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Enseignement Supérieur : La qualité de l’enseignement à l’honneur

Les institutions universitaires qui ont eu moins de 50% dans une étude menée par la Commission Nationale de l’Enseignement Supérieur (CNES) sur l’enseignement de qualité n’ont pas le droit d’accueillir les nouveaux lauréats. L’objectif de cette étude est de booster le niveau de la qualité de l’enseignement.

François Havyarimana, ministre en charge de l’éducationꓽ « les institutions universitaires qui ont eu moins de 50% n’ont pas le droit d’accueillir les nouveaux lauréats ».

 

L’Université de Ngozi vient en première position avec plus de 95% dans une étude qui a été présentée le 5 mai 2026 par la Commission Nationale de l’Enseignement Supérieur (CNES) sur l’enseignement de qualité dans les universités privées qui prestent au Burundi.

L’Université Espoir d’Afrique occupe la deuxième place avec plus de 90%, l’Université du Lac Tanganyika la troisième place avec plus de 87%, l’Université Lumière de Bujumbura la quatrième place avec plus de 83% et l’Université des Grands Lacs la cinquième place avec plus de 80%.

Dans les universités publiques, l’Ecole Normale Supérieure (ENS) vient en première position avec plus de 89%, l’Université du Burundi en deuxième position avec plus de 86% et l ’Institut National de Santé Publique (INSP) en troisième position avec plus de 82%.

Les facteurs analysés

Les facteurs qui ont été analysés lors de l’étude sont entre autres le cadre légal, la gouvernance et l’administration, l’élaboration, l’approbation et le pilotage des programmes de formation, la recherche, l’enseignement, l’apprentissage actif et l’évaluation ainsi que les ressources humaines. Et d’ajouter les infrastructures et les équipements, le recrutement, l’admission, la progression et la certification des étudiants et les services de soutien aux étudiants, l’engagement avec la communauté, la gestion de l’information, l’information du public, la coopération, la mobilité du personnel et des étudiants et les ressources humaines.

Pourquoi cette étude ?  

Anastasie Gasogo qui représente le CNES fait savoir que l’objectif de cette étude est de promouvoir la qualité de l’enseignement dans les institutions universitaires.

Selon lui, c’est cette qualité de l’enseignement qui permet au personnel et aux chercheurs des universités burundaises de participer dans des compétitions organisées dans la sous-région et même dans le monde entier.

Elle ajoute que cela permet aux institutions universitaires de s’évaluer progressivement et de corriger ce qui ne va pas dans leurs prestations pour ne pas rester en arrière dans le développement de la qualité de l’enseignement.

François Havyarimana, ministre en charge de l’éducation se réjouit des étapes franchies par les institutions universitaires dans la promotion de l’enseignement de qualité.

Quid des mesures prises ?

Il a précisé que celles qui ont eu 80% et plus seront évaluées après 5 ans. Celles qui ont eu entre 70% et 79 % seront évaluées après 3 ans, celles qui ont eu entre 60% et 69% après deux ans et celles qui ont eu entre 50% et 59% après une année. Celles qui ont eu moins de 50% n’ont pas le droit d’accueillir les nouveaux lauréats.

Il demande aux jeunes qui souhaitent continuer leurs études universitaires de se renseigner sur les universités autorisées à les accueillir.

Notons que 6 institutions universitaires sur 39 évaluées ont eu moins de 50%.

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