espaces réservés au chargement des véhicules électriques, afin de garantir la réussite de ce projet.

Florent Nkezabahizi qui a représenté le gouverneur de la province de Bujumbura dans cet atelier, a souligné l’importance de cette transition énergétique, qualifiée de levier essentiel du développement durable. Selon lui, le passage à la mobilité électrique permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de diminuer la dépendance aux énergies fossiles, d’améliorer la qualité de l’air et la santé publique tout en favorisant la création d’emplois verts et l’innovation technologique. « Notre pays dispose d’un fort potentiel en énergie hydroélectrique et solaire. La mobilité électrique constitue une opportunité de transformation économique et environnementale, modernisant le secteur des transports et renforçant la compétitivité de nos villes grâce à des systèmes plus propres, économiques et efficaces », a-t-il déclaré.

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