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Combat sans arme

L’industrie est le fer de lance du développement économique du pays. Parmi les leaders de ce combat pour le développement économique figure l’Association des Industriels du Burundi (AIB). Celle-ci ne cesse de démontrer ses compétences afin de briser tout ce qui pourrait freiner la révolution industrielle. En témoigne l’organisation annuelle des salons industriels. Aujourd’hui, nous en arrivons à la 6ème édition, prévue du 4 au 7 septembre 2024.

Cette 6ème édition du salon industriel est organisée dans un contexte difficile, caractérisé par le manque des devises et du carburant. Certains se demandent comment, par exemple, des usines en activité dépourvues de devises parviennent à s’approvisionner en matières premières ou comment des usines naissantes peuvent s’équiper. Lorsqu’on se rabat sur le marché parallèle avec des valeurs exorbitantes pour cette monnaie étrangère par rapport à la monnaie locale, les services chargés de la collecte des recettes ne tiennent pas toujours compte de cette situation et continuent de calculer en utilisant le taux de change officiel.

Pourtant, c’est le marché noir qui finance en grande partie les importations. Dans ce contexte, l’opérateur économique pourrait être confronté à la faillite.

Le manque de carburant n’est pas non plus sans effet dans un pays où les industriels ont besoin d’une alimentation électrique suffisante pour fonctionner. En plus du coût élevé du transport, les industries recourent parfois à des groupes électrogènes en raison de l’incapacité du courant électrique à faire fonctionner les machines. Or, ces groupes électrogènes nécessitent du gasoil. Tout cela occasionne du stress chez les industriels, qui fixent les prix en fonction des dépenses. Ce qui pèse lourdement sur le consommateur.

Les industriels se trouvent dans un combat sans arme. Ils se retrouvent parfois entre le marteau et l’enclume, c’est-à-dire, entre l’abandon et la continuité des activités. Malgré cela, ils doivent faire tout leur possible pour ne pas arrêter leurs activités, sans exagérer pour profiter de la situation et nuire au consommateur. Sinon, de nombreuses familles perdraient leur emploi, et par conséquent, les caisses du trésor public se rétréciraient. Les politiques, quant à eux, doivent fournir des efforts pour prendre en compte les situations actuelles afin que les industriels ne travaillent pas à reculons.

 

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