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Electricité : Production record, mais transport fragile

Le pays produit actuellement 165 MW pour une consommation de 95 MW selon le ministère en charge de l’énergie lors de la séance plénière du 17 octobre 2025 à l’Assemblée Nationale. Des accords bilatéraux avec la RDC, l’Ethiopie et la Tanzanie et des initiatives nationales permettront également d’augmenter cette capacité de production. Toutefois, le principal défi demeure la vétusté des infrastructures de transport qui limite la capacité d’acheminer toute l’énergie produite vers les consommateurs.

La stabilité du courant électrique est prévue pour novembre prochain, où plus de 80 % des problèmes liés aux coupures de courant devraient être résolus.

Alors que des perturbations sont constatées dans la fourniture du courant électrique par la Regideso, Dr Hassan Kibeya, ministre des Ressources Minières, Energétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, a tenu à tranquilliser lors de la séance plénière du 17 octobre 2025 à l’Assemblée Nationale.

Selon lui, le pays produit actuellement 165 MW alors que la consommation nationale s’élève à 95 MW avant de rappeler que la production d’électricité repose sur trois piliers, à savoir : la production, le transport et la distribution.

Par ailleurs, Dr Kibeya a évoqué plusieurs projets régionaux et nationaux visant à accroître la capacité énergétique du pays.

« Des accords bilatéraux permettront bientôt d’ajouter 80 MW en provenance de la République Démocratique du Congo (RDC), 200 MW d’Ethiopie et 200 MW de Tanzanie », indique-t-il, avant de mentionner d’autres projets nationaux en cours, tels que Rusumo-Gitega, Gitega-Ijenda-Ngozi…

Infrastructures de transport, un défi majeur à relever

Le ministre en charge des ressources énergétiques déplore que les infrastructures de transport du courant électrique soient jugées obsolètes et incapables d’absorber l’ensemble de la production.

Cependant, il reconnait l’existence d’initiatives visant à remédier à cette situation. Il fait notamment référence à des projets en cours, tels que le Pacte national pour l’énergie de la République du Burundi appelé « COMPACT National ». Celui-ci ambitionne desservir jusqu’à 70 % des ménages d’ici fin 2030. Il signale également le projet « Accélérer la Transformation de l’Accès à une Energie Propre et Durable » (ASCENT). Ce dernier vise à étendre les lignes de distribution dans la capitale économique, Bujumbura.

Financé à hauteur de 190 millions USD, dont 100 millions USD en don de l’IDA et 90 millions USD provenant d’autres donateurs tels que la Banque Européenne d’Investissement, l’Union Européenne, et l’Agence Française de Développement, ce projet devrait bénéficier à environ 2,4 millions de personnes, 1 200 institutions publiques, 6 000 petites et moyennes entreprises et aux industries.

Dr Kibeya a annoncé que la stabilité du courant électrique est prévue pour novembre prochain. Selon lui, plus de 80 % des problèmes liés aux coupures de courant devraient alors être résolus.

Le 22 octobre 2025, la Regideso a signé un contrat d’études pour l’électrification de 1 520 localités dans le cadre de la deuxième phase du Projet Accès à l’Energie, financé par la Banque Africaine de Développement (BAD). Les travaux débuteront en juillet 2026, avec pour objectif de rapprocher l’électricité de 70 % des Burundais d’ici 2030.

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