Le Centre d’Enseignement des Métiers de Rushubi I est confronté à certains défis entre autres le manque de matériels didactiques suffisants et la vétusté des infrastructures. Pourtant, malgré ces défis, 1631 lauréats dont 1228 filles et 403 garçons ont été formés à cette école pendant ses 66 ans d’existence.
Le Centre d’Enseignement des Métiers de Rushubi I est confronté à certains défis entre autres le manque de matériels didactiques suffisants et la vétusté des infrastructures.
Le Centre d’Enseignement des Métiers de Rushubi I située dans la commune Isare de la province Bujumbura nécessite une réhabilitation pour permettre aux apprenants de suivre les cours dans de bonnes conditions, a fait remarquer le 8 octobre 2025 Isaac Manirakiza, directeur de cette école. C’est une école qui date de longtemps, car elle existe depuis 1959.
Certains matériaux qui la constituent tels que les tôles sont dans un état de vétusté, explique Manirakiza. De plus, les murs nécessitent une réhabilitation, car ils sont courts. « Nous avons peu de machines à coudre. Il n’y en a que 5 alors que nous avons beaucoup d’élèves. Il y a déjà plus de 36 élèves cette année dont 34 dans la section couture et 2 dans la section maçonnerie », ajoute-t-il. Et parmi ces derniers, 34 élèves sont des filles.
En principe, Manirakiza fait savoir que chaque élève devrait avoir sa machine à coudre. A défaut de cela, deux élèves partagent une machine à coudre pour qu’on puisse avancer rapidement en programme. Mais pour le moment, entre 5 et 7 élèves partagent une seule machine à coudre.
Dans la section maçonnerie, le défi lié au manque de matériels didactiques y existent aussi. « Nous manquons souvent les matériels en quantité suffisante tels que le ciment, les briques, le sable, les fers à béton, etc dont nous avons toujours besoin pour former nos élèves », argue Manirakiza. Il affirme que la formation dispensée est suffisante et qu’elle s’étend sur une année.
Soutenir le CEM Rushubi I, une nécessité
Il demande aux partenaires de soutenir cette école pour former beaucoup de jeunes dans différents métiers dans l’objectif de contribuer au développement.
Il lance un vibrant appel à tous les jeunes de s’impliquer activement dans l’enseignement des métiers, car il a été constaté que la maîtrise des métiers ou de l’art est la voie la plus efficace qui permet aux jeunes de se créer de l’emploi et de combattre la pauvreté. Selon lui, c’est cette raison qui a fait que l’Etat initie des CEM dans toutes les communes du pays depuis 2015.
Les élèves dudit CEM qui se sont entretenus avec Burundi Eco laissent entendre qu’ils sont fiers de l’enseignement des métiers. « Nous voyons déjà certains qui ont des diplômes qu’ils ont décroché dans des universités ou dans d’autres écoles, mais qui ont jugé bon d’apprendre la couture, la mécanique, etc pour parvenir à se créer de l’emploi », expliquent-ils.
Selon ces derniers, cela montre que l’enseignement des métiers a pour le moment de la valeur. Ils profitent de cette occasion pour inviter tous les jeunes à s’impliquer activement dans l’enseignement des métiers pour combattre le chômage et la pauvreté.
Notons que cette école a formé 1631 lauréats dont 1228 filles et 403 garçons depuis 1959 jusqu’ à nos jours.