Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en partenariat avec la Croix Rouge du Burundi(CRB) ont organisé vendredi le 27 mai 2016 une séance de sensibilisation à l’intention des journalistes afin de les informer sur les différents domaines d’interventions de ces institutions.
Selon Shahïn Ammane, responsable du département communication et porte-parole du CICR, la Croix Rouge et le CICR travaille main dans la main au Burundi. « Nous travaillons ensemble pour les besoins des vulnérables, pour les besoins des personnes qui ont été touchées par les catastrophes naturelles, et les conflits », précise-t-il
Il informe que chacun a son champ d’action propre, mais que la Croix Rouge du Burundi et le CICR partagent des valeurs qui sont communes. A titre d’exemple, il souligne que la neutralité est l’impartialité sont des valeurs essentielles que les deux institutions ont en partage. « Notre travail dans ce contexte là consiste à identifier les populations vulnérables afin de leur apporter une aide humanitaire », renchérit Shahïn.
Cependant, il fait remarquer que la différence entre la CRB et le CICR c’est que ce dernier fait des visites aux détenus pour s’assurer de leurs conditions carcérales et pour leur apporter le cas échéant une aide médicale et alimentaire. Il souligne qu’en d’autres situations, le CICR dispose d’un département habitat et eau qui essaie d’apporter aux prisons les modifications qui peuvent soulager les détenus, mais aussi le personnel pénitentiaire. Il note que le CICR a agrandi les cellules des détenus dans les différentes prisons et a créé des espaces pour l’administration. Et d’ajouter que même pour les communautés, le CICR leur apporte l’eau pour qu’elles ne soient pas dépendantes de quelques points d’eau qui, d’un moment à l’autre, peuvent être coupés.
L’emblème doit être connu et respecté
Parmi les grands défis que rencontrent la CRB et le CICR on notera le fait que ces derniers n’ont que l’emblème comme outil de protection. Pour lui, l’emblème doit être connu et respecté de tous car il implique une chose très importante surtout qu’il n’y a jamais de transport d’armes dans les véhicules de la CRB et du CICR. Comme ces institutions travaillent sur terrain, quelque soit la situation on doit les laisser passer afin qu’ils puissent accéder aux personnes à secourir. Il souligne qu’une loi qui protège l’emblème est nécessaire pour éviter que ce dernier soit utilisé pour d’autres fins. Il rassure la population et les autorités burundaises que le travail de la CRB et du CICR consiste à porter secours aux personnes vulnérables et aux victimes des conflits sans aucune autre volonté si ce n’est de les sauver et de pouvoir leur apporter une aide humanitaire. Il lance un appel pressant pour demander que cet emblème soit protégé. Et d’ajouter qu’il ne dépend que du législateur burundais de faire en sorte que la loi protégeant l’emblème soit adoptée.