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Les fistules obstétricales, une réalité au Burundi

 

Dr Yolande Magonyagi, chargé du programme santé de la reproduction à l’UNFPA

750 nouveaux cas de fistules obstétricales chaque année au Burundi. C’est une menace pour la santé maternelle bien que cette maladie soit évitable et même curable.

 

Selon Dr Yolande Magonyagi, chargé du programme santé de la reproduction à l’UNFPA indique que la fistule est une perforation de la paroi du vagin qui le met en communication avec la vessie et / ou le rectum suite à un accouchement prolongé ou difficile.

 

Elle informe qu’il existe différents types de fistules obstétricales. «  Il s’agit de la fistule uro-
génitale qui est la communication entre les voies urinaires et les voies génitales. Il existe aussi la fistule recto vaginale qui est la communication entre le rectum et le vagin entraînant les pertes permanentes des selles passants le vagin. L’autre type c’est la fistule mixte qui est la perte à la fois des selles et des urines », explique Dr Magonyagi.

 

Elle fait remarquer que les fistules obstétricales se manifestent par un écoulement continu d’urines et / ou de selles avec des odeurs désagréables. Dr Magonyagi souligne que ce problème survient à la suite d’un accouchement qui se déroule sans assistance qualifiée et le plus souvent à domicile ou en dehors d’une structure sanitaire. Les fistules obstétricales proviennent aussi d’un accouchement prolongé.

 

Une maladie évitable

 

D’après Dr Magonyagi, les femmes qui ont une fistule obstétricale se cachent et s’isolent car cette maladie est considérée comme une maladie honteuse. Et pourtant les fistules obstétricales peuvent être évitées et traitées. Elle précise que faire 4 consultations prénatales lors d’une grossesse, accoucher dans une structure sanitaire sous assistance médicales en moins de 24 heures peuvent éviter les fistules. En cas de perte d’urine après l’accouchement, il faut consulter la structure de santé la plus proche. Pour les jeunes filles, Dr Magonyagi indique qu’il faut éviter les mariages et les grossesses précoces.

 

Cependant, en cas de présence de l’un ou de l’autre signe de fistule, Dr Magonyagi informe que le « Centre urumuri » de Gitega est spécialisé pour les opérations chirurgicales et un traitement efficace et gratuit.

 

Au Burundi, l’étude de 2013 sur les fistules a montré qu’il y a 750 nouveaux cas de fistules obstétricales alors que 2 millions de femmes vivent avec une fistule obstétricale dans les pays en voie de développement.

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