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Corridor central : du corridor de transit au corridor de marché

Dans les planifications du corridor central, celui-ci se veut être économique plutôt qu’un corridor de transit. Plusieurs projets prioritaires des Etats membres seront appuyés dont ceux du Burundi. Cela a été dit lors du lancement de son plan stratégique quinquennal le 23 juillet 2021. C’était lors de la 11ème réunion interministérielle des cinq Etats membres, à savoir : le Burundi, la République Démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie. Celle-ci s’est tenue en vidéoconférence 

Selon Capitaine Dieudonné Dukundane, secrétaire exécutif du corridor central, le plan stratégique quinquennal tient compte des priorités des pays.

Auparavant, explique-t-il, on avait un corridor de transit tenant compte du point d’entrée et du point d’arrivée du container.

«Pour le moment, le secrétariat exécutif du corridor central va appuyer dans le cadre de combler le déficit en infrastructures. Cela en tenant compte des besoins des industriels et des investisseurs de façon qu’à son terme, le corridor sera transformé en corridor économique», indique-t-il.

Capitaine Dukundane fait remarquer que la Tanzanie est en train de terminer la réhabilitation du chemin de fer à écartement métrique. Ce qui va augmenter le volume du fret sur le lac Victoria et le lac Tanganyika. Cela occasionnera un besoin urgent d’augmentation du nombre de bateaux et de capitaines de bateaux.

« Le secrétariat exécutif du corridor central va aider à relever ces défis », informe-t-il.

Capitaine Dieudonné Dukundane, secrétaire exécutif du corridor central : «Le plan stratégique quinquennal (2021-2025) tient compte des priorités des pays».

De plus, rappelle Capitaine Dukundane, les pays sont en train d’accélérer les processus de construction des chemins de fer, notamment le chemin de fer reliant la Tanzanie, le Burundi et la RDC.

« Le secrétariat exécutif du corridor central va contribuer dans le renforcement des capacités du personnel, dans la facilitation des réunions… », martèle-t-il.

Le secrétaire exécutif du corridor central signale que pas mal d’infrastructures routières internationales sont en train d’être construites.

Pourtant, fait-il remarquer, les entreprises et les industries ne sont pas connectées aux grands axes de transport, les zones de pêche également sans oublier des industries agro-alimentaires. Le secrétariat exécutif du corridor central se dit prêt à appuyer dans le sens de faciliter la connexion de ces entreprises et industries ou zones de pêche aux grands axes de transport.

Et d’annoncer: « Le commerce international aurait chuté de 7% à cause de la pandémie de Covid-19. Malgré cela, le volume des cargos ayant passé par le corridor central n’a pas chuté. Cela, car les pays concernés n’ont pas fermé les frontières ».

Le pays compte énormément sur le corridor central ?

D’après Ambassadeur Jérémie Banirwaninzigo, secrétaire permanent au ministère du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme, le pays compte beaucoup sur le corridor central, car une grande partie de ses marchandises transitent par cette voie. « Le secrétariat du corridor central se trouve près du pays. Il a déjà donné sa contribution, notamment dans la mobilisation des fonds pour la construction de la route Bujumbura-Rumonge (RN3), dans la formation des citoyens dans le domaine maritime… », précise-t-il.

Ambassadeur Banirwaninzigo rappelle que pas mal de projets sont en cours dont la réhabilitation du port de Bujumbura, la construction du poste frontalier à arrêt unique Manyovu-Mugina, le projet de chemin de fer Uvinza-Musongati-Kindu. Un mémorandum d’entente entre le Burundi et la RDC pour la construction du chemin de fer à écartement standard Gitega-RDC a été signé entre les présidents des deux pays Evariste Ndayishimiye et Félix Tshisekedi, le 13 juillet 2021.

Et de continuer : « N’eût été le manque de moyens, le pays souhaiterait la construction de la route Kayogoro-Malagalazi, la mise en place des aires de repos pour les camions, la formation des capitaines de bateaux, l’amélioration du transport sur le lac Tanganyika, ».

Les prévisions en disent long

Le secrétariat exécutif du corridor Central compte intervenir dans la construction du chemin de fer Uvinza-Musongati reliant la Tanzanie et le Burundi sur une distance de 240 km avec une extension en RDC. Le coût du projet est estimé à 900 milliards USD. La période de la mise en œuvre du projet est prévu en 2025. La source du financement reste à déterminer.

Dans le domaine maritime, le secrétariat exécutif du Corridor Central prévoit mener son appui dans la réhabilitation du port de Bujumbura, entre autres dans les installations portuaires, dans la construction d’un chantier naval, dans la construction d’un terminal à contenair, dans la construction d’un terminal pétrolier…Le coût du projet est estimé à plus de 80 millions USD.

La réhabilitation et la mise à niveau de la route Bugarama-Gitega-Makebuko (88km) conformément aux normes de la Communauté Est Africaine est l’un des grands projets de l’Etat que compte appuyer le secrétariat exécutif du Corridor Central. Son coût est estimé à 108 millions USD, pour ne citer que ces projets.

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