Le Burundi va beaucoup profiter du 5ème Congrès Est₋ Africain des Comptables (EACOA 2026). Il va bénéficier des connaissances approfondies sur la profession comptable et des devises. C’est un atout incommensurable pour le secteur touristique, car c’est une occasion en Or pour les invités qui vont visiter le Burundi et découvrir sa beauté. De retour, ces derniers seront des ambassadeurs du Burundi dans leurs pays respectifs.
Frédéric Gahungu, président de l’OPC ꓽ « Ce congrès aura une valeur ajoutée pour le Burundi ».
Le Burundi à travers l’Ordre des Professionnels Comptables (OPC) s’active pour organiser le 5ème Congrès Est₋Africain des Comptables (EACOA 2026) prévu du 22 au 24 avril 2026 sous le thème «Promouvoir la durabilité par l’innovation dans la profession comptable».
Selon Frédéric Gahungu, président de l’OPC, ce congrès aura une valeur ajoutée pour le pays. Puisqu’ il s’agit d’un congrès régional, il y aura beaucoup d’invités. La majorité de ces derniers viendront de l’East African Community. Pourtant, il y aura d’autres invités en provenance d’autres pays en dehors de l’East African Community.
Selon lui, toutes ces personnes viendront avec une expertise en matière d’information financière. Ils passeront deux jours ensemble à étudier et à comprendre la profession comptable.
Un autre atout est que tout ce monde viendra avec des devises dont le Burundi a fortement besoin, martèle Gahungu. Ils vont se déplacer, se nourrir et se loger ici.
Le secteur touristique en profitera
C’est une occasion en or pour les participants au congrès qui viennent de l’étranger de découvrir la beauté du Burundi. Ils prendront du temps pour le visiter et le comparer au reste du monde. Juste après, ils pourront visiter les beaux sites touristiques du pays.
Medar Muzaneza, président du comité de préparation dudit congres laisse entendre que ce congrès est un évènement très important où tous les experts comptables régionaux et internationaux vont échanger l’expérience sur la profession comptable, la transformation numérique et la bonne gouvernance financière.
Il invite alors tous les professionnels comptables à se faire inscrire rapidement pour y participer. La date limite est fixée au 16 avril 2026.
Le Burundi sur la bonne voie dans la profession comptable
L’OPC indique que le Burundi est sur la bonne voie pour bien se positionner dans la profession comptable. Il vient déjà en 5ème position dans l ’EAC après le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda par rapport aux pays qui ont intégré la Fédération Internationale des Comptables (IFAC), éclaire Gahungu.
Selon lui, le fait que le Burundi est déjà membre de l’IFAC est une étape importante, car il y a d’autres pays qui n’ont pas encore atteint ce stade. Il cite entre autres la République Démocratique du Congo, la Somalie et le Sud Soudan.
Pour cela, Gahungu affirme que le Burundi enregistre des avancées notoires dans la profession comptable avec une évolution visible, car il profite de l’expérience des pays de l’Est africain en la matière. Il cite particulièrement le Kenya qui compte plus de 30 000 experts comptables. C’est ce même pays qui a parrainé le Burundi afin qu’il soit membre de l’IFAC.
La digitalisation au centre des activités de l’OPC
Il promet de suivre l’évolution de la situation mondiale pour promouvoir la profession comptable. Et de préciser qu’en tant que membre de l’IFAC, la digitalisation des informations sur la profession comptable est alors une nécessité pour faciliter l’accès à ces données.
Comme on est connecté au système international et national, les experts comptables burundais doivent adopter la digitalisation. Il précise d’ailleurs qu’ils se débrouillent bien dans ce domaine. A titre illustratif, ils suivent bien le rythme de la digitalisation introduite par l’Office Burundais des Recettes, renchérit-il.
De plus, ils collaborent bien avec les partenaires (cabinets internationaux) dans l’innovation et la digitalisation.
Quid du rôle d’un expert comptable ?
Gahungu indique que le rôle d’un expert comptable est crucial. A titre indicatif, un titre ou une obligation du trésor ne peut pas être soumis au marché des capitaux sans être certifié par un expert comptable qualifié et reconnu par l’OPC. Donc, tu ne peux pas être au marché des capitaux ou à la bourse sans avoir des états financiers certifiés et approuvés par un expert comptable reconnu par l’ OPC ou par un autre ordre internationalement reconnu.
Quid de son profil ?
Au niveau de la formation, tu ne peux pas entrer dans la profession sans une formation minimale acceptable qui est le diplôme d’expert comptable. Et désormais, au Burundi, pour entrer dans la profession, il faut avoir ce diplôme. Et tous les arrangements ont été faits pour avoir ce diplôme.
De plus, il y a des techniques d’évaluation connues qui doivent être mises à jour par tout professionnel comptable. C’est par exemple au niveau de la comptabilisation des normes sur les rapports financiers dans les entreprises publiques et privées.
Il doit apporter son expertise en matière de budget programme. Et d’ajouter la maîtrise de l’audit et la conduite des missions d’assurance qualité. Et comme les techniques changent du jour au jour, elles doivent être mises à jour. La discipline et le respect de l’éthique et de la déontologie ne sont pas épargnés. Ceux qui acceptent des pots de vin pour déclarer de faux rapports comptables n’ont pas de place dans la profession comptable. Le pire est ceux qui font le double bilan.
Maintenant, il y a une nouveauté qu’on va intégrer dans la profession comptable. C’est ce qu’on appelle la notion de durabilité dans les rapports financiers. C’est-à-dire que désormais, avec le système de durabilité qui est préconisé par l’IFAC, la notion du respect de l’environnement doit être mentionné dans le rapport financier.
L’exemple qu’il donne est celui d’une entreprise qui extrait les mines, qui, après l’extraction des mines, ne remet pas en bon état le site dans le strict respect de l’environnement. Dans ce cas, cela doit être mentionné dans le rapport financier. C’est de même pour ceux qui opèrent dans le recyclage des déchets. Si tu ne respectes pas l’environnement dans tes activités, cela doit être mis dans le rapport financier.
Autour de 700 experts comptables enregistrés à l’OPC
Au niveau de l’Ordre des Professionnels Comptables du Burundi, cinq catégories d’experts comptables sont enregistrées.
La première catégorie c’est ce qu’on appelle les auditeurs qui sont estimés à 100 au Burundi. Ils donnent leur opinion sur les rapports financiers.
La deuxième catégorie est constituée de ce qu’on appelle les comptables indépendants. Ces derniers ne donnent pas leur opinion sur les rapports financiers. Ils ne font que certifier les états financiers. Ils sont autour de 120 ou 130.
La troisième catégorie est faite des fiscalistes qui déposent les bilans. Ils sont autour de 50.
La quatrième catégorie est composée des comptables des entreprises. Ils ont des contrats qui les lient avec les employeurs. Ces derniers sont nombreux, car ils sont estimés à plus de 200 ou 300.
La dernière catégorie est constituée de stagiaires. Quand tu vas entrer dans la profession après avoir suivi une formation, tu dois faire des stages dans des cabinets ou des structures un peu plus indépendantes. Ils sont autour de 80 et 100.
Notons qu’au total, l’OPC compte environ 700 membres. Ces derniers doivent suivre une formation de 40 heures chaque année.