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Education : La place occupée par la commune Mwaro peu enviable

Les responsables de la commune Mwaro s’inquiètent de la place occupée par cette commune dans le secteur de l’éducation. Ils promettent de s’impliquer activement pour inverser la tendance. 

Callixte Rwarukundo, administrateur de la commune Mwaro ꓽ « La qualité de l’enseignement n’est pas satisfaisante dans la commune Mwaro de la province Gitega ».

La qualité de l’enseignement n’est pas satisfaisante dans la commune Mwaro de la province Gitega, s’inquiète Callixte Rwarukundo, administrateur de la commune Mwaro dans une interview qu’il a accordé au journal Burundi Eco le 21 janvier 2026.

Selon lui, ce qui témoigne cela c’est la place qu’occupe actuellement cette circonscription de la province Gitega dans le secteur de l’éducation. Il déplore le fait qu’elle n’est pas satisfaisante.

Il explique qu’actuellement les enfants ne fournissent pas d’efforts pour revoir les leçons apprises en classe, car la façon dont ils sont évalués à l’école n’est pas motivant. On leur demande de répondre par Vrai ou Faux, déplore-t-il.

C’est pour cela que la majorité des apprenants ne prennent pas de temps suffisant pour relire les leçons apprises quand ils arrivent chez eux, explique-t-il.

La commune promet de changer la situation

Cet administratif promet de s’impliquer avec énergie pour inverser la tendance.  Nous comptons multiplier les tests d’entrainement, les descentes sur terrain, les réunions avec les enseignants et les responsables des écoles pour inverser la tendance, argue-t-il. Et d’ajouter le suivi de l’encadrement des élèves.

Les enseignants qui se sont entretenus avec le reporter de Burundi Eco affirment que le taux de réussite va decrescendo. Les apprenants d’aujourd’hui ne fournissent pas d’efforts pour réussir en classe.

La majorité d’entre eux sont actuellement démotivés du fait que leurs ainés n’ont pas encore trouvé de l’emploi malgré qu’ils aient terminé leurs études, expliquent-ils. Et d’ajouter le nouveau système d’enseignement en vigueur (école fondamentale) qui a aggravé la situation.

Selon ces derniers, auparavant, seuls les meilleurs avançaient de classe. Les enseignants exerçaient librement leur métier.  Ce qui aggrave la situation est que la plupart des enseignants sont démotivés suite au salaire dérisoire qu’ils perçoivent à la fin du mois.

Suite à cela, les enseignants ne se concentrent plus sur leur métier. Ils ont tendance à se débrouiller en initiant des activités génératrices de revenus pour survivre.

L’importation des modèles éducatifs étrangers ajoute le drame au drame

Un des représentants de la société civile contactés indique que l’importation directe des modèles éducatifs étrangers sans adaptation au contexte local empire la situation.

Lors de la revue sectorielle conjointe visant à renforcer la qualité de l’éducation au Burundi organisée du 29 au 30 mai 2025 par le gouvernement du Burundi en collaboration avec l’Unicef, Prof Frédéric Bangirinama, secrétaire permanent au ministère en charge de l’éducation a affirmé que parmi les défis auxquels le secteur éducatif est confronté il y a les faibles résultats scolaires et le taux élevé de redoublement. Selon lui, cela montre que l’accélération des réformes éducatives afin de bâtir un système éducatif plus efficace, plus résilient et mieux adapté aux réalités du pays est une urgence.

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