Site icon Burundi Eco

Hausse des prix des produits de première nécessité à Kayanza : La population alerte

Les habitants de la commune Kayanza déplorent que les prix des produits de première nécessité restent élevés et cela altère leurs conditions de vie. Les détails dans ce numéro.

Les prix des produits de première nécessité restent élevés.

 

Dans une descente effectuée jeudi le 19 juin 2025 au marché central de la province de Kayanza, il a été constaté qu’un kg de riz coûte entre 4500 et 5500 FBu selon qu elle est de bonne qualité ou de qualité moyenne et un kg de haricot de type Kinure coûte 3000 FBu.

Un kg de haricot des types mélangés s’achète à 2500 FBu. Un kg de maïs s ’achète à 1500 FBu lorsqu’un kg de farine de maïs et de manioc s’achète à 2000 FBu. Un kg de petit pois s’achète à 8500 FBu.

Un kg de pomme de terre coûte entre 2200 et 2700 FBu selon sa variété. Un kg (kinju) d’huile de palme s’achète à 17 000 FBu. Un litre d’huile de coton coûte 23000 FBu au moment où un litre de lait coûte 4000 FBu.

Le fonctionnaire dans la galère

La population contactée fait savoir que ces prix sont élevés. Ils dépassent ses revenus. Un fonctionnaire de l’Etat témoigne que ces prix ne lui permettent pas de boucler même 10 jours en prenant en charge sa famille.

Il indique que la hausse des prix des produits de première nécessité met la population en général et les fonctionnaires en particulier dans la précarité. Ses conditions de vie sont devenues déplorables. « Imaginez-vous.  J’utilise actuellement entre 20 000 et 25 000 FBu par jour pour prendre en charge ma famille de sept personnes. Pour dire qu’au total, je dépense entre 600 000 et 750 000 FBu par mois pour la ration seulement. Si j’ajoute le loyer, etc. mes dépenses mensuelles sont estimées à plus de 1 million de FBu», explique-t-il.

Ce fonctionnaire indique qu’il ne peut pas expliquer là où il tire ses revenus, car il perçoit un salaire de 400 000 FBu par mois.

Les taxis vélos et les motards rencontrés au chef-lieu de la province de kayanza abonde dans le même sens. Ils précisent que les prix des produits de première nécessité sont en hausse exponentielle et le coût de la vie s’ensuit.

Ils demandent à l Etat de penser à l’augmentation des salaires pour que le citoyen burundais puisse améliorer ses conditions de vie comme auparavant.  Le chargé des affaires économiques et des statistiques à la commune de Kayanza fait savoir que les prix de certains produits commencent à chuter. Par exemple, le prix des haricots, car la production a été  bonne cette saison.

Que disent les commerçants ?

Les commerçants expliquent que la hausse des prix des produits de première nécessité trouve son origine dans le coût de transport actuellement élevé suite à la pénurie du carburant.  Michel Nahayo, un de ces commerçants rencontré au marché central de kayanza indique que le coût de transport élevé est venu aggraver la situation des prix des produits de première nécessité. La cherté des fertilisants et des semences sélectionnées couplée avec la cherté des devises contribue à la cherté de tous les produits de façon globale.

Notons que même les habitants de la mairie de Bujumbura se lamentent aussi du fait que les prix des produits de première nécessité restent élevés et que cela altère leurs conditions de vie.

Quitter la version mobile