Bien de structures des jeunes, des femmes et des réfugiés seront appuyées par le Projet d’Appui à l’Amélioration des Compétences et de l’Employabilité des Femmes et des Jeunes (PACEJ). Une activité qui rentre dans le cadre de la composante 2 du Projet en rapport avec la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes au Burundi et ressort de l’étude menée par le Cabinet Deloitte sur la cartographie de l’écosystème entrepreneurial des jeunes.
Fabrice Kezimana, Spécialiste en Entrepreneuriat au PACEJꓽ « Cette étude a été menée dans le cadre de la composante 2 dudit projet qui vise la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes ».
Le Projet d’Appui à l’Amélioration des Compétences et de l’Employabilité des Femmes et des Jeunes (PACEJ) a organisé, mercredi le 22 Octobre 2025, un atelier de restitution de l’étude sur la cartographie de l’écosystème entrepreneurial des Jeunes.
Les objectifs poursuivis par cette activité sont entre autres : la présentation des résultats de l’étude sur la cartographie de l’écosystème d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes, le partage des analyses issues des consultations menées avec les acteurs de l’écosystème, la discussion sur des plans d’action et de fiches projet proposés dans le cadre de cette étude en vue de renforcer l’accompagnement des jeunes entrepreneurs.
Il est à ajouter à cela la validation d’une feuille de route opérationnelle coconstruite avec les différentes parties prenantes afin d’orienter les futures interventions de soutien à l’écosystème entrepreneurial et susciter de la sorte l’intérêt et la mobilisation des partenaires institutionnels.
Selon Fabrice Kezimana, Spécialiste en Entrepreneuriat au PACEJ, cette étude a été menée dans le cadre de la composante 2 dudit projet et vise la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Dans cette composante, Kezimana fait savoir qu’il y a une sous-composante 2.3 relative à l’appui à l’écosystème entrepreneurial. C’est dans ce sens que cette étude a été menée pour identifier et répertorier clairement les structures d’appui aux entrepreneurs, les défis rencontrés et leur localisation.
Vers la création d’un environnement favorable aux nouvelles entreprises
Selon toujours Kezimana, l’étude permettra au PACEJ d’appuyer facilement ces structures pour que les nouvelles entreprises à créer puissent se développer dans un environnement favorable.
Il s’est réjoui du fait que les participants à l’atelier aient apporté des contributions pertinentes pour rendre plus fiables les résultats de l’étude. « Nous allons alors cibler une quarantaine de structures à appuyer. Parmi ces dernières, il y aura cinq structures qui interviennent dans les camps des réfugiés. A partir des résultats de ladite étude, l’UGP PACEJ mettra en place une feuille de route qui l’aidera à appuyer facilement les structures ciblées pour l’atteinte des objectifs du PACEJ », argue-t-il.
Pourquoi cette cartographie ?
Le Cabinet DELOITTE a indiqué qu’au cours de cette étude, il a été recensé les principaux acteurs de l’écosystème d’appui des jeunes entrepreneurs au Burundi afin d’avoir un panorama de structures, de dispositifs et d’initiatives actifs sur tout le territoire, leur couverture géographique, leur offre de service et leur modèle économique.
Il a précisé que cette cartographie met en avant le nombre d’initiatives portées par les partenaires internationaux face aux structures locales les plus associatives qui peinent à se professionnaliser et à offrir des services spécialisés adaptés aux besoins de leur cible et à mettre en place un modèle économique durable.
Quid du constat sur terrain !
Sur terrain, le Cabinet DELOITTE a constaté que l’offre d’accompagnement principalement centrée sur la formation visant le renforcement des compétences entrepreneuriales, managériales et techniques notamment dans le domaine de l’agriculture moderne à l’endroit des jeunes, des femmes et des réfugiés est une impérieuse nécessité.
Selon toujours le même Cabinet, les jeunes ont aussi besoin de soutien lié au lancement et au développement de l’entreprise et d’ajouter le fait de les mettre en contact avec les institutions de microfinances pour pouvoir accéder au financement.
Les jeunes ont également besoin d’un soutien dans le cadre de l’élaboration des plans d’affaires pour avoir des projets bancables afin de parvenir à décrocher des financements.
De plus, le Cabinet DELOITTE a fait savoir que les jeunes, les femmes et les réfugiés ont tous besoin d’un appui lié à l’amélioration de la qualité de leurs produits, au marketing et à la communication pour accéder au marché car il a été constaté que la certification, les emballages, etc… constituent une préoccupation pour les entrepreneurs.
Le Cabinet a ajouté que l’organisation des campagnes de sensibilisation à travers les associations des femmes dans l’objectif de promouvoir l’entrepreneuriat des femmes est une impérieuse nécessité.
Les conditions favorables des jeunes pour gagner le pari
En vue de gagner le pari en matière de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, des femmes et des réfugiés au Burundi, le Cabinet DELOITTE a d’abord fait une analyse sur la maturité des structures d’appui selon cinq (05) axes prédéfinis par le PACEJ, entre autres : la maturité stratégique, la maturité technologique, la maturité financière et économique, la maturité organisationnelle et la maturité liée au développement durable.
Des projets préliminaires ont été formulés par ledit Cabinet, il s’agit de la mise en place d’un cadre de collaboration locale et régionale des structures visant à favoriser les synergies et l’intégration aux réseaux d’innovation ainsi que la mise en place d’un système de suivi évaluation des structures et de leurs bénéficiaires. A cela il faut ajouter la nécessité de formalisation des partenariats locaux entre les structures d’appui et les universités ainsi que le soutien ciblé des réfugiés à travers l’organisation du partenariat de distribution, le renforcement des synergies locales et un cadre institutionnel renforcé.
Les participants ravis
Ella Queen Nayinkamiye, Directrice Chargée du Marketing et de la Communication à la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie du Burundi (CFCIB), participant à l’atelier se réjouit du fait qu’on ait échangé sur tout ce qui permettra à l’entrepreneuriat des jeunes, des femmes et des réfugiés de se développer au Burundi.
Ella Queen Nayinkamiye, Directrice Chargée du Marketing et de la Communication à la CFCIB : « Je me se réjouis du fait qu’on a échangé sur tout ce qui permettra à l’entrepreneuriat des jeunes, des femmes et des réfugiés de se développer au Burundi ».
Grâce aux formations liées à l’organisation des entreprises, à l’accès au financement, etc. qui seront organisées par PACEJ en collaboration avec les structures étatiques, Nayinkamiye espère qu’il pourra être développé un secteur de l’entrepreneuriat dynamique et prospère.
Rappelons que le PACEJ est un projet du gouvernement du Burundi financé par la Banque mondiale. L’objectif de ce projet est d’améliorer l’accès aux opportunités appuyées en matière de formations sur le développement des compétences et de l’entrepreneuriat pour les jeunes en général, les femmes et les réfugiés en particulier et d’améliorer leur pertinence par rapport au marché.