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El Niño : Vaut mieux prévenir que subir

Les prévisions météo annoncent une saison fortement pluviométrique marquée par le phénomène El Niño avec des précipitations pouvant atteindre 450 mm. Face à cette menace d’inondations et d’érosion, le gouvernement burundais déploie une série de mesures préventives sur le terrain. Entre aménagements antiérosifs, choix de cultures adaptées et gestion des eaux de ruissellement, les autorités appellent la population à une vigilance accrue pour protéger les récoltes et les habitations.

Augustin Ngenzirabona, le directeur général de l’IGEBU, « La saison allant de septembre à décembre communément appelé Agatasi sera caractérisées par des précipitations supérieures à la normale climatologique. Elles vont varier entre 400 et 450 mm de pluies ».

« La saison allant de septembre à décembre communément appelé Agatasi sera caractérisées par des précipitations supérieures à la normale climatologique. Elles vont varier entre 400 et 450 mm de pluies ».  Cela a été annoncé ce jeudi 27 août 2026 par le directeur général de l’IGEBU, Augustin Ngenzirabona. C’était lors d’un forum national sur la prévision météorologique saisonnière pour la période allant de septembre à décembre 2026, correspondant à la saison culturale des pluies. (Agatasi). Ce forum avait été organisé par l’Institut géographique du Burundi (IGEBU) en collaboration avec le ministère en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage. Il comparait ces précipitations à celles de l’année 2023.

Stratégie agricole : cultures résilientes et entretien des champs

Clément Ndikumasabo, Directeur Général, Responsable du Programme Environnement et Gestion Durable des Terres au   ministère en charge de l’agriculture, a annoncé les actions prévues au niveau de ce ministère.

Afin de contenir les dégâts provoqués par les pluies torrentielles, il a annoncé qu’ils concentrent d’abord les efforts sur l’aménagement des bassins versants pendant la saison sèche. Le creusement de fossés antiérosifs, combiné à la plantation d’herbes fixatrices et d’arbres agroforestiers, permet d’interrompre le ruissellement destructeur tout en favorisant l’infiltration de l’eau vers la nappe phréatique. Cette protection en amont restaure la fertilité des sols, stimule la production agricole et évite l’inondation systématique des marais exploitables.

Sur le plan agronomique, la stratégie repose sur le choix de cultures capables de supporter un excès d’eau, à l’image des tubercules comme le manioc, la patate douce et la colocase, mais aussi des bananiers, du maïs adapté et des cultures maraîchères. Pour protéger les champs de maïs contre les rafales de vent, les agriculteurs sont vivement encouragés à réaliser un buttage progressif et continu qui stabilise les plants. De plus, une surveillance phytosanitaire constante est demandée sur le terrain afin de signaler la moindre apparition de maladies ou de ravageurs aux techniciens agronomes.

Enfin, des consignes de sécurité ciblées sont adressées aux habitants des zones et plus particulièrement celles qui sont exposées. En milieu urbain, les propriétaires des logements doivent installer des citernes pour recueillir les eaux de pluie tombant des toits ou aménager des puits d’infiltration pour préserver les bassins versants surplombant les villes. Sur le littoral du lac Tanganyika, face à la montée des risques d’inondation, les autorités demandent fermement d’arrêter toute installation sur les berges et de prendre des dispositions préventives.

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