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FLE : Plus de 8000 enseignants ont déjà bénéficié de crédits-logements

La Fondation pour le Logement des Personnels de l’Enseignement est à l’œuvre dans l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Les activités vont bon train. Jusqu’à maintenant, elle enregistre plus de 16 000 enseignants membres. Parmi ces derniers, plus de 8 000 ont déjà bénéficié de crédits-logements. Les crédits qu’elle leur a offerts  sont estimés à plus de 55 milliards de FBu. Un projet de construction de «maisons clé en main» a aussi été lancé. Les enseignants contactés s’en réjouissent malgré certains défis

Les activités de la Fondation pour le Logement des Personnels de l’Enseignement vont bon train, indique Victor Ndabaniwe, président du conseil d’administration de la FLE mardi le 9 mars 2021.  «Jusqu’en 2018, les enseignants étaient réticents à adhérer à la FLE. Le volume des crédits était aussi faible. Il était en dessous de 7 milliards de FBu. L’effectif des enseignants membres de la FLE était minime. C’est dans ce sens qu’après 2018, les choses ont commencé à changer.  La cohésion entre les syndicats opérant dans le secteur de l’enseignement a permis la redynamisation des activités de la FLE. Le volume des crédits a augmenté. Il est passé de 6 milliards à 55 milliards de FBu de 2018  à nos jours», laisse entendre Ndabaniwe.  Plus de 16 000 enseignants sont  actuellement membres de la FLE dont plus de 7 000 ont adhéré durant les deux dernières années. Parmi ces derniers, plus de 8000 ont déjà bénéficié de crédits-logements.  Selon lui, cela est un signe éloquent qui montre que les performances de la FLE sont satisfaisantes.

Récemment,  Ndabaniwe indique que la FLE a aussi initié une nouvelle politique qui consiste à construire des «maisons clé en main» destinées aux enseignants. Ce projet de trois ans a été initié après avoir constaté que les crédits qu’on leur accorde ne sont pas suffisants pour construire une maison. Pour cette raison, la FLE compte construire des maisons pour enseignants dans toutes les provinces du pays. On va aussi les construire dans les communes en cas de besoin. Elles sont réparties en huit catégories. La moins chère coûtera 20 millions de FBu et la plus chère 40 millions de FBu.

Victor Ndabaniwe, président du conseil d’administration de la FLE : «Jusqu’en 2018, les enseignants étaient réticents à adhérer à la FLE. Le volume des crédits était aussi faible. Il était en dessous de 7 milliards de FBu. L’effectif des enseignants membres de la FLE était minime. C’est dans ce sens qu’après 2018, les choses ont commencé à changer».

La FLE stable actuellement

Quant à certains enseignants qui ont manifesté ces derniers jours un certain mécontentement à l’endroit de la FLE en arguant que cette fondation est entrain de mal gérer les épargnes versées par les enseignants sur le compte de la FLE,  Ndabaniwe fait savoir que c’est normal.  Selon lui, ils ont mal interprété ce que la FLE est entrain de faire et il fait remarquer que ces lamentations ont été maîtrisées. La FLE est actuellement stable, martèle-t-il.

Pour y parvenir, il fait savoir que des descentes sur terrain ont été organisées pour désintoxiquer cette opinion.  Les gens ont donc compris la réalité.  «La plupart des gens pensaient qu’il s’agissait d’un fonds et non d’une fondation. On a confondu le statut juridique de la FLE. Si on est un fonds, le statut devient commercial. Si on est une fondation, le statut devient social. La FLE est là pour aider. Raison pour laquelle le taux d’intérêt est bas (10%) par rapport à celui qui est appliqué par les banques et les établissements financiers», indique Ndabaniwe.  Et de préciser que  ces lamentations ne devraient pas avoir lieu, car les prestations de la FLE sont satisfaisantes.

Pour augmenter  le montant des crédits qu’on accorde à ses affiliés afin qu’ils puissent bien réaliser leurs projets, les responsables de la FLE comptent négocier un contrat de partenariat avec le Fonds de  Solidarité Africain (FSA) situé à Niamey au Niger dans l’objectif de renforcer les garanties de la FLE dans les banques et établissements financiers. La raison est qu’on a constaté que l’épargne  de 12000  FBu versée chaque mois par chaque enseignant n’est pas suffisante. Ce qui limite le financement que les banques et les établissements financiers accordent à la FLE, relate-t-il.  Plus l’épargne est minime, plus  les financements  le sont aussi.

La FLE collabore bien avec l’Etat

Pour aboutir à ces résultats, Ndabaniwe fait savoir que la FLE collabore bien avec le gouvernement. «N’eût été la franche collaboration entre eux, la FLE n’allait pas aboutir aux bons résultats qu’elle ne cesse d’enregistrer», fait remarquer Ndabaniwe. A titre d’exemple,  c’est l’Etat qui a permis à la FLE d’opérer des retenues régulières sur les salaires des enseignants membres. On arrête cette opération si l’enseignant déclare qu’il n’est pas membre de la FLE ou s’il termine de rembourser le crédit qu’il a contracté.

Les enseignants s’en réjouissent malgré certains défis

Les enseignants qui se sont entretenus avec Burundi Eco se réjouissent du fait que la FLE contribue au développement de leurs ménages. Une enseignante qui preste dans la province de Karusi rencontrée au siège de cette fondation  affirme que ses collègues ont pu construire des maisons grâce aux crédits que la FLE leur a accordés.

Même son de cloche chez Nestor Ciza opérant dans la province de Ngozi.  Il a pu construire une maison d’habitation grâce au crédit que la FLE lui a accordé. Ils indiquent que le taux d’intérêt appliqué par la FLE est minime par rapport à celui appliqué par les banques et les établissements financiers qui est de 17% et même plus. Ça dépend.

Néanmoins, ils s’inquiètent du fait que la fondation les limite au niveau du montant qu’on leur accorde comme crédit. Pour les licenciés, on ne dépasse pas 10 millions de FBu. Ils lui demandent de revoir à la hausse le plafond du crédit qu’on leur octroie. De plus, ils indiquent que le délai qu’ils attendent pour percevoir ce crédit est long. Parfois c’est deux mois et même plus.      

Notons que la FLE est une initiative des syndicats des enseignants après avoir constaté que les conditions d’accès au crédit-logement  étaient un casse- tête pour les enseignants.  On calculait le montant du crédit sur base d’une rémunération qui était à cette époque insignifiante. Les banques et les établissements financiers  étaient réticents à leur accorder des crédits suite à leurs maigres salaires. Suite à cette situation, les syndicats des enseignants se sont mis ensemble pour inverser la tendance.  C’Est à partir de 2008 que la FLE a vu le jour pour améliorer le sort de l’enseignant.

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